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Traîtres et lâches-4


juillet 25, 2018 par GoDieu

 

Judas et Mammon

Judas était le dernier des douze apôtres, Matthieu 10:4; Marc 3:19; Luc 6:16; Jean 6:71. Il était surnommé Iscariot, soit qu'il fût de la tribu d'Issacar, dont ce surnom serait un abrégé, soit plutôt qu'il fut de Kérijoth, ce que son nom indiquerait en hébreu. Compagnon de Jésus dans toutes ses courses, il était chargé de la bourse et du maniement des aumônes, et son caractère, peut-être naturellement avare, trouva dans cette circonstance un aliment de cupidité qui le perdit. Pour l'avare, le simple plaisir de l'addition est déjà une sensualité; son bonheur consiste à ajouter, sa douleur est de soustraire. Au souper de Béthanie, on le vit regretter le parfum que Marie avait répandu sur la tête et sur les pieds de Jésus (Jean 12:4); les autres disciples parurent croire aussi que cette dépense était une prodigalité, et que le prix en eût été employé plus utilement à soulager les pauvres (Matthieu 26:8; Marc 14:4). Mais les pauvres n'étaient pour Judas qu'un prétexte; s'il était avare, il était aussi voleur: l'un conduit à l'autre; et dans la société dont il faisait partie, société fondée sur l'amour et sur la confiance, on n'examinait pas ses comptes, on le laissait faire, et il en abusait. Irrité, soit de ce qu'une occasion si favorable pour commettre un nouveau larcin lui eût été enlevée, soit des reproches indirects que Jésus lui avait faits, et dont il était mieux à même que les autres de comprendre la portée, il conçut à la première occasion (Jean 13:2) le projet de se procurer de l'argent d'une autre manière.

Les marchands étaient tous trouvés, la chose à vendre était également sous sa main; il vendit son maître, argent comptant, aux sacrificateurs pour le prix ordinaire d'un esclave, 30 pièces d'argent (Exode 21:32). De ce moment les détails donnés par les quatre évangélistes présentent quelque incertitude sur l'ordre des événements. Judas paraît être retourné vers Jésus à Béthanie (Marc 14:17): il revient avec lui à Jérusalem, il prend sa place au milieu des douze, dans la maison où la dernière Pâque juive va être célébrée sous la forme d'un symbole, près de celui qui va être immolé comme le véritable agneau pascal qui ôte les péchés du monde; il entend Jésus déclarer qu'un traître est au milieu d'eux; Jésus lui donne un morceau trempé, et le malheureux, qui voit Pierre et Jean parler avec leur maître sur cette trahison qui les effraye tous, ose encore demander: Maître, est-ce moi? Il sort alors, et, sachant que Jésus va passer la nuit en Gethsémani, il va s'entendre avec les prêtres pendant que la cène s'achève et que Jésus prie pour le monde et bénit ses disciples.

Bientôt le Sauveur a passé le Cédron, et le traître vient l'embrasser au lieu même qu'il vient de tremper de ses larmes, de ses sueurs et de son sang. Le Fils de l'Homme est saisi comme un brigand par les valets des prêtres; il quitte Gethsémani pour la croix. Mais bientôt Juda apprend que son maître a été condamné à mort; peut-être s'était-il flatté que Jésus échapperait à ses ennemis cette fois, comme en d'autres rencontres; il avait supposé peut-être que Jésus en serait quitte pour une réprimande, une interdiction, tout au plus la prison. Il n'avait pas prévu, il ne pouvait pas prévoir une condamnation à mort: le dernier des supplices n'était fait que pour le dernier des criminels, et Judas, comme Pilate, ne voyait rien en Jésus qui fût digne de mort; il avait compté sans la haine, sans la haine des prêtres. Aussi, quand il apprend la terrible sentence, tourmenté de remords, il va rendre l'argent, mais on ne lui rend pas la victime; il est plus facile d'ôter la vie à un homme que de la lui rendre; et le fils de perdition, désespéré, va se pendre, nous dit Matthieu 27:5. Pierre ajoute que son corps s'est crevé par le milieu, la corde s'étant peut-être rompue, et que ses entrailles ont été répandues à terre (Actes 1:18).

Judas a été choisi dès la première heure pour être l'un des Douze. En insérant son nom dans la liste des apôtres l'évangéliste Luc écrit «Juda Iscariote qui devint (egeneto) un traître» (Luc 6:16). Donc Judas n'était pas né traître et il ne l'était pas au moment où Jésus l'a choisi; il le devint! Nous sommes devant un des drames les plus sombres de l'humanité.

