Accueil GoDieu.com
Plan de Salut de Dieu
Recherche GoDieu.com

En principe, ce panneau vous présentera des choix de moteur de recherche GoDieu.com.

Fermer
Recherche biblique
GoDieu.com
Cette page en favori Affiche une version imprimable de cette page entière. Expédier la page d'accueil par courriel. Contacter GoDieu.com
Dimension de police du texte
 
Facebook GoDieu.com Twitter GoDieu.com Youtube GoDieu.com Dailymotion GoDieu.com Suivez-nous !   

Traduction du site

Afrikaans - Vertaling - Kies taal - af - Afrikaans Albanian - Përkthimi - Zgjidhni gjuhën - sq - Albanais Deutsch - Übersetzung - Sprache wählen - de - Allemand አማርኛ - ተርጉም - ቋንቋ ይምረጡ - am - Amharique English - Translate - Select Language - en - Anglais العربية - ترجمة - تحديد اللغة - ar - Arabe Հայերեն - Թարգմանություն - Ընտրեք լեզուն - hy - Arménien Azeri - Translation - Dil seçin - az - Azéri Euskal - Itzulpen - Hizkuntza aukeratu - eu - Basque বাংলা - অনুবাদ - ভাষা নির্বাচন করুন - bn - Bengali Беларусь - Пераклад - Выбраць мову - be - Biélorusse မြန်မာစာ - ဘာသာပြန်ဆို။ - ဘာသာစကားကိုရွေးချယ်ပါ။ - my - Birman Bosanski - Translation - Odaberite jezik - bs - Bosniaque български - Преводач - Избор на език - bg - Bulgare català - Traductor - Selecciona l'idioma - ca - Catalan Cebuano - Translation - Pilia pinulongan - ceb - Cebuano Chichewa - Translation - Sankhani chinenero - ny - Chichewa 中文 (简体) - 翻译 - 选择语言 - zh-CN - Chinois (simplifié) 中文 (繁體) - 翻譯 - 選擇語言 - zh-TW - Chinois (traditionnel) සිංහල - පරිවර්තනය - භාෂාව තෝරාගන්න - si - Cingalais 한국어 - 번역 - 언어설정 - ko - Coréen Corsica - Traduci - Sceglie a lingua - co - Corse Kreyòl ayisyen - Tradiksyon - Chwazi lang - ht - Créole haïtien hrvatski - Prevoditelj - Odaberite jezik - hr - Croate Dansk - Oversæt - Vælg sprog - da - Danois Español - Traductor - Seleccionar idioma - es - Espagnol Esperanto - Tradukado - Elektu lingvon - eo - Espéranto Eesti - Tõlkimine - Vali keel - et - Estonien suomi - Kääntäjä - Valitse kieli - fi - Finnois Français - Traduction - Choisissez la langue - fr - Français Frysk - Oersette - Selektearje taal - fy - Frison Gaelic (Skotlân) - Eadar-theangaich - Tagh cànan - gd - Gaélique (Écosse) Galego - Tradución - Escolla o idioma - gl - Galicien Cymraeg - Cyfieithu - Dewiswch iaith - cy - Gallois ქართული - თარგმანი - ენის არჩევა - ka - Géorgien Ελληνικά - Μετάφραση - Επιλογή γλώσσας - el - Grec ગુજરાતી - અનુવાદ - ભાષા પસંદ કરો - gu - Gujarati Hausa - Translation - Zabi harshe - ha - Haoussa Hawaiian - Unuhi - Wae 'ōlelo - haw - Hawaïen עברית - תרגם - בחירת שפה - iw - Hébreu हिन्दी - अनुवाद करें - भाषा चुनें - hi - Hindi Hmong - txhais lus - Xaiv lus - hmn - Hmong Magyar - Fordítás - Válasszon nyelvet - hu - Hongrois Igbo - Translation - Họrọ asụsụ - ig - Igbo Indonesia - Translate - Pilih Bahasa - id - Indonésien Gaeilge - Aistriúchán - Roghnaigh teanga - ga - Irlandais Icelandic - Þýðing - Velja tungumál - is - Islandais Italiano - Traduttore - Seleziona lingua - it - Italien 日本語 - 翻訳 - 言語を選択 - ja - Japonais Javanese - Translation - Pilih basa - jw - Javanais ಕನ್ನಡ - ಅನುವಾದ - ಭಾಷೆ ಆಯ್ಕೆ - kn - Kannada Қазақ - Аударма - Тілді таңдау - kk - Kazakh ខ្មែរ - បកប្រែ - ជ្រើសភាសា - km - Khmer киргизский - Комментарий - Тил тандаңыз - ky - Kirghyz Kurdish - Wergerandin - Hilbijêre ziman - ku - Kurde ລາວ - ການແປພາສາ - ເລືອກພາສາ - lo - Laotien Latin - Latin - Elige lingua - la - Latin latviešu - Tulkotājs - Atlasiet valodu - lv - Letton Lietuvių - Versti - Pasirinkite kalbą - lt - Lituanien Lëtzebuergesch - Iwwersetzen - Wielt Sprooch - lb - Luxembourgeois Македонски - Превод - Избери јазик - mk - Macédonien Malaysia - Terjemahan - Pilih bahasa - ms - Malaisien മലയാളം - പരിഭാഷ - ഭാഷ തിരഞ്ഞെടുക്കുക - ml - Malayalam Madagascar - Translation - Mifidiana teny - mg - Malgache Malti - Traduzzjoni - Agħżel lingwa - mt - Maltais Maori - Translation - Kōwhiri te reo - mi - Maori मराठी - भाषांतर - भाषा निवडा - mr - Marathi Монгол - Орчуулга - Хэл сонгох - mn - Mongol Nederlands - Vertaal - Kies Taal - nl - Néerlandais नेपाली - अनुवाद - भाषा छान्नुहोस् - ne - Népalais norsk - Oversetter - Velg språk - no - Norvégien O'zbekiston - Tarjima - Tilni tanlang - uz - Ouzbek پښتو - وژباړئ - ژبه وټاکئ - ps - Pachtô ਪੰਜਾਬੀ - ਅਨੁਵਾਦ - ਭਾਸ਼ਾ ਚੁਣੋ - pa - Panjabi فارسی - ترجمه - انتخاب زبان - fa - Persan Polski - Tłumacz - Wybierz język - pl - Polonais Português - Tradutor - Seleccionar idioma - pt - Portugais Română - Traducere - Selectaţi limba - ro - Roumain Русский - Переводчик - Выберите язык - ru - Russe Samoa - Faaliliu - Gagana filifilia - sm - Samoan српски - преводилац - Изабери језик - sr - Serbe Sesotho - Phetolelo - Khetha puo tn lefatshe - st - Sesotho Shona - Kushandura - Sarudzai mutauro - sn - Shona سنڌي - ترجمو ڪريو - ٻولي منتخب ڪريو - sd - Sindhî slovenčina - Prekladač - Výber jazyka - sk - Slovaque slovenščina - Prevajalnik - Izberi jezik - sl - Slovène Somali - Translation - Dooro luqadda - so - Somali Sunda - Tarjamahan - Pilih basa - su - Soundanais Svenska - Översätt - Välj språk - sv - Suédois Kiswahili - Tafsiri - Chagua lugha - sw - Swahili Тоҷикистон - Тарҷумаи - интихоб забон - tg - Tadjik Filipino - Pagsasalin - Pumili ng Wika - tl - Tagalog தமிழ் - மொழிபெயர்ப்பு - மொழி தேர்வு - ta - Tamoul česky - Překladač - Zvolit jazyk - cs - Tchèque తెలుగు - అనువాద - భాష ఎంచుకోండి - te - Telugu ไทย - แปล - ภาษาเลือก - th - Thaï Türk - Tercüme - Dil seçin - tr - Turc українська - Перекладач - Виберіть мову - uk - Ukrainien اردو - ترجمہ - زبان کا انتخاب کریں - ur - Urdu Tiếng Việt - Dịch - Chọn Ngôn ngữ - vi - Vietnamien isiXhosa - Guqula - Khetha ulwimi - xh - Xhosa ייִדיש - טראַנסלאַטיאָן - אויסקלייַבן שפּראַך - yi - Yiddish Yoruba - Translation - Yan ede - yo - Yorouba Zulu - Translation - Khetha ulimi - zu - Zoulou

Connexion utilisateur

Utilisateurs en ligne

1 utilisateur
359 invités

Statistiques d'aujourd'hui

NombreDescription
13623Membres
1572Messages
29Commentaires
0Lectures
4154924Lectures globales
0Clics
0Réf. externes
0Réf. internes
0Abonnés RSS

Publicité point liée à GoDieu.com

Livre du juste-16


août 14, 2011 par GoDieu


Naissance de Moïse. — Son adoption par la princesse Banda, fille de Pharaon.

En ce temps-là l'Esprit de Dieu fut sur Marie, fille d'Amram et sœur d'Aaron. Et elle allait par la maison en répétant: Voici que pour le coup il nous naîtra, de mon père et de ma mère, un fils qui sauvera Israël de la tyrannie des Égyptiens. Amram avait répudié sa femme depuis trois ans (1409); mais quand il entendit cette prédiction, il reprit Jochabed et la ramena chez lui. La femme d'Amram devint enceinte, et au septième mois de sa grossesse elle enfanta un fils. En ce moment la maison fut remplie d'une lumière éclatante, comme celle du soleil et de la lune dans leur plus grande splendeur. La mère voyant que cet enfant était beau et d'un aspect agréable, le cacha pendant trois mois dans une chambre secrète.

