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Les Pharisiens modernes-2


mai 30, 2014 par GoDieu

 

L'origine des Pharisiens

La secte des Pharisiens était une des plus anciennes et des plus considérables qui fussent parmi les Juifs. L'auteur d'un apocryphe nommé le quatrième livre des Machabées, chap. VI, dit que du temps du grand prêtre Jean Hircan, il y avait trois sectes parmi les Juifs; savoir, celles des Pharisiens, des saducéens et des esséniens. Josèphe Flavius, après avoir rapporté la lettre de Jonathas aux Lacédémoniens, parle des trois sectes que nous venons de nommer (voir: Les Œuvres de Josèph Flavius). Cette lettre est de l'an du monde 3860. Jonathas mourut l'année suivante. Simon lui succéda, et gouverna huit ans. À Simon succéda Hircan, qui gouverna pendant vingt-neuf ans. Ainsi on peut mettre l'origine des Pharisiens vers l'an du monde 3820, avant Jésus-Christ 180, avant l'ère vulgaire 184.

Saint Jérôme met l'origine des Pharisiens assez tard, puisqu'il dit que les Scribes et les Pharisiens sont sortis du partage des deux écoles fameuses d'Hillel et de Sammaï. À Billet succéda Akiba, maître d'Aquila de Pont, qui vivait au deuxième siècle de l'Église, et qui traduisit d'hébreu en grec les saintes Écritures de l'Ancien Testament. On sait par Josèphe Flavius que Samuraï ou Saméas vivait du temps d'Hérode le Grand, et par conséquent peu avant la naissance de Notre-Seigneur. Les rabbins reconnaissent aussi Hillel pour auteur des Pharisiens, ou du moins comme le principal ornement de leur secte. Mais nous ne doutons point qu'elle ne soit plus ancienne. On voit par plusieurs endroits de Josèphe Flavius qu'ils étaient en crédit longtemps avant Hérode, sous les règnes d'Hircan, d'Alexandre Jannée et de Salomé, sa femme.

Les Pharisiens tirent leur nom d'un mot hébreu qui signifie division ou séparation, parce qu'ils se distinguaient des autres Israélites par une manière de vie plus exacte, dont ils faisaient profession. En d'autres mots, les Pharisiens étaient des séparatistes Judaïque qui aspiraient à maintenir Israël séparé des autres nations, préservant ainsi son identité culturel et cultuel. Ils donnaient beaucoup au destin ou à la fatalité, et aux décrets éternels de Dieu, qui a ordonné toutes choses avant tous les temps. Josèphe Flavius, qui était pharisien, nous apprend que les sentiments de cette secte approchaient assez de ceux des stoïciens; qu'ils ne donnaient pas tout au destin, mais qu'ils laissaient à l'homme la liberté de faire ou de ne pas faire le bien; de manière que leur sentiment sur la fatalité ne ruinait pas la liberté individuelle, comme saint Épiphane semble l'avoir cru. Il ajoute qu'ils étaient fort adonnés à l'astrologie, comme si par la considération des astres ils eussent cru pouvoir parvenir à la connaissance des secrets de la Providence.

La secte des Pharisiens était très-nombreuse et très-étendue, tout comme elle l'est de nos jours parmi les sectes évangéliques. La réputation qu'ils s'acquirent par leur savoir et par la réglementation de leur vie, les rendit d'assez bonne heure redoutables aux rois mêmes. Alexandre Jannée, roi des Juifs, avait été toute sa vie fort mal avec les Pharisiens, et souvent il eut lieu de s'en repentir. En mourant il dit à son épouse que, si elle voulait régner heureuse, il fallait qu'elle gagnât les Pharisiens. Elle suivit cet avis; et les Pharisiens, profitant de l'occasion, se rendirent maîtres du gouvernement, et la reine les laissa disposer de tout à leur fantaisie.

Lorsque Jésus-Christ parut dans la Judée, les Pharisiens y étaient dans un grand crédit parmi le peuple, à cause de l'opinion que l'on avait de leurs lumières, de leur bonne vie, et de leur exactitude dans l'observance de la Loi. Ils priaient beaucoup, faisaient de longues prières, payaient exactement la dîme, distribuaient de grandes aumônes. Mais tout cela était corrompu par l'esprit d'orgueil et d'ostentation, d'hypocrisie et d'amour-propre. Semblables à des sépulcres blanchis, ils paraissaient beaux au dehors pendant qu'au dedans ils étaient pleins de corruption et de laideur (Matthieu 23:27). Ils portaient sur le front et sur le poignet de larges bandes de parchemin où étaient écrites certaines paroles de la Loi, et affectaient de mettre aux coins et aux bords de leurs manteaux des houppes et des franges plus longues que celles du commun des Juifs, pour se faire distinguer par là comme plus grands observateurs des lois que les autres.