Pourquoi le devint-il? Il n'y a pas si longtemps, quand la thèse de Jésus «révolutionnaire» était à la mode, on a cherché à donner à son geste des motivations idéales. Certains ont vu dans son surnom «Iscariote» une déformation du mot «sicariote», c'est-à-dire faisant partie du groupe de zélotes extrémistes qui prônaient l'emploi du glaive (sica) contre les Romains; d'autres ont pensé que Judas a été déçu de la façon dont Jésus suivait son idée du «royaume de Dieu» et qu'il voulait lui forcer la main, en le poussant à agir aussi au plan politique contre les païens. C'est le Judas du célèbre «Jésus Christ Superstar» et d'autres spectacles et romans récents. Un Judas pas loin d'un autre célèbre traître de son bienfaiteur: Brutus, qui tua Jules César, en pensant de sauver ainsi la république!

Ces reconstructions sont respectables quand elles revêtent quelque dignité littéraire ou artistique, mais elles n'ont aucun fondement historique. Les évangiles – seules sources dignes de foi que nous ayons sur le personnage – parlent d'un motif plus terre-à-terre: l'argent. Judas avait reçu la garde de la bourse commune du groupe; à l'occasion de l'onction de Béthanie il avait protesté contre le gaspillage du précieux parfum versé par Marie sur les pieds de Jésus, non pas par souci des pauvres, relève Jean, mais parce que «c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l'on y mettait» (Jean 12:6). Sa proposition aux chefs des prêtres est explicite: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre? Ils lui remirent trente pièces d'argent» (Matthieu 26:15).

Mais pourquoi être surpris par cette explication et la trouver trop banale? N'est-ce pourtant pas presque toujours comme ça aujourd'hui? Mammon, l'argent, n'est pas une idole parmi tant d'autres; c'est l'idole par antonomase: littéralement, «l'idole en métal fondu» (Exode 34:17). Et l'on comprend pourquoi. Qui est, objectivement, sinon subjectivement (autrement dit, dans les faits, si non dans les intentions), le vrai ennemi, le concurrent de Dieu, dans ce monde? Satan? Mais aucun homme ne décide de servir Satan, sans raison. S'il le fait c'est parce qu'il croit obtenir de lui quelque pouvoir ou quelque bénéfice temporel. Qui est, dans les faits, l'autre-maître, l'anti-Dieu, Jésus nous le dit clairement: «Nul ne peut servir deux maîtres: ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent (Mammon)» (Matthieu 6:24). L'argent est le «dieu visible», contrairement au vrai Dieu qui est invisible.

Mammon est l'anti-dieu car il crée un univers spirituel alternatif, donne un autre objet aux vertus théologales. La foi, l'espérance et la charité ne reposent plus sur Dieu, mais sur l'argent. Une affreuse inversion de toutes les valeurs se met en marche. «Tout est possible pour celui qui croit», disent les Écritures (Marc 9:23); or le monde dit: «Tout est possible pour celui qui a de l'argent». Et, à un certain niveau, tous les faits semblent lui donner raison.

«La racine de tous les maux – disent les Écritures - c'est l'amour de l'argent» (1 Timothée 6:10). Derrière chaque mal de notre société il y a l'argent, ou du moins il y a aussi l'argent. Celui-ci est le Moloch de la Bible, auquel on sacrifiait des petits enfants (Jérémie 32:35), soit le dieu aztèque, auquel il fallait offrir quotidiennement un certain nombre de cœurs humains. Qu'y a-t-il derrière le commerce de la drogue qui détruit tant de vies humaines, l'exploitation de la prostitution, le phénomène des différentes mafias, la corruption politique, la fabrication et le commerce des armes, voire même – chose horrible à se dire – derrière la vente d'organes humains enlevés à des enfants? Et la crise financière que le monde a traversé et que ce pays traverse encore, n'est-elle pas due en bonne partie à cette «exécrable avidité d'argent», l'auri sacra fames, de la part de quelques-uns? Judas commença par soutirer un peu d'argent de la caisse commune. Cela ne dit-il rien à certains administrateurs de l'argent public?

Mais sans penser à ces moyens criminels pour accumuler de l'argent, n'est-il déjà pas un scandale que certains perçoivent des salaires et des retraites cinquante ou cent fois supérieurs aux salaires et retraites de ceux qui travaillent à leurs dépendances et qu'ils élèvent la voix dès que se profile l'éventualité de devoir renoncer à quelque chose, en vue d'une plus grande justice sociale?

Dans les années '70 et '80, pour expliquer, en Italie, les soudains renversements politiques, les jeux occultes de pouvoir, le terrorisme et les mystères en tout genre dont était frappée la coexistence civile, s'affirmait l'idée, presque mythique, de l'existence d'un «grand Vieux»: un personnage rusé et puissant qui, en coulisses, aurait manipulé tous les fils, à des fins que lui seul connaissait. Ce «grand Vieux» existe vraiment, ça n'est pas un mythe; il s'appelle Argent!