Or, les Égyptiens avaient imaginé une ruse pour découvrir les enfants que les Hébreux tenaient cachés. Leurs femmes portant sur l'épaule leurs propres enfants qui ne parlaient pas encore, allaient à Gessen où étaient les Hébreux. Elles entraient dans les maisons sous couleur de visiter les femmes israélites. Et quand leurs enfants faisaient entendre les sons inarticulés propres à leur âge, le petit Hébreu qui était caché y répondait. Aussitôt elles allaient le dénoncer à Pharaon, qui le faisait prendre et mettre à mort.

Jochabed ne put cacher plus longtemps son enfant, dont l'existence avait été portée à la connaissance du roi. Et afin de prévenir son enlèvement par les exempts égyptiens, elle prit un coffre de jonc, et l'enduisit de bitume et de poix. Elle y mit ensuite son fils, et l'exposa ainsi au milieu des roseaux de la rive du fleuve.

Or, Marie se tint à une certaine distance de cet endroit, afin de savoir ce qui arriverait à son petit frère, et ce que deviendraient ses propres prédictions. Et Dieu envoya sur l'Égypte en ces jours-là des chaleurs tellement fortes que les habitants en eurent la peau comme brûlée, et ils cherchaient du soulagement dans les eaux du Nil. En cette occasion, Bathia, fille de Pharaon, y alla aussi, pour se baigner. Ses filles de service la suivaient sur le bord du fleuve, où se tenaient beaucoup de femmes égyptiennes. Alors Bathia, en promenant le regard sur le fleuve, aperçut un coffre de jonc sur la surface de l'eau; et elle l'envoya prendre par une de ses servantes. L'ayant ouvert, elle vit un enfant qui pleurait. Elle en eut pitié, et dit: C'est un enfant des Hébreux. Toutes les Égyptiennes du bord s'offrirent, l'une après l'autre, pour lui donner de leur lait, mais l'enfant ne voulut prendre le sein d'aucune d'elles. Or, Jéhova lui inspirait cette répugnance, afin de le faire revenir au sein de sa mère. Alors Marie, qui s'était mêlée à ces femmes, dit à la fille de Pharaon: Veux-tu que j'aille te chercher pour cet enfant une nourrice parmi les femmes des Hébreux? La fille de Pharaon lui dit: Va. Aussitôt la jeune vierge alla et appela la mère même de l'enfant. Et la fille de Pharaon dit à Jochabed: Prends cet enfant, et nourris-le-moi. Je te donnerai pour ton salaire deux pièces d'argent par jour. La femme prit l'enfant et le nourrit. Et lorsque, au bout de deux ans, l'enfant fut en âge d'être sevré, elle le rapporta à la fille de Pharaon, qui l'adopta et lui donna le nom de Moïse, disant: Parce que je l'ai retiré de l'eau (1410). Mais Amram, son père, le nomma Héber; parce que, dit-il, c'est pour lui que je me suis réuni à ma femme. Jochabed le nomma Jécuthiel, car elle avait espéré à son sujet en Jéhova, qui le lui avait rendu. Sa sœur, Marie, le nomma Jared, parce qu'elle était descendue au fleuve pour le suivre et savoir ce qu'il adviendrait de lui. Son frère, Aaron, le nomma Abi Zanoé, disant: Mon père avait quitté ma mère, et pour lui il l'a reprise. Caath, son aïeul paternel, le nomma Abi-Ghedor, parce que Dieu avait fermé, à cause de son mérite futur, la plaie de la maison d'Israël; car on cessa de jeter à l'eau les enfants mâles. La femme chargée de le soigner le nomma Abi-Succa, parce qu'il était demeuré caché pendant trois mois dans une chambre-cabane, de crainte des enfants de Cham. Tout le peuple d'Israël le nomma plus tard Séméia fils de Nathanaël, car en ses jours Dieu entendit leurs gémissements, et les sauva de la main de leurs oppresseurs (1411).

Et Moïse, adopté par Bathia, fille de Pharaon, était élevé avec les fils du roi.


Mort du roi d'Édom.

En ces jours-là mourut le roi d'Édom, dans la dix-huitième année de son règne, et il fut enterré dans le palais qu'il s'était bâti au pays d'Édom. Alors les enfants d'Ésaü envoyèrent à Phathor (1412), situé sur le fleuve (d'Euphrate), et en firent venir un jeune homme beau de figure et bien fait de corps, du nom de Saül; et ils l'établirent roi à la place de Semla. Et Saül gouverna le pays d'Édom pendant l'espace de quarante ans (1413).


Aggravation de la servitude.

Et Pharaon voyant qu'en dépit du conseil de Balaam les enfants d'Israël fructifiaient et multipliaient et pullulaient dans tout le pays d'Égypte, leur fit notifier, savoir: Que nul de vous ne diminue rien de sa tâche de chaque jour; car ce qui manquera à sa maçonnerie, soit en mortier, soit en briques, sera comblé par le corps du plus jeune de ses fils. L'on exigeait, en conséquence de cet ordre, la somme du travail de chaque Hébreu avec une telle rigueur que journellement on arrachait des enfants des bras des mères pour les murer à l'endroit laissé inachevé par leurs pères épuisés de forces.


L'enfant Moïse enlève la couronne de la tête du roi. — Balaam change encore de pays.

Dans la troisième année de l'âge de Moïse Pharaon était à manger, ayant à sa droite Alpharaonith, la reine, et à sa gauche, Bathia, qui tenait Moïse sur ses genoux. Balaam, fils de Béor, avec ses deux fils et tous les grands seigneurs du royaume, avaient pris place à la table du roi. Tout à coup le jeune garçon étendant la main s'empara de la couronne du roi, et se la posa sur la tête. Le roi et les princes, saisis de ce fait, se regardaient avec étonnement. Enfin, le roi, s'adressant aux seigneurs, dit: Que pensez-vous d'une chose pareille? Et quel traitement mérite l'audace de ce petit Hébreu? Alors Balaam, fils de Béor, prenant la parole, dit: Rappelle-toi, Ô roi mon maître, le songe que tu as eu, il y a longtemps, et comment ton serviteur te l'a interprété (1414). Considère que ce garçon appartient aux Hébreux, qui possèdent l'Esprit de Dieu. Et ne va pas t'imaginer, seigneur mon roi, qu'étant si jeune, ce garçon a dû agir sans discernement. Il suffit qu'il soit de la race des Hébreux pour que nous nous persuadions que tout jeune qu'il est, il a fait cette chose avec réflexion, afin d'acquérir un droit à la royauté d'Égypte. Car telle est l'allure des Hébreux d'employer des voies détournées pour surprendre les rois et leurs ministres. Ne sais-tu pas que par les mêmes moyens Abraham leur père est parvenu à détruire l'armée de Nemrod, roi de Babylone, et à tromper subtilement Abimélech, roi de Gérare, en sorte qu'il a acquis la propriété du pays des enfants de Heth, et de tout le royaume de Chanaan. Descendu ensuite en Égypte, il faisait passer Sara, son épouse, pour sa sœur, afin de tendre un piège aux Égyptiens et à leur roi. Ainsi faisait aussi son fils Isaac en venant demeurer à Gérare. Il y parvint à surpasser la puissance d'Abimélech, roi du pays. Il voulait, lui aussi, attirer un malheur sur la terre des Philistins, en disant de Rébecca, sa femme: Elle est ma sœur. Jacob n'a pas moins usé de ruse envers son frère pour le dépouiller de son droit de primogéniture, et lui enlever sa bénédiction. Il se transporta ensuite en Mésopotamie de Syrie, auprès de Laban, son oncle maternel, et s'empara subtilement de ses filles, de ses troupeaux, de tout son avoir, et s'enfuit avec tout cela au pays de Chanaan auprès de son père. Son fils Joseph, vendu par ses propres frères, servait comme esclave en Égypte, où il avait été amené. Mais sa perversité le fit mettre en prison. Il y était depuis douze ans (1415) lorsque Pharaon l'ancien eut certains songes. Ce roi le fit tirer de prison, et l'éleva en dignité au-dessus de tous les seigneurs nationaux, parce qu'il lui avait interprété ses songes. Quant la famine régnait sur toute la terre, Joseph fit venir en Égypte son père, ses frères et tout le personnel de leurs maisons, et il les nourrit aux dépens du pays. Bien plus, il acquit la propriété de tout le sol égyptien et réduisit les habitants de ce pays à la condition d'esclaves. Maintenant, mon roi, sois persuadé que ce garçon s'élève en Égypte à la place de ses pères, pour en faire autant. Il jouera le roi et tous ceux qui sont revêtus de l'autorité publique. Si cela plaît au roi, répandons son sang à terre, de peur qu'en grandissant il ne s'empare de la royauté, ce qui serait la perte de l'Égypte. Le roi dit à Balaam: Appelons encore tous les juges et tous les sages, afin de nous assurer si cet enfant est véritablement digne de mort; s'il en est ainsi que tu le dis, nous le ferons périr.

Le roi fit donc mander devant lui tous les sages de l'Égypte, et ils arrivèrent ayant parmi eux un ange de Jéhova, qui avait pris l'extérieur de l'un d'eux. Pharaon leur ayant exposé la chose, l'ange, sous l'apparence d'un des pages du roi, dit en présence de toute l'assemblée: Que le roi ordonne d'apporter un vase contenant des diamants, et un autre vase rempli d'une braise ardente. Suivant que l'enfant prendra de l'un ou de l'autre, nous jugerons s'il agit, ou non, avec discernement. Tous ayant approuvé ce conseil, les deux vases furent apportés et posés devant Moïse. L'enfant allait étendre sa main vers les diamants, mais l'ange la poussa invisiblement vers la braise, et en même temps l'éteignit. L'enfant en prit une poignée et la porta à la bouche; et ses lèvres et sa langue furent en partie entamées par la chaleur que la braise conservait. C'est de là qu'il est devenu lourd de bouche et pesant de langue (1416). Le roi et les seigneurs décidèrent de laisser vivre l'enfant.