Il y en avait certains, dit saint Jérôme, qui attachaient des épines au bas de leurs robes, et qui, en marchant, s'ensanglantaient les jambes, afin de s'accoutumer à la mortification, et à penser continuellement à Dieu. Ils lavaient souvent leurs mains, et affectaient une grande pureté extérieure, ne rentrant jamais dans la maison et ne se mettant jamais à table sans laver leurs mains. Quand ils avaient été dans les rues ou dans le marché, de peur qu'ils n'eussent touché quelque chose d'impur, ils lavaient leurs mains depuis le coude jusqu'aux extrémités des doigts (Marc 7:4). Ils n'auraient pas voulu toucher un publicain ou un homme qu'ils croyaient de mauvaise vie, ni boire, ni manger, ni prier avec lui (Matthieu 9:11; Luc 7:39). Toute la vaisselle dont ils se servaient, les meubles qui étaient à leur usage, leurs lits de table, étaient souvent purifiés avec de l'eau d'après les rites de purification par aspersions de la loi mosaïque. Eux-mêmes se purifiaient souvent avec de l'eau froide. Nous savons aussi qu'ils faisaient plusieurs jeûnes. Le pharisien de l'Évangile (Luc 18:2) se vante de jeûner deux fois chaque semaine, c'est-à-dire, le lundi et le jeudi, selon saint Épiphane; et ils le faisaient avec plus de rigueur que les autres Juifs. C'est à eux que Jésus-Christ en voulait, lorsqu'il disait (Matthieu 6:16): «Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites; car ils se rendent le visage tout défait, afin qu'il paraisse aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous dis en vérité qu'ils reçoivent leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, oins ta tête et lave ton visage; afin qu'il ne paraisse pas aux hommes que tu jeûnes, mais seulement à ton Père qui est présent en secret; et ton Père qui voit dans le secret te récompensera publiquement.». Les Pharisiens se plaignaient que les disciples de Jean-Baptiste jeûnaient beaucoup, au lieu que Jésus et ses disciples buvaient et mangeaient comme les autres hommes (Marc 7:11). Et Josèphe Flavius raconte qu'il se mit, étant jeune, sous la conduite d'un nommé Bannéus, homme fort sévère, qui ne mangeait rien de cuit ni d'apprêté, et se contentait de ce que la terre produit d'elle-même.

La tradition des anciens en fait de religion était le principal objet de leurs études; et, ajoutant à ces traditions ce qu'ils jugeaient à propos, ils faisaient passer leurs propres sentiments pour ceux des anciens. Par ce moyen, ils avaient surchargé la Loi d'une infinité de pratiques frivoles, inutiles et gênantes, qui en rendaient le joug insupportable. Ils l'avaient même altérée par leurs dangereuses interprétations dans des articles importants, comme Jésus-Christ le leur reproche dans l'Évangile. Par exemple, la Loi ordonne d'honorer son père et sa mère. Les Pharisiens enseignaient qu'en disant à leurs parents qui étaient dans le besoin, qu'ils ne pouvaient pas les assister car tout en leur possessions étaient consacré à Dieu, se dispensant ainsi de l'obligation de secourir leurs parents: «Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition; Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et que celui qui maudira son père ou sa mère soit puni de mort; Mais vous, vous ajoutez: À moins qu'il n'ait dit à son père ou à sa mère: Tout ce dont je pourrais t'assister est corban, c'est-à-dire, un don consacré à Dieu. Et vous ne lui permettez plus de rien faire pour son père ou pour sa mère; anéantissant la Parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie; et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.». (Marc 7:9-13).

L'observance du sabbat est un des points sur lesquels ils ont le plus raffiné, et le Sauveur a souvent eu des prises avec eux sur cela. Ils soutenaient que ce jour-là il ne lui était pas permis de guérir un malade (Luc 6:7; Jean 9:16), quoique Jésus-Christ le fit par sa seule parole. Ils trouvaient mauvais que les peuples amenassent ce jour-là leurs malades pour demander la santé. Ils se scandalisaient de ce qu'un paralytique, étant guéri, emportât son lit un jour du sabbat (Marc 9:12; Jean 5:8-9). Ils inféraient de tout cela que Jésus-Christ ne pouvait être un homme envoyé de Dieu, puisqu'il n'observait ce saint jour à leur façon (Jean 9:16). Saint Épiphane raconte des effets étonnants de leurs austérités pour conserver la pureté du corps. Il y en avait qui se privaient presque entièrement du sommeil; d'autres ne se couchaient que sur un ais large d'un pied, afin que, s'ils s'endormaient trop profondément, ils tombassent par terre, et se réveillassent pour vaquer à l'oraison; d'autres se couchaient sur des pierres pointues et inégales; d'autres sur des épines, afin que, jusque dans le sommeil, ils ne cessassent de pratiquer la mortification.