Comme toutes les idoles, l'argent est «faux et menteur»: il promet la sécurité alors qu'il l'enlève; il promet la liberté alors qu'il la détruit. Que de fois, en cette période, avons-nous dû repenser à ce cri que Jésus lança au riche de la parabole qui avait amassé des biens à n'en plus finir et qui se sentait en sécurité pour le restant de sa vie: «Cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l'aura?» (Luc 12:20). Des hommes placés à des postes de responsabilité qui ne savaient plus dans quelle banque ou dans quel paradis fiscal amasser les recettes de leur corruption se sont retrouvés sur le banc des accusés, ou dans la cellule d'une prison, juste au moment où ils s'apprêtaient à se dire: «Maintenant profites-en, mon âme». Pour qui l'ont-ils fait? Cela valait-il la peine? Ont-ils vraiment fait le bien de leurs enfants et de leur famille, ou du parti, si c'est cela qu'ils cherchaient? Ou alors ne se sont-ils pas ruinés eux-mêmes et les autres? Le dieu argent se charge de punir lui-même ses adorateurs.

La trahison de Judas continue dans l'histoire et le «trahi» c'est toujours lui, Jésus. Judas vendit le chef, ses adeptes vendent son corps, parce que les pauvres sont les membres du Christ: «Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Matthieu 25:40). Mais la trahison de Judas ne se poursuit pas seulement dans les affaires retentissantes comme celles que je viens d'évoquer. Ça serait pratique pour nous de penser cela, mais il n'en est pas ainsi. L'homélie que don Primo Mazzolari prononça sur «Notre frère Judas» est restée célèbre: «Laissez-moi penser un moment au Judas qui est au fond de moi, avait-il dit aux quelques paroissiens présents devant lui, au Judas qui est peut-être aussi en vous».

On peut trahir Jésus aussi pour d'autres formes de récompense qui ne soient pas les trente pièces d'argent. Trahir le Christ c'est trahir son épouse ou son époux, c'est briser l'alliance que Dieu a établi dans l'union d'un couple. Trahir Jésus c'est trahir la confiance de son ami intime ou de trahir son frère en Christ pour soutenir ses ennemis. Trahir Jésus c'est trahir sa conscience éclairée par l'Esprit de Dieu, c'est rejeté l'instruction de l'Esprit Saint en faveur du raisonnement fallacieux de la nature humaine déchue. Trahir Jésus c'est les pasteurs qui au lieu de soigner ses brebis s'en servent à leurs avantages. Judas avait des circonstances atténuantes que nous n'avons pas. Il ne savait pas qui était Jésus, il pensait seulement qu'il était «un homme juste»; il ne savait pas qu'il était le Fils, Dieu même manifesté dans la chair. Toutefois cela n'est pas une excuse pour trahir une personne qui est considérée juste.

L'Évangile décrit la fin horrible de Judas: «Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l'avait livré, fut pris de remords; il rendit les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit: «J'ai péché en livrant à la mort un innocent.» Ils répliquèrent: «Que nous importe? Cela te regarde!» Jetant alors les pièces d'argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre» (Matthieu 27:3-5). Mais ne portons pas de jugement hâtif. Jésus n'a jamais abandonné Judas et personne ne sait où il est tombé au moment qu'il s'est précipité la corde au cou, et a crevé par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues. Qui peut dire ce qui s'est passé dans son âme à ces derniers instants? «Ami», avait été le dernier mot de Jésus à son égard dans le jardin des oliviers et il ne pouvait l'avoir oublié, tout comme il ne pouvait avoir oublié son regard. Ainsi Judas le poltron est mort par crevaison sur l'autoroute de la perdition.

Jésus mentionna Judas lorsqu'Il pria avant Sa crucifixion: «Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Écriture soit accomplie.» (Jean 17:12). Hormis Judas, les expressions «fils de la perdition» ou «fils de la destruction» ne sont appliquées qu'à un seul autre endroit dans les Écritures – «l'homme impie» des temps de la fin: «Que personne ne vous séduise d'aucune manière; car il faut que l'apostasie [la rébellion] soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme impie, le fils de la perdition, l'adversaire qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qu'on adore; il va jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu» (2 Thessaloniciens 2:3-4). Évidemment qu'il ne s'agit pas ici de Judas qui est déjà mort depuis longtemps. L'expression «fils de la perdition» se rapporte symboliquement à une collectivité du même type, d'un faux peuple de Dieu désigné à apparaître vers la fin des temps dont la caractéristique principale est l'apostasie, c'est-à-dire «la déformation de la foi pour lui attribuer un sens qu'elle ne détient pas». La foi est en Christ, mais ici la foi est en l'Antichrist, non un personnage mais une doctrine qui élève l'homme à la stature de Dieu et cette doctrine est celle du libre-choix soutenue par toutes les sectes évangéliques du christianisme contrefait moderne qui a reçu une puissance d'égarement venant de Dieu pour qu'ils croient au mensonge et soient condamnés à la perdition éternelle. Ainsi le type original et son apparence à venir correspondent à une seule et même chose: la trahison et la perdition.

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