Et Moïse continuait à demeurer dans la maison de Pharaon. Il était élevé avec les fils du roi, et était vêtu de pourpre. Bathia, fille de Pharaon, le regardait commue son enfant. Il était honoré par tous ceux du palais, et les Égyptiens le respectaient. Devenu plus grand, il se rendait chaque jour à Gessen, où étaient ses frères. Ceux-ci lui apprirent que c'était par l'instigation de Balaam, fils de Béor, qu'on les accablait de travaux qui leur laissaient à peine le temps de respirer; et que le même Balaam avait engagé Pharaon à le faire mourir, lorsque, encore enfant, il avait ôté la couronne de la tête du roi. Et Moïse irrité contre Balaam, cherchait à le tuer, et en épiait l'occasion chaque jour. Après un certain temps il fut dit à Baladin: Sois sur tes gardes; car voici que le fils de Bathia en veut à ta vie, et te guette pour te l'ôter. Balaam eut peur; et il quitta l'Égypte avec ses deux fils, et ils se réfugièrent auprès de Cicanus (1417), roi d'Éthiopie.


À la prière de Moïse, Pharaon accorde aux enfants d'Israël le repos du septième jour.

Moïse vivait librement dans le palais du roi, et Jéhova le rendait agréable à Pharaon, à ses serviteurs et aux Égyptiens, qui tous l'aimaient beaucoup. Un jour Moïse étant allé visiter ses frères à Gessen, fut extrêmement peiné de les voir assujettis à de si durs travaux. À son retour, il alla se prosterner devant le roi, et lui dit: De grâce, mon seigneur, je viens t'adresser une petite demande: ne me refuse pas. Pharaon lui dit: Parle. Alors Moïse dit: Qu'il te plaise d'accorder à tes serviteurs les enfants d'Israël, qui sont à Gessen, un jour de la semaine, pour s'y reposer de leur travail. Le roi répondit: Voici que je t'exauce: Il sera fait selon ton désir. Aussitôt Pharaon fit publier dans toute l'Égypte et à Gessen, savoir: À vous, tous les enfants d'Israël. Faites votre ouvrage pendant six jours, et le septième jour vous jouirez d'un repos absolu. Ainsi l'ordonnent le roi et Moïse, fils de Bathia. Or, ceci fut ainsi disposé par Jéhova, qui commençait à se souvenir des enfants d'Israël, en faveur de leurs pères, pour les délivrer de la servitude de Pharaon. Et Moïse se réjouit beaucoup de son heureux succès. Et Jéhova fut avec Moïse, et son renom se répandit dans toute l'Égypte. Il était en estime aux yeux des Égyptiens et aux yeux des enfants d'Israël. Et il était attentif à faire du bien à son peuple auprès du roi.


Moïse tue un Égyptien et est condamné à mort. — Remontrances d'Aaron au peuple hébreu.

Moïse, âgé de dix-huit ans, se rendait à Gessen dans l'intention de visiter son père et sa mère. Arrivé à un endroit où travaillaient les enfants d'Israël, il aperçut un Égyptien qui battait un Hébreu. Celui-ci voyant venir Moïse, courut se mettre sous sa protection; car il connaissait son crédit dans le palais de Pharaon, et il lui dit: Aide-moi, seigneur! Cet Égyptien est entré de nuit dans ma maison, et m'a garrotté, et en ma présence il a abusé de ma femme. Et maintenant il veut m'ôter la vie. Moïse, en apprenant cette odieuse action, fut rempli de colère contre l'Égyptien. Il se retourna de tous côtés, et voyant qu'il n'y avait là personne, il tua l'Égyptien et le cacha dans le sable. L'Israélite étant rentré chez lui se disposait à répudier sa femme; car il n'est pas admis dans la maison de Jacob qu'un homme ait commerce avec sa femme après qu'elle a été souillée par un étranger. La femme alla s'en plaindre à ses frères, qui auraient tué le mari s'il ne s'était échappé de leurs mains par la fuite.

Le lendemain Moïse sortit encore vers ses frères, et il vit que deux hommes Hébreux se querellaient, et il dit au plus violent: Pourquoi frappes-tu ton prochain? Cet homme lui répondit:Qui t'a établi sur nous chef et juge? Penses-tu me tuer comme tu as tué l'Égyptien? Moïse craignit et se dit: En vérité, la chose est connue. En effet, Pharaon en fut informé, et il condamna Moïse à mourir. Mais Dieu envoya son ange qui prit la ressemblance du chef des satellites (1418) et revêtit celui-ci de l'apparence de Moïse. L'ange de Jéhova, saisissant le glaive abattit la tête du chef des satellites. Il prit ensuite Moïse par la main, le transporta hors de la frontière, et le déposa en un lieu distant de l'Égypte de quarante journées de marche.

Et Aaron resté seul en Égypte, prophétisait en ces termes aux enfants d'Israël: Voici ce que dit Jéhova, Dieu de vos pères: Éloignez de vous les idoles, qui sont une abomination à ses yeux; et que les faux dieux de l'Égypte ne vous souillent pas. Mais les enfants d'Israël étaient alors récalcitrants, et ne voulaient pas obéir à Aaron. Et Jéhova les aurait exterminés s'il ne s'était pas souvenu de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dans le même temps la main de Pharaon allait toujours s'appesantissant sur les enfants d'Israël, jusqu'à l'époque où Jéhova envoya son Verbe et les visita (1419).


Guerre des Éthiopiens contre des peuples leurs tributaires. — Perfidie de Balaam.

En ce temps-là éclata une grande guerre entre les enfants de Chus, les enfants de l'Orient et les enfants d'Aram. Ces deux peuples s'étaient soulevés contre le roi de Chus (d'Éthiopie), dont ils dépendaient. Cicanus, roi d'Éthiopie, voulant les ramener sous son obéissance, marcha contre eux avec tous les enfants de Chus, qui formaient une armée nombreuse comme le sable de la mer. Avant de se mettre en campagne Cicanus confia à Balaam et à ses deux fils la garde de la ville, ainsi que la surveillance du bas peuple qu'il y laissait. Il marcha ensuite à l'ennemi, tua la majeure partie de ses combattants, et lui fit beaucoup de prisonniers. Et après avoir soumis les rebelles, il imposa un tribut sur leur pays comme auparavant.

Mais pendant l'absence de Cicanus, Balaam se concerta avec le peuple pour se révolter contre le roi, et l'empêcher de rentrer dans sa ville. Les habitants déclarèrent Balaam leur roi, lui jurèrent fidélité et nommèrent ses deux fils commandants supérieurs des troupes. Et ils se mirent à exhausser leurs remparts, et à les rendre inexpugnables de deux côtés de la ville. Au troisième côté ils creusèrent d'innombrables fossés jusqu'au fleuve qui coule autour du pays de Chus (1420); et ils firent arriver l'eau du fleuve dans les fossés. Quant au quatrième côté, ils y rassemblèrent par leurs enchantements et leurs opérations magiques, une quantité innombrable de serpents et d'autres bêtes venimeuses. C'est ainsi qu'ils munirent la place. Après cela ils s'y enfermèrent; et nul ne pouvait plus ni entrer ni sortir.

Cependant Cicanus revenait triomphant dans son pays, entouré des chefs de l'armée. Lorsqu'ils approchèrent de la capitale, ils remarquèrent que les murs en avaient été exhaussés jusqu'à une grande hauteur. Ils en furent surpris; mais ils ne tardèrent pas à se dire les uns aux autres: Sans doute, les habitants trouvaient que notre absence se prolongeait, et ils ont conçu de la crainte pour l'issue de notre expédition. C'est pourquoi ils ont exhaussé et fortifié les murs de la ville, de peur que les rois de Chanaan ne vinssent les attaquer. Arrivés à l'entrée de la ville, et en trouvant les portes closes, ils crièrent aux portiers: Ouvrez-nous, afin que nous entrions. Mais les portiers, par ordre de leur roi, Balaam le magicien, refusèrent d'ouvrir. Alors s'engagea devant la porte un combat dans lequel l'armée de Cicanus perdit trente hommes. Le jour d'après, les gens de Cicanus recommencèrent l'attaque du côté du fleuve qu'ils essayaient de passer à gué; mais tous ceux qui s'avançaient dans l'eau tombaient dans les fossés et se noyaient. Alors le roi fit couper des arbres et construire des radeaux pour le transport de ses soldats. Mais quand ces radeaux, au nombre de dix, étaient arrivés sur les fossés, des moulins cachés au fond faisaient tournoyer l'eau, et les entraînaient dans des gouffres avec deux cents hommes qu'ils portaient. Le troisième jour l'armée de Cicanus tenta une attaque du côté des serpents; mais elle ne put approcher de la ville, car les bêtes venimeuses avaient déjà tué les premiers cent soixante-dix hommes qui s'étaient avancés contre elles. Et le roi renonça à prendre la ville à force ouverte; et il la tint assiégée pendant neuf ans.


Moïse arrive au camp de Cicanus. — Mort de ce roi.

Or, Moïse, lorsqu'il s'enfuit d'Égypte pour se soustraire à la vengeance de Pharaon, arriva au camp de Cicanus devant la ville de Chus et il y resta neuf ans, tant que dura le siège. Il était aimé du roi, des chefs et de toute l'armée. Il avait l'air imposant et majestueux. Sa taille était bien prise, et sa force égalait celle d'un lion dans l'âge de vigueur. Et à cause de sa grande prudence, le roi le choisit pour son conseiller.