Le Sauveur leur reproche de faire de longues prières, se tenant debout dans les synagogues ou au coin des rues, et, sous prétexte d'oraison, de consumer les maisons des veuves (Matthieu 23:14). Il leur reproche aussi (Matthieu 23:15) de courir la mer et la terre pour convertir un gentil, et pour faire un prosélyte, et, après cela, de le rendre plus grand pécheur qu'il n'était, en lui enseignant une pernicieuse doctrine, au lieu de lui montrer le vrai chemin de la vertu. Il dit qu'ils affectent de bâtir les tombeaux des anciens prophètes (Luc 11:47-48; Matthieu 23:29), et de publier hautement qu'ils désapprouvent la conduite de leurs pères, qui les ont persécutés, pendant qu'eux-mêmes, remplis du même esprit, font la guerre à ceux qui veulent les retirer de leurs désordres. Ceux de cette secte ne condamnaient que l'action consommée du péché, et se croyaient permis les mauvais désirs, les pensées, les desseins qui n'avaient pas été mis en action. Josèphe Flavius se raille de Polybe, qui s'imaginait que les dieux avaient puni Antiochus du dessein qu'il avait formé, mais non pas exécuté, de piller le temple de la déesse Diane.

Les Pharisiens croyaient l'âme immortelle et l'existence des esprits et des anges (Actes 23:8), et admettaient une espèce de métempsycose des âmes des gens de bien, lesquelles pouvaient passer d'un corps dans un autre, au lieu que celles des méchants étaient condamnées à demeurer éternellement dans des cachots ténébreux. C'est par une suite de ces principes que quelques-uns des Pharisiens disaient que Jésus-Christ était Jean-Baptiste, ou Élie, ou quelqu'un des anciens prophètes (Matthieu 6:1,4); c'est-à-dire que l'âme d'un de ces grands hommes était passée dans le corps du Sauveur. Ils croyaient aussi en la résurrection des morts (Matthieu 22:23), et en admettaient toutes les suites, contre les sadducéens, qui la niaient. Enfin Josèphe Flavius, croyait aussi dans la superstition que les démons qui obsèdent les hommes ne sont autres que les âmes des méchants, qui entrent dans les corps d'autres hommes, et en sont quelquefois chassées par les exorcismes. On voit quelques vestiges de ce sentiment dans le Nouveau Testament, mais les démons qui y sont mentionnés ne proviennent pas des mythes d'anges déchus et des superstitions sur les âmes des méchants, mais des dérèglements de conscience occasionnés par les raisonnements troublés des transgressions de la Loi (voir: Imposture sur le diable et les démons).

La secte des Pharisiens n'a pas été éteinte par la destruction du temple de Jérusalem en l'an 70 par les armées romaines, et par la dispersion des Israélites: La plupart des Juifs qui vivent aujourd'hui sont de cette secte, attachés, comme les anciens, aux traditions, qu'ils appellent la loi orale. Celui qui rejette la loi orale est un apostat; il mérite la mort, disent les nouveaux Pharisiens ou rabbinistes; car c'est le nom qu'on leur donne communément. Benjamin de Tudèle, qui vivait sur la fin du douzième siècle, dit qu'il trouva dans son voyage des Pharisiens qui déploraient sans cesse la désolation de Sion et de Jérusalem, qui s'abstenaient de chair, et allaient ordinairement vêtus de noir, jeûnant tous les jours, à l'exception du jour du sabbat, et priant sans cesse pour la délivrance d'Israël. Les sentiments des Pharisiens nationalistes modernes sont les mêmes que ceux des anciens. Ils soumettent à un destin incertain toutes choses qui ne dépendent point de la liberté. Ils disent que toutes choses sont en la main du ciel, excepté la crainte de Dieu; c'est-à-dire que, l'exercice des actions de piété sont libres, et peuvent se déterminer librement au bien ou au mal selon le choix de l'individuel. M. Basnage dit qu'ils ne sont pas éloignés de ceux que l'on appelle remontrants en Hollande, c'est-à-dire que le Pharisaïsme est comparable avec l'Arminianisme qui s'opposa aux Calvinisme avec l'hérésie du libre-choix contre la Souveraineté de Dieu. Le Pharisaïsme spirituel est plus subtil et beaucoup plus dangereux que sa forme nationale qui soutient la fausse nation d'Israël ou Khazarie moderne. Nous le retrouvons encore de nos jours parmi les évangéliques, surtout chez les pentecôtistes et les charismatiques. L'esprit de malice du fanatisme évangélique et extatique est exactement le même que celui du Pharisaïsme, et leur doctrine sur le libre-arbitre est identique. Nous faisons donc face de nos jours à un faux peuple de Dieu au niveau national, et à un faux christianisme au niveau spirituel.


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