Et au bout de neuf ans Cicanus eut une maladie si grave qu'il en mourut le septième jour. Il fut embaumé et enterré devant la porte de la ville, qui regarde le nord de l'Égypte (1421). On éleva sur sa tombe un haut monument en grandes pierres, sur lesquelles ses secrétaires gravèrent tous ses exploits guerriers. Et voici que l'inscription subsiste jusqu'à ce jour.


Moïse élu roi d'Éthiopie.

Après la mort de Cicanus, les chefs et les soldats de son armée commencèrent à être fatigués du siège de la ville. Et ils dirent: Qu'allons-nous faire maintenant? Il y a déjà neuf ans que nous nous tenons en rase campagne, hors de nos maisons. Si nous combattons la ville, nous succomberons et mourrons. Si nous restons ici à tenir la ville assiégée, nous périrons également. Car les rois d'Édom et les enfants de l'Orient vont apprendre la mort de notre roi, et ils viendront tomber sur nous à l'improviste, et nous succomberons jusqu'au dernier. Maintenant, venez, donnons-nous un roi, et nous pourrons continuer le siège jusqu'à ce que la ville soit réduite.

Or, dans toute l'armée des enfants de Chus il ne se trouvait aucun homme qui pût être comparé à Moïse. Et ils se hâtèrent et jetèrent par terre chacun ses vêtements, pour en former une haute élévation, et ils y firent monter Moïse. Aussitôt au milieu des fanfares, des trompettes, éclatèrent de toutes parts les cris: Vive le roi! vive le roi! Et tout le peuple et ses chefs jurèrent de lui donner pour épouse la reine Adonis, Éthiopienne, veuve de Cicanus. Ils firent aussi publier cet ordre: Que chacun offre à Moïse de ce qu'il possède. On étendit sur l'élévation un drap, et ils y jetèrent, les uns des bijoux d'or, les autres des pièces de monnaies, des pierres précieuses, de l'or et de l'argent en grande quantité. Et Moïse enferma ces riches présents dans son trésor. Moïse âgé de vingt-sept ans devint ainsi roi de Chus, dans la cinquante-cinquième année de Pharaon, roi d'Égypte, laquelle était la cent cinquante-septième depuis la descente d'Israël en Égypte. Et son règne sur le pays de Chus dura quarante ans. Et il était très aimé du peuple, car Jéhova le rendait très agréable à tous les enfants de Chus.


Moïse prend la ville.

Le septième jour du règne de Moïse, tous les enfants de Chus se réunirent et vinrent se prosterner devant lui la face contre terre, et ils dirent: Donne-nous un conseil pour nous rendre maîtres de la ville. Car voilà neuf ans que nous l'assiégeons et que nous ne voyons point nos enfants et nos femmes. Le roi répondit: Si vous suivez ce que je vais vous prescrire, Jéhova vous livrera la ville; mais si nous la combattons comme nous avons fait du vivant de Cicanus, nous ne pourrons que perdre beaucoup de monde. Ordonnez à toute la population du camp, de par le roi, d'aller à la forêt, et que chacun en rapporte un petit de cigogne. Quiconque reviendra sans en apporter un, sera puni de mort, et son bien sera adjugé au roi. Vous élèverez ces petits oiseaux, et vous les dresserez à la chasse comme on y dresse les éperviers. Les enfants de Chus se conformèrent exactement à cet ordre du roi. Quand les cigognes furent assez grandes le roi ordonna de les laisser sans nourriture pendant trois jours. Le troisième jour s'étant levé le roi dit aux enfants de Chus: Ceignez vos armes et soyez des hommes courageux; que chacun porte sur le poing sa cigogne. Et les ayant menés du côté qui était gardé par les serpents, il leur dit: Lâchez vos oiseaux sur les serpents. Cela étant fait, les cigognes se précipitèrent sur ces reptiles et les dévorèrent tous, de sorte qu'en moins d'une heure elles eurent nettoyé la place (1422). Alors le roi et les chefs commandèrent aux trompettes de sonner le signal de l'attaque. Et ils devinrent maîtres de la ville, et s'y maintinrent. Les révoltés de la ville, au nombre de mille cent hommes, étaient tous tombés pendant le combat, tandis que les troupes du siège n'en perdirent pas un seul.

Les enfants de Chus rentrèrent chacun dans sa maison, auprès de sa femme et de ses enfants, et chacun se remit en possession de sa propriété. Quant à Balaam, il avait ouvert la porte de la ville, opposée au lieu de l'attaque, et il s'était enfui avec ses fils et ses huit frères. Il revint avec eux en Égypte auprès du roi. Ce sont là les magiciens et sorciers dont il est écrit dans le livre de la Loi que Pharaon les opposait à Moïse chaque lois que Jéhova frappait de nouvelles plaies les Égyptiens.


Mariage de Moïse avec la reine éthiopienne, Adonia.

Et Moïse s'étant rendu maître de la ville par sa prudence, les enfants de Chus lui confirmèrent de nouveau la royauté, comme aussi ils consacrèrent solennellement son union avec la reine Adonia, l'Éthiopienne. Mais Moïse qui craignait Jéhova, Dieu de ses pères, n'eut point commerce avec elle; et il ne la regardait même pas. Il se souvenait qu'Abraham avait adjuré Éliéser son serviteur, disant: Tu ne choisiras pas pour Isaac mon fils une femme des filles de Chanaan. De même Isaac, quand Jacob s'enfuit de devant Ésaü, son frère, dit à son fils: Tu ne prendras point pour femme une des filles de Chanaan, et tu ne t'allieras à aucun des fils de Cham; car Jéhova notre Dieu a donné Cham, fils de Noé, et toute sa postérité, comme esclave aux enfants de Sem, et aux enfants de Japheth, ainsi qu'à leur postérité, pour toujours (1423).

Et Moïse gouvernait les enfants de Chus avec sagesse et prospérité.


Expédition guerrière de Moïse, roi de Chus.

En ce temps-là le pays d'Aram et les enfants de l'Orient ayant appris la mort de Cicanus, se révoltèrent de nouveau contre l'autorité de Chus. À cette nouvelle, Moïse réunit des enfants de Chus une armée de trente mille hommes, et il marcha d'abord contre les enfants de l'Orient. Ceux-ci se portèrent à sa rencontre, et le combat devint fort animé. Mais Jéhova livra les enfants de l'Orient dans la main de Moïse, et ils eurent trois cents hommes de tués. Les autres prirent la fuite; et Moïse les poursuivit et les força à se soumettre. Et il leur imposa un tribut comme par le temps passé. Il en fit ensuite autant aux enfants d'Aram, qui perdirent un grand nombre des leurs. Et Moïse s'en retourna au pays de Chus avec tout son peuple.


Mort de Saül, roi d'Édom; d'Aïnias, roi d'Afrique, et de Janus, roi de Céthim.

Quinze ans après cet événement, mourut Saül, roi d'Édom, et Balanan, fils d'Achobar, régna à sa place, et son règne dura trente-huit ans (1424). Sous son règne, Moab secoua le joug d'Édom, auquel il était assujetti depuis le jour où Adad, fils de Badad, avait battu Madian et Moab (1425). Aïnias, roi d'Afrique, mourut aussi en ces jours-là, et Asdrubal, son fils, régna à sa place. C'est alors que mourut aussi Janus, roi des enfants de Céthim. Et il fut enterré dans le palais qu'il s'était bâti dans la plaine de Campanie. Et son fils Latinus lui succéda.


Expédition de Latinus contre le royaume d'Afrique. (1426)

Latinus devint roi des enfants de Céthim dans la vingt-deuxième année du règne de Moïse en Chus; et son règne dura quarante-cinq ans. Il éleva une grande forteresse, et y bâtit un beau palais pour sa demeure.

La troisième année de son règne Latinus fit construire de nombreux vaisseaux, et il traversa la mer avec toute son armée afin de porter la guerre dans les possessions d'Asdrubal, fils d'Aïnias, roi d'Afrique. Arrivé en Afrique, Latinus livra bataille à Asdrubal et le vainquit et fit un grand carnage de son armée. Et il détruisit l'aqueduc par lequel Aïnias son père faisait arriver de l'eau du pays de Céthim pour l'usage de son épouse Jania, fille d'Husi (1427). Mais le reste des vaillants d'Asdrubal reprirent courage; leur cœur fut plein du désir de se venger, et ils préférèrent la mort à la vie. Ils livrèrent à Latinus une nouvelle bataille, qui tourna encore au désavantage des gens d'Afrique, dont il périt une très grande quantité. Et Asdrubal aussi resta mort sur le champ de bataille.

Or, Asdrubal avait une fille nommée Ospasina (1428). Elle était si belle que tous les gens d'Afrique brodaient son portrait sur leurs vêtements de luxe. Ceux qui accompagnaient Latinus lui en ayant parlé avec éloge, il se la fit amener et en fit son épouse. Il s'en retourna ensuite au pays de Céthim.


Expédition d'Annibal, roi d'Afrique, contre les enfants de Céthim (les Romains).

Après le départ de Latinus tous les habitants d'Afrique prirent Annibal, frère puîné d'Asdrubal, et le firent roi de tout leur pays. Or, Annibal devenu roi prit le parti à aller faire la guerre aux enfants de Canin, afin de venger son frère Asdrubal et les habitants d'Afrique, qu'ils avaient tués. Il équipa une flotte nombreuse, s'y embarqua avec toute son armée, et arriva en Céthim. Et il attaqua les enfants de Céthim, qui tombèrent devant lui en une quantité prodigieuse. Il tua leurs chefs et leurs nobles (1429) et abattit des gens du peuple plus de quatre-vingt mille hommes. Pendant l'espace de dix-huit ans Annibal exerça des hostilités contre les enfants de Céthim. Et après s'être maintenu longtemps avec son armée dans leur pays, il s'en retourna en Afrique, où il régna tranquillement à la place de son frère.


Désastres des enfants d'Éphraïm qui ont voulu prévenir l'heure de la délivrance.

En l'année cent quatre-vingtième de la descente d'Israël en Égypte, trente mille vaillants héros des enfants d'Éphraïm, fils de Joseph, sortirent de l'Égypte. Car ils disaient que le terme de la servitude, fixé anciennement par Jéhova au patriarche Abraham, était arrivé (1430). Ils s'armèrent de toutes pièces, et se fièrent à leur force. Ils ne prirent point de provisions pour la route, pas même du pain pour le premier jour: Car, emportant de l'or et de l'argent, ils disaient: Les Philistins nous en vendront; a s'ils ne veulent pas nous en vendre, nous en prendrons de force. En effet, ils étaient tellement vigoureux qu'un seul d'entre eux mettait en fuite mille ennemis, et deux une myriade d'ennemis (1431). Ils se dirigèrent vers le pays de Geth, et ils rencontrèrent les pasteurs des troupeaux des indigènes. Et ils leur dirent: Donnez-nous de vos brebis; car nous n'avons rien mangé de toute la journée. Les pasteurs répondirent: Ce bétail ne nous appartient pas: nous n'en pouvons vendre à quelque prix que ce soit. Les enfants d'Éphraïm s'étant avancés pour en prendre de force, les pasteurs jetèrent des cris qui attirèrent les gens de Geth. Ceux-ci voyant les dispositions hostiles des enfants d'Éphraïm, se retirèrent et appelèrent aux armes tout le pays. Et une forte action s'engagea dans la vallée de Geth, et les deux partis y éprouvèrent de grandes pertes. Le lendemain ceux de Geth appelèrent à leur secours toutes les villes de la Palestine, dont il arriva quarante mille hommes armés. Or, les enfants d'Éphraïm, privés de nourriture depuis trois jours, étaient épuisés de besoin et de fatigue. Et Jéhova abandonna les enfants d'Éphraïm entre la main des Philistins, et ils les frappèrent tous à mort, à l'exception de dix qui purent s'échapper du combat. Et ceci était arrivé en punition de ce que les enfants d'Éphraïm avaient contrevenu à la volonté de Jéhova, en sortant de l'Égypte avant le terme qu'il avait fixé.

Or, du côté des Philistins il n'était pas tombé moins de vingt mille hommes. Et leurs frères les emportèrent et leur donnèrent la sépulture dans leurs villes. Mais les cadavres des enfants d'Éphraïm demeurèrent abandonnés sur le sol pendant bien des jours et des années. Et toute la vallée de Geth était jonchée d'ossements humains (1432).

Cependant les dix hommes échappés du combat parvinrent en Égypte et rapportèrent aux enfants d'Israël tout ce qui leur était arrivé. Leur père fit le deuil de ses enfants pendant de longs jours. Et ses frères vinrent le consoler; alors il s'approcha de sa femme, et elle enfanta un fils, qu'elle nomma Beria, parce que une calamité était arrivée dans sa maison (1433).


Moïse renvoyé de Chus.

Moïse, fils d'Amram, était alors encore roi dans le pays de Chus. Son règne était prospère, et il gouvernait avec justice et intégrité. Tous les enfants de Chus l'aimaient et le respectaient infiniment.

Dans la quarantième année de son règne, tandis qu'il était assis sur son trône ayant la reine devant lui, et les seigneurs, lui faisant cercle, Adonia dit en présence de tous: Que faites-vous, ô enfants de Chus, d'avoir celui-ci pour roi depuis quarante ans? Ignorez-vous que pendant tout ce temps il n'a pas voulu approcher de moi, ni adorer les dieux de notre pays? Écoutez-moi: Ménacris, mon fils, est grand maintenant. Qu'il soit votre roi; car il vous convient mieux d'être sujet du fils de votre maître, plutôt que d'un étranger, qui n'est pas de votre chair; d'un esclave du roi d'Égypte. Les paroles d'Adonia firent impression sur le peuple et les princes. Et ils disposèrent les choses en conséquence pendant le reste de la journée. Le lendemain matin ils proclamèrent roi Ménacris, fils de Cicanus. Toutefois ils n'osèrent porter la main sur Moïse, parce que Jéhova était avec lui, et parce qu'ils se souvenaient du serment qu'ils lui avaient prêté. Ils le comblèrent donc de présents, et le renvoyèrent avec de grandes marques d'honneur.

Or, cet événement était dans les desseins de Jéhova; car le temps était arrivé de tirer Israël de dessous l'oppression des enfants de Cham (1434).


Moïse en Madian.

Moïse était âgé de soixante-sept ans lorsqu'il sortit de Chus. Et comme il ne voulait pas retourner en Égypte, parce qu'il craignait Pharaon, il alla en Madian. Il était assis auprès d'un puits dans ce pays, lorsque les sept filles de Raguël, Madianite, y arrivèrent, et elles tirèrent de l'eau pour abreuver les troupeaux de leur père. À ce moment survinrent des bergers qui les chassèrent. Mais Moïse se leva, et prit leur défense, et fit boire leurs brebis. Les filles revenues chez leur père, lui dirent: Un Égyptien nous a protégées contre la brutalité des bergers. Il a même puisé de l'eau pour nous, et abreuvé nos troupeaux. Raguël demanda: Et où est-il? Pourquoi l'avez-vous laissé s'en aller? Et il l'envoya chercher, et l'introduisit dans sa maison. Moïse mangea du pain avec Raguël, et lui raconta comment il s'était enfui d'Égypte, et comment il avait été roi de Chus pendant quarante ans. Et Raguël en apprenant ces choses, dit en son cœur: Je tiendrai celui-ci prisonnier, afin de me rendre agréable aux enfants de Chus; car sûrement il s'est enfui de chez eux. Et il garda Moïse en prison pendant l'espace de dix ans. Pendant tout ce temps, Séphora, une des filles de Raguël, touchée de compassion pour l'étranger, le nourrissait secrètement de pain et d'eau.


Nouvelles cruautés de Pharaon.

Pendant ce temps, la main des Égyptiens allait s'aggravant de plus en plus sur les enfants d'Israël par les travaux les plus durs. Or, Jéhova entendit les prières d'Israël, et les gémissements de son peuple montèrent jusqu'à lui, et il frappa le roi d'Égypte d'une lèpre, qui le couvrit de plaies horribles depuis la tête jusqu'aux pieds. Mais le roi s'en endurcit encore davantage contre les enfants d'Israël, et il leur rendait la vie plus amère, en les accablant de nouveaux travaux.

Et Pharaon demanda des remèdes contre son mal à ses sages et à ses magiciens. Ceux-ci lui dirent: Nous te guérirons si nous pouvons appliquer à tes plaies du sang frais de petits enfants. Aussitôt Pharaon envoya des officiers qui arrachèrent violemment des bras de leurs mères de jeunes enfants Hébreux, et chaque jour on en égorgeait un pour appliquer son sang sur le corps du roi. Et les enfants ainsi tués, furent au nombre de cent soixante-quinze (1434*). Mais Jéhova opéra contrairement au remède, et le mal ne faisait qu'empirer. Et le roi en souffrit dix ans. Et à mesure que Pharaon s'acharnait contre les enfants d'Israël, Jéhova augmentait ses souffrances. Sa plaie se changea en une gale de la pire espèce; et il eut en outre d'atroces douleurs d'entrailles.


Accident qui arrive à Pharaon.

Vers ce temps deux serviteurs de Pharaon, revenant du pays de Gessen, prévinrent le roi que les enfants d'Israël se relâchaient considérablement de leurs travaux. Pharaon, déjà aigri par ses souffrances, entra dans une grande colère contre les enfants d'Israël, et il s'écria: Ils savent que je suis malade, et ils veulent me narguer. Hâtez-vous d'atteler mon char. J'irai moi-même à Gessen, et je verrai s'ils osent me mépriser et me braver. Ses serviteurs attelèrent un char; mais ils durent le placer sur un cheval, car il ne pouvait supporter les secousses du véhicule à roues. Il partit pour Gessen escorté de dix cavaliers, et de dix piétons. Vers la limite du territoire de l'Égypte le cheval du roi se trouvait sur un chemin étroit, bordé d'un côté par le mur de clôture des vignes, et ayant de l'autre côté une vallée profonde. Les chevaux du char s'étant subitement emportés, ils poussèrent dans la profondeur de la vallée le cheval qui portait le roi, et ils y tombèrent eux-mêmes, entraînant le char, qui se bouleversa sur le roi gisant en partie sous le poids de son cheval. Pharaon poussait des cris lamentables; car ses chairs étaient déchirés, et ses os brisés.

C'est ainsi que Jéhova manifesta qu'il avait entendu les plaintes des enfants d'Israël.



Pharaon désigne son successeur.

Les serviteurs du roi le reportèrent à bras en Égypte, et le déposèrent sur son lit. Et le roi connut que sa fin était proche. La reine Alpharaonith et tous les grands officiers et serviteurs de Pharaon vinrent en sa présence, et son état les fit pleurer amèrement. À cette occasion son conseil lui proposa de se choisir un successeur parmi ses fils. Or, le roi avait trois fils et deux filles, que lui avait donnés son épouse, la reine Alpharaonith; outre les enfants de ses concubines. Et voici leurs noms: Éthro (1435), l'aîné, Adica (1436), le second; Morion, le troisième. Les filles s'appelaient: l'aînée, Bathia; la cadette, Écusith (1437). Éthro était irréfléchi, très précipité dans tout ce qu'il faisait. Adica était très spirituel et rusé, possédant toute la science de l'Égypte; mais il était fort laid de figure, épais de corps et court de stature. Sa taille n'était que d'une coudée et un pouce, il avait alors dix ans. Le roi résolut de le désigner pour son successeur. Il lui fit épouser Géduda (1438), fille d'Abilat, qui devint mère de quatre fils. Adica lui-même alla ensuite et prit trois autres femmes, dont il eut huit fils et trois filles.


Mort de Pharaon. — Adica lui succède.

La maladie du roi arriva au point que sa chair se corrompait comme celle d'une charogne abandonnée dans les champs pendant les plus fortes chaleurs de l'été. Alors il s'empressa de faire reconnaître pour roi son fils Adica. Et au bout de trois ans Pharaon mourut misérablement, honteux et confus du dégoût qu'il inspirait. Ses serviteurs l'enterrèrent en toute hâte à Tanis, dans la sépulture des rois d'Égypte. Mais son corps ne fut pas embaumé, selon ce qui se pratiquait pour les rois, à cause de son odeur infecte qui ne permettait pas d'y toucher.

Dans l'année deux cent sixième de la descente d'Israël en Égypte, Adica commença à régner. On changea son nom, suivant la coutume du pays, en celui de Pharaon. Mais les sages le surnommaient Ébus, ce qui dans la langue des Égyptiens signifie Bref (1439). La chose qui achevait de le rendre hideux c'était sa barbe, qui lui descendait jusqu'aux chevilles des pieds. Il a régné seulement quatre ans, tandis que ses ancêtres avaient tous occupé le trône pendant longtemps. Le règne de Malol son père avait été de quatre-vingt-quatorze ans, dont dix passés en maladie. Adica gouvernait avec prudence: mais à l'égard des enfants d'Israël il était plus mauvais que son père, et que tous ses prédécesseurs; et il aggravait extrêmement son joug sur eux. Il se transporta avec ses serviteurs à Gessen, et il leur dit: Je veux que vous terminiez votre tâche de chaque jour, et que dorénavant vous n'y mettiez plus de négligence comme vous faisiez au temps de mon père. À cet effet, il institua des surveillants pris parmi les enfants d'Israël, et il établit sur ceux-ci des exacteurs, qu'il choisit parmi ses serviteurs. Il fixa ensuite la quantité de briques à faire journellement par chacun; et il s'en retourna en Égypte.

Or, les exacteurs firent annoncer par les surveillants, savoir: Voici ce qu'ordonne Pharaon: Ce qui manquera au compte de vos briques sera complété par vos petits enfants. Et ainsi faisaient les exacteurs: ils arrachaient les enfants aux mères, et les mettaient à la place des briques qui manquaient, et leurs pères éplorés étaient contraints à les ajuster dans les constructions, et à les couvrir de mortier. Et aucun des témoins n'en ressentait de compassion. Il périt ainsi cent soixante-dix enfants, dont une partie resta dans la maçonnerie, et les autres en furent retirés morts.

Et Dieu entendit en ces jours-là les plaintes et les cris de douleur des Hébreux, et il se souvint de l'alliance qu'il avait contractée en leur faveur avec Abraham, Isaac et Jacob. Et il résolut de les délivrer.


Moïse est rendu à la liberté et obtient une fille de Raguël.

Or, Moïse était retenu en prison depuis dix ans dans la maison de Raguël le Madianite, lorsque, en la première année du règne de Pharaon-le-Bref, Séphora dit à Raguël son père: L'Hébreu que tu as enfermé il y a dix ans dans la prison, a été entièrement oublié. Maintenant, mon père, envoyons voir s'il est encore vivant. Car son père ignorait qu'elle l'avait nourri pendant tout ce temps. Raguël lui observa: Est-il possible qu'un homme enfermé depuis si longtemps dans un cachot, sans manger ni boire, subsiste encore? Séphora lui répondit: N'as-tu pas entendu dire que le Dieu des Hébreux est grand et redoutable, ne cessant d'opérer des prodiges en leur faveur? C'est lui qui a garanti Abraham du feu de la fournaise d'Ur en Chaldée; Isaac, du glaive de son père; Jacob de l'agression de l'ange au passage du torrent de Jaboc. Il a fait aussi plus d'un prodige en faveur de cet homme-ci. Il l'a sauvé des flots du fleuve de l'Égypte, du glaive de Pharaon, et de celui des enfants de Chus. Il a bien pu aussi le préserver de la faim, et le maintenir en vie. Et Raguël se laissant persuader, envoya au cachot voir ce que Moïse était devenu. Et il fut trouvé plein de vie, se tenant debout en louant et en priant le Dieu de ses pères. Et sur l'ordre de Raguël on le tira de la prison, on le rasa, on changea son vêtement qui était tout usé, et on lui servit à manger.

Après ceci Moïse descendit au jardin, qui était derrière la maison, et il y adressa de ferventes actions de grâces à Jéhova, qui déjà tant de fois l'avait protégé miraculeusement. Pendant sa prière il aperçut une verge de saphir, plantée au milieu du jardin. Il s'en approcha, et il vit que le nom ineffable du Dieu des armées y était nettement gravé. Après avoir lu ce nom il étendit la main et arracha de la terre cette verge aussi facilement que l'on détache une branche de broussailles de la forêt. Or, cette verge était celle au moyen de laquelle notre Dieu devait opérer tant et de si grands miracles. Elle avait été créée immédiatement après le ciel et la terre avec leurs armées, les mers et les fleuves avec leurs poissons. Quand Adam fut expulsé du jardin d'Éden, il l'emporta dans sa main. Elle échut ensuite à Noé, qui la laissa à Sem et à sa postérité, et elle passa en la possession d'Abraham. Celui-ci la donna à Isaac avec tout son avoir (1440). Jacob l'emporta lorsqu'il s'enfuit en Mésopotamie (1441); et, revenu auprès de son père, il ne la quitta point. En Égypte il en fit don à Joseph. Telle fut la part qu'il accorda de plus à Joseph qu'à ses frères; car Jacob l'avait enlevée de force à son frère Ésaü, qu'il appela Amorrhéen, à cause de son inimitié (1442). Après la mort de Joseph, les grands de la maison du roi envahirent son palais, et s'emparèrent de tout ce qu'il renfermait; et la verge devint le partage de Raguël. Celui-ci en quittant l'Égypte, l'emporta en Madian (1443), et la planta dans son jardin. Les plus robustes Cinéens (1444), avaient essayé de l'arracher, car la main de Séphora était à ce prix, mais aucun d'eux n'y put réussir. La verge resta ainsi plantée dans le jardin de Raguël jusqu'à l'arrivée de celui à qui elle était destinée de Dieu, et qui la tira de terre sans difficulté. Quand Raguël vit que Moïse tenait à la main la verge, il en fut frappé d'admiration, et aussitôt il lui accorda sa fille en mariage. Or, Séphora marchait dans la voie des femmes de nos patriarches, et ne cédait point en sainteté à Sara, Rébecca, Rachel, Lia. Elle conçut et enfanta un fils, que son père nomma Gersam, disant: J'ai été hôte dans une terre étrangère (1445). Mais il ne put pas le circoncire, parce que son beau-père Raguël s'y opposait (1446). Elle conçut de nouveau (1447) et mit au monde un fils, que Moïse circoncit, et il le nomma Éliéser, disant: Le Dieu de mon père m'a assisté, et m'a garanti du glaive de Pharaon (1448).


Mort de Balanan, roi d'Édom. — Adar son successeur.

En ce temps-là vint à mourir Balanan, roi d'Édom, et il fut enterré dans son palais. Alors les enfants d'Ésaü envoyèrent chercher au pays d'Édom Adar, et le firent roi. Le règne d'Adar dura quarante-huit ans (1449). Il forma le projet de marcher contre les enfants de Moab, et de les assujettir aux enfants d'Ésaü, comme ils l'avaient été autrefois. Mais il dut y renoncer; car les enfants de Moab en ayant été instruits, s'empressèrent de se donner un chef d'entre leurs frères, et ils mirent sur pied une nombreuse armée. Ils firent aussi venir comme auxiliaires les enfants d'Ammon, leurs frères. Adar eut peur de se mesurer avec eux; et il ne leur fit pas la guerre.


Apparition de Jéhova dans le buisson ardent.

Pendant ce temps le roi d'Égypte augmentait incessamment les pénibles travaux dont il écrasait les enfants d'Israël. Il avait fait publier dans tout le pays, savoir: Ne donnez plus de menue paille à ces gens pour pétrir l'argile de leurs briques. Qu'ils aillent eux-mêmes en ramasser où ils pourront en trouver, et qu'il ne manque cependant rien de la quantité de briques qu'ils ont à livrer chaque jour. Car ce sont des fainéants. Mais l'heure de la délivrance fixée par Jéhova était arrivée.

Et Moïse gardait les troupeaux de son beau-père. Un jour qu'il les mena au désert de Sin, portant en main sa verge, un chevreau s'enfuit. Et Moïse courant après lui, arriva à la montagne de Dieu, en Horeb. En ce lieu-là Jéhova lui apparut dans un buisson. Le buisson était tout en feu, et le feu ne le consumait point. Comme Moïse s'avançait pour admirer ce prodige de plus près, Jéhova du milieu de la flamme l'appela, et lui ordonna de descendre en Égypte vers Pharaon, afin de le sommer de renvoyer les enfants d'Israël de sa servitude. Jéhova ajouta: Va, retourne en Égypte sans crainte, car tous les hommes qui en voulaient à ta vie sont morts. Et Jéhova lui enseigna en même temps les miracles et les prodiges qu'il devait opérer devant Pharaon et devant ses serviteurs, afin de leur prouver que c'était Jéhova qui l'envoyait.

Et Moïse s'en revint annoncer cette chose à Jéthro, son beau-père, qui lui dit: Va en paix. Aussitôt Moïse se leva et se mit en route, emmenant sa femme et ses enfants. Il était dans une hôtellerie sur le chemin lorsque un ange de Jéhova descendu du ciel, lui chercha querelle et le menaça de le tuer, à cause de son fils aîné qu'il n'avait pas circoncis en transgression de l'alliance que Jéhova avait contractée avec Abraham. Mais Séphora s'empressa de ramasser un des cailloux aigus de cet endroit-là, et elle circoncit son fils. Et elle délivra par ce moyen son époux et son fils de la main de l'ange de Dieu.


Aaron envoyé au-devant de Moïse.

En ce jour-là Aaron marchait le long de fa rive du fleuve en Égypte. Et Jéhova se manifesta à lui en ce lieu, et lui dit: Va au désert, à la rencontre de Moïse. Il y alla, et il rencontra son frère sur la montagne de Dieu, et il l'embrassa. Alors Aaron levant les yeux vit Séphora et ses enfants, et il dit à Moïse: Qui sont ceux-ci avec toi? Moïse répondit: L'épouse et les enfants que Dieu m'a donnés en Madian. Mais Aaron eut du déplaisir de les voir aller en Égypte; et il dit à Moïse: Renvoie cette femme avec ses enfants chez son père (1450). Et ainsi fit Moïse. Séphora demeura avec ses enfants dans la maison de son père jusqu'au temps où Jéhova affranchit son peuple de la tyrannie de Pharaon, et le tira de l'Égypte (1451).


Moïse et Aaron devant Pharaon.

Moïse et Aaron arrivèrent en Égypte, et ils annoncèrent leur mission à l'assemblée des enfants d'Israël. Et toute la nation en ressentit une grande joie. Le lendemain, de bon matin, Moïse et Aaron prirent la verge de Dieu, et allèrent jusqu'au palais de Pharaon. Il y avait à l'entrée de la demeure royale, attachés avec des chaînes de fer, deux énormes lions que nul ne pouvait traverser, ni pour entrer, ni pour sortir. Quand le roi voulait admettre quelqu'un en sa présence, les enchanteurs allaient et apaisaient les lions par des paroles mystérieuses, et amenaient l'homme devant le roi. Moïse balança sa verge sur les lions et les détacha, puis il alla droit avec Aaron à l'appartement de Pharaon. Les deux lions les suivaient, imitant les mouvements de caresses que fait un chien joyeux quand son maître revient des champs. Pharaon, en voyant cette chose, fut frappé d'admiration, et en même temps il éprouva de l'embarras, car la face de Moïse et d'Aaron était éclatante de lumière comme celle des anges de Dieu (1452). Et il leur dit: Que voulez-vous? Ils répondirent: Jéhova, Dieu des Hébreux, nous envoie vers toi pour te dire: Renvoie mon peuple, afin qu'il me serve. Pharaon, saisi de crainte, répondit: Retirez-vous et revenez demain. Lorsqu'ils furent sortis du palais, Pharaon fit appeler Balaam le magicien, et ses deux fils Jannès et Membrès (1453), comme aussi tous les autres sorciers et enchanteurs, et les conseillers. Et le roi leur répéta les paroles de Moïse et d'Aaron. Il leur apprit que ces Hébreux s'étaient présentés devant lui suivis des lions gardiens de la porte, et que ces bêtes étaient joyeuses de les accompagner. Balaam, prenant la parole, ait au roi: Ces hommes ne sont que des magiciens comme nous. Fais-les appeler, et nous les éprouverons. Le matin venu, Pharaon fit appeler Moïse et Aaron. Et ils prirent la verge de Dieu, et vinrent devant le roi. Ils lui dirent: Voici ce que Jéhova, Dieu des Hébreux, te fait dire: Renvoie mon peuple, afin qu'il me serve. Pharaon leur répondit: Qui voudra croire sur votre affirmation que c'est Dieu qui vous envoie vers moi? Donnez-en une preuve, et l'on ajoutera foi à vos paroles. Alors Aaron se hâta de jeter à terre la verge, laquelle aussitôt se changea en serpent. Les magiciens, voyant cela, jetèrent chacun son bâton sur le sol, et ils se changèrent tous en serpents. Mais le serpent d'Aaron dressa la tête et ouvrit la gueule pour engloutir les serpents des magiciens. Et Balaam dit à Aaron: C'est une chose ordinaire en tout temps que les serpents, ainsi que les autres animaux vivants, se dévorent entre eux. Fais donc redevenir bâton ton serpent, et nous en ferons autant. Si ton bâton engloutit nos bâtons, nous serons convaincus que l'Esprit de Dieu est en toi; si non, tu es un simple sorcier comme nous autres. Aussitôt Aaron toucha la queue de son serpent, et il n'avait qu'un bâton à la main. Les magiciens en ayant fait autant, le bâton d'Aaron avala tous les autres bâtons.

Et Pharaon, après cette épreuve surprenante, se fit apporter le registre où étaient inscrits les noms de toutes les fausses divinités de l'Égypte, et l'on y chercha le nom de Jéhova, mais il ne s'y trouva point. Les sages de Pharaon lui dirent: Nous avons entendu que le Dieu des Hébreux est un fils de sages, et issu des rois de l'Orient (1454). Alors Pharaon, s'adressant à Moïse et à Aaron, leur dit: Je ne connais pas ce Jéhova que vous me nommez, et je ne renverrai pas son peuple. Et ils dirent au roi: Jéhova, Dieu des dieux, est son nom. C'est lui qui nous a députés vers toi. Maintenant, laisse-nous pénétrer dans le désert trois journées de chemin, afin que nous lui offrions des sacrifices; car, depuis notre descente en Égypte, il n'a reçu de nous ni holocauste, ni oblation. Si tu refuses, sa colère s'enflammera contre toi, et il frappera l'Égypte par la peste et par le fer. Et Pharaon: Apprenez-moi quelle est sa puissance. Ils répondirent: C'est lui qui a créé le ciel et la terre, et tout ce qui existe. C'est lui qui gouverne la nature. La vie et la mort sont un effet de sa volonté. N'est-ce pas lui qui t'a créé dans le sein de ta mère, qui t'a animé, qui t'a élevé sur le trône? C'est aussi lui qui te reprendra ton âme, et fera retourner ton corps à la terre, d'où il a été tiré. Le roi, irrité de ces paroles, s'écria: Lequel, parmi les dieux de toutes les nations, est capable de faire ces choses? Le Nil est mon œuvre, et c'est moi qui me suis fait ce que je suis! (1455) Et il les chassa de sa présence, et en même temps il ordonna de rendre plus dur le travail des enfants d'Israël.

Moïse et Aaron, sortis du palais, virent que la condition de leur peuple était empirée; car les exacteurs de Pharaon étaient devenus plus exigeants. Et Moïse revint vers Jéhova, et lui dit: Pourquoi as-tu affligé ce peuple? Car, depuis que tu m'as envoyé vers Pharaon, il l'opprime plus cruellement. Et Jéhova répondit à Moïse: Tu vas voir que Pharaon renverra de son pays les enfants d'Israël, forcé par une main puissante et par des plaies affreuses.


Notes sur le Livre de l'Exode

1409 Il était un de ceux que s'étaient séparés de leurs femmes. Voyez: colonne précédente.
1410 Moïse. משה, Mosché. Josèphe, Philon, Clément d'Alexandrie, quelques anciens Pères de l'Église, ont parfaitement reconnu que ce nom se compose de deux mots égyptiens, dont le premier, μω, signifie eau, et le second, sauver. Celui-ci est, d'après Ign. Rossi (Étym., Ægypt.) ουσαι, et d'après Jablonski (Opuscule, t. I) ουσε.

À l'exemple des LXX, nous transcrivons en σ le djandja du copte, dont nous n'avons pas de caractères dans ce moment.
1411 Héber, חבר, attachement, réunion. — Jécuthiel, יקותיאל, de קוה, espérer, et אל, Dieu. — Jared, ירד, descendre. — Abi-Zanoé, אבי זנוח, de אבי, mon père, et זנח, abandonner, quitter. — Abi-Ghedor, אבי גדר, de אב, père, et גדר, enceindre, fermer. — Abi-Succa, אבי סכה, de אב, père, et סכה, cabane. — Séméia, שמעיה, Dieu a entendu. — Nathanael, נתנאל, Dieu a donné, accordé.

Le Médrasch-Rabba et le Makhzor (fête de Simkhat-Thora) donnent à Moïse ces mêmes noms avec quelques autres. Le Makhzor ponctue l'avant-dernier nom, Abi-Socho, ce qui en changerait la signification.
1412 Le Φαθουρά des LXX, Nombres 22:5, et d'Eusèbe, De locis, etc.
1413 Genèse 36:37: Hoc (Semla) quoque mortuo, regnavit pro eo Saul de fluvio Rohoboth.
1414 Voyez plus haut: colonne 1257.
1415 Voyez: colonne 1201.
1416 Gravis enim pre, et gravis lingua ego (Exode 4:10), d'après le texte hébreu.
1417 Texte, קיקנוס. Le livre de la vie de Moïse a, Nicanus.
1418 On sait qu'en Orient ce sont des chefs militaires qui remplissent les fonctions de bourreau.
1419 Ainsi le texte: ויפקדם .עד עת שלח יהוה את דברו. Le psalmiste, 107:20, selon l'hébreu s'exprime précisément dans les mêmes termes: Misit Verbum suum et sanavit eos.
1420 Genèse 2:13: Gehon: ipse est qui circuit omnem terram Æthiopiœ.
1421 Version judaïque: où le fleuve se tourne vers l'Égypte.
1422 Il est probable que le terme hébreu de notre texte, חסידה, que l'on traduit cigogne, est ici pour ibis, dont nous n'avons pas le nom hébreu. Ou plutôt comme ces deux oiseaux ont beaucoup de rapport entre eux, au point que plusieurs auteurs ont confondu l'ibis avec la cigogne, l'un et l'autre est désigné en hébreu par le même nom.

Il est à remarquer que Josèphe (Antiq. II, 10) raconte également que dans son expédition contre l'Éthiopie, Moïse se débarrassa des serpents, obstacle sérieux qu'il rencontra, en lâchant sur ces reptiles une quantité d'ibis, que son armée portait dans des cages d'osier.

On sait que l'ibis fait une guerre continuelle aux serpents, si nombreux en Égypte. Ce service lui a valu les honneurs de la divinité de la part des Égyptiens.
1423 Chus et Chanaan étaient fils de Cham le maudit.

Ce mariage de Moïse avec une princesse éthiopienne explique seul les paroles suivantes, selon le texte hébreu, du livre des Nombres 12:1: Locuta est Maria et Aaron contra Moysen, ol causas uxoris Æthiopissœ, quam acceperat: nam uxorem Æthopissam acceperat. Ce texte est un des tourments des commentateurs, parce que le fait principal qu'il mentionne n'est pas raconté dans la Bible. Cependant le mariage de Moïse avec une éthiopienne est aussi attesté par la paraphrase chaldéenne de Jonathan, par la Vie de Moïse, et par Josèphe (ubi supra), qui nomme la princesse Θάρδις, Tharbis, et par le Médrasch-Yalkut.

Le commentateur Rabbi Samuel-ben-Méir, petit-fils de Yarkhi, explique notre texte par ce fait. Meudelssohu, célèbre philosophe et rabbin allemand, admet cette explication, à l'exclusion de toute autre. Il ajoute que l'Écriture sainte passe en général sous silence les faits historiques qui n'ont pas un rapport direct à la providence de Dieu sur son peuple, et aux préceptes qu'il lui a donnés. Car, ajoute-t-il, il est hors de doute qu'un personnage du caractère de Moïse, a passé par bien des vicissitudes depuis sa condamnation qui l'a obligé de s'enfuir d'Égypte jusqu'à l'âge de quatre-vingts ans, où il s'est remontré dans ce pays. Voyez: notre Avant-propos, colonne 1078.
1424 Genèse 36:38: Cumque et hic (Saul) obtisset, successit in regnum Balanan filius Achobar.
1425 Voyez plus haut: colonne 1247.
1426 Troisième guerre punique défigurée à la manière des rabbins. Ils connaissaient alors le nom de l'ancien roi Latinus, tandis qu'ils ignoraient celui de Scipion Émilien.
1427 Voyez plus haut: colonne 1245.
1428 אושפזינא. Une autre édition, Osvisiona, version judaïque, Osphisona.
1429 Il est bon de se rappeler ici la description de la bataille de Cannes, donnée par Tite-Live, XXII, 44, sqq.
1430 Le Médrasch-Rabba, commencement de la section Beschallakh, établit qu'ils se trompaient de trente ans dans leur supputation. Voyez aussi: la paraphrase chaldéenne de Jonathan, Exode 13:17.
1431 Nous allons voir que ceci n'est qu'une de ces exagérations si familières aux Orientaux.
1432 D'après le talmud, traité Sanhédrin, fol. 92 verso, ce seraient les ossements de ceux que le prophète Ézéchiel a rappelés à la vie. (Ézéchiel 37)

On lit dans l'Exode 13:17: Cum emisisset Pharaon populum, non eos duxit Deus per viam terrœ Philisthiim, quœ vicina est, etc. Le Médrasch-Rabba, ubi supra, explique: Dieu voulait leur éviter le spectacle des ossements des Éphraïmites, qui aurait pu les décourager, et leur faire rebrousser chemin vers l'Égypte.
1433 Beria, בריעה, quasi, ברעה, in calamitate.

Le Talmud, le Médrasch-Rabba et la paraphrase chaldéenne de Jonathan, sur Exode 13:17, ubi supra, mentionnent cet événement, sans entrer dans les détails qu'ils supposent notoirement connus.

Tout lecteur judicieux conviendra que le récit de la malheureuse échauffourée des enfants d'Éphraïm, avec les détails qu'en donne notre Yaschar, offre le sens naturel, et surtout vrai, du passage suivant du 1er livre des Paralipomènes VII, 20-23: Filii autem Ephraim... occiderunt autem eos viri Geth indigenœ, quia descenderunt ut invaderent possessiones eorum. Luxit igitur Ephraim, pater eorum, multis diebus, et venerunt fratres ejus ut consolarentur eum. Ingressus est ad uxorem suam, quœ concepit, et peperit filium, et vocavit nomen ejus Beria, eo quod in malis domus ejus ortus esset.

Nous ajouterons, en explication du dernier verset, que pendant le grand deuil, les Hébreux ne peuvent pas user du mariage.
1434 Mesraïm, père des Égyptiens, était fils de Cham.
1434* Le Médrasch-Rabba dit que dans cette circonstance Pharaon prenait journellement deux bains, un le matin et un le soir, chacun composé du sang de 150 enfants.
1435 Version judaïque, Ethri.
1436 Ead., Adicam.
1437 Version judaïque, Ecusi.
1438 Ead., Garéda ou Garida.
1439 Ead., Ecus. Ces deux noms combinés donnent le mot copte σοδκ, et thébaïque, σουδκ; petit, court, bref. Voyez: Dictionnaire copte de Peyron, p. 194.
1440 Genèse 25:5: Deditque Abraham cuncta quœ possederat Isaac.
1441 Genèse 32:10: In baculo meo transivi Jordanem istum.
1442 Genèse 48:22: Do tibi partem unam extra fratres tuos, quam tuli de manu Amorrhœi in gladio et arcu meo.
1443 Voyez plus haut: colonne 1259.
1444 Raguël était de la famille des Cinéens. — Voyez: Juges 1:16; 4:11.
1445 Gersam. De גר, étranger, hôte, שם, .
1446 D'après une Méchilta, rapportée par le Médrasch-Yalkut, Jéthro aurait imposé une condition à Moïse, qui y souscrivit; savoir, que le premier enfant serait élevé dans la religion païenne du pays.

Les suivants pouvaient suivre la religion de leur père.

C'est en haine de cette criminelle concession, dit la Méchilta, que l'ange de Jéhova aurait tué Moïse dans son voyage vers l'Égypte, si la mère ne se fût empressée de circoncire l'enfant.
1447 Le Médrasch-Yalkut, qui donne un long extrait du livre Yaschar, porte ici: «Et après trois ans elle conçut de nouveau.» etc.
1448 Éliéser. De אלי, mon Dieu, et עזר, secours, protection.

C'est à la cérémonie de la circoncision que l'on imposait un nom aux garçons. (Luc 2:21) Cela s'observe encore maintenant.
1449 Genèse 36:29: Isto (Balanan) quoque mortuo, regnavit pro eo Adar.
1450 Une Méchilta citée par le Médrasch-Yalkut, attribue à Aaron ces paroles: «Nous plaignons déjà assez le sort des Hébreux qui sont en Égypte. Pourquoi veux-tu en augmenter le nombre.»

Le livre Yaschar n'admet pas cette version: car il a dit plus haut que la tribu de Lévi était exempte des travaux.

La raison d'Aaron était toute simple. La mission de Moïse était périlleuse et en même temps laborieuse jusqu'après l'entière sortie d'Égypte. Il ne fallait pas qu'il fût occupé de sa femme et de ses enfants.
1451 Voyez: notre Avant-propos, colonnes 1079 et 1080.
1452 Texte, des enfants de Dieu. בני האלהים.
1453 2 Timothée 3:8: Quemadmodum autem Jonnes et Mambres restiterunt Moysi. — Voyez: notre Avant-propos, colonne 1080.
1454 Fils de sages, בן חכמים, est un hébraïsme, pour sage, savant dans la loi divine.

Ce passage est fort remarquable. On y reconnaît cette tradition universelle à un Rédempteur divin, qui devait s'incarner et naître en Judée, et dont les apôtres devaient faire la conquête du monde. «Percrebuerat Oriente toto vetus et constans opinio,» dit Suétone, in Vespas., «esse in fatis, ut eo tempore Judæa profecti, rerum potirentur.» — Voyez: notre Harmonie entre l'Église et la Synagogue, t. I, p. 254 et 274.

Issu des rois d'Orient. La Judée où naquit Jésus, fils de David, est à l'Orient de l'Égypte.
1455 Ceci nous donne la clef de ce reproche adressé à Pharaon par Ézéchiel 29:3. Nous traduisons d'après le texte hébreu. Sic dixit Adonai Jehova: Ecce ego contra te, Pharao, rex Ægypti, draco magne, qui cubat in medio fluriorum suorum; qui dixit: Meus fluvius meus, et ego feci me.


Marque de commerce © 1999-2020 GoDieu.com - Tous droits réservés