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| Dernière mise à jour il y a 5 mois, le 30 août 2022 par GoDieu.com

 

Le concept de reproduction spirituelle

La multiplication ou reproduction de l’espèce humaine dans son état primaire d’existence, est ce qui attire notre attention. La notion que la relation sexuelle n’était pas nécessaire, au début, est particulièrement intéressante et énigmatique à la fois. Que la multiplication ou procréation de l’espèce humaine ne se faisait pas par la chair, mais par l’esprit au moyen de la réflexion dans ses expressions du renoncement, est une notion complètement inconnue et jamais abordée auparavant. On pourrait la qualifier de notion insensée ou même de fiction théologique. Mais certains facteurs nous indiquent autrement:

  1. Le péché n’existait pas encore lorsque la race humaine fut créée, mâle et femelle (Genèse 1:26-27; 5:1-3), ce qui indique clairement deux points essentiels:

    1. Elle fut créée en pleine maturité et se multiplia ainsi de la même façon, sans passer par la naissance biologique, qui caractérise la vie organique naturelle et charnelle, comme c’est le cas avec chacun de nous en ce monde;

    2. Elle n’a pas le besoin de relation sexuelle pour naître, comme nous voyons après l’entrée du péché (Genèse 3:16), ce qui fit que l’être humain doit naître comme un enfant et subir la croissance pour devenir un adulte en pleine maturité;

  2. Sa physionomie était complète en tous les détails, avec tous les organes de la reproduction, quoique l’utilité n’était pas nécessaire encore pour la multiplication de l’espèce, car l’attraction sexuelle n’est venue qu’après la chute (Genèse 3:16), pour assurer la reproduction selon la chair, d’après le décret de l’Esprit des vivants pour former une nouvelle création humaine et divine à l’image de Christ. Ainsi, l’éternité antérieure rejoint l’éternité ultérieure, en passant par la dimension du temps qui sert comme processus de formation pour les élus, et de détérioration pour les exclus.

En ce monde, après la chute dans le péché de rébellion, le processus de reproduction devint charnel, dû au fait que désormais l’être humain était soumis, dans sa condamnation, au dépérissement de la corruption, pour tous les temps jusqu’à la fin des temps. En d’autres mots, la mortalité est entrée dans le sang de la race humaine, et l’homme fut condamné à mourir pour son péché, c’est-à-dire, que l’immortalité fut remplacée en l’homme par la mortalité dans sa condamnation par l’Esprit des vivants, pour l’accomplissement de ses dessins de former une nouvelle création. Ces choses nous sont indiquées dans Genèse 5:3, où le nom du fils d’Adam ou Seth, signifie littéralement «remplaçant»; et que le nom de son fils, ou Énoch, signifie littéralement «défaillance ou mortalité».

Dans ce contexte, le passage de Genèse 3:16 dans la Bible Machaira 2020, est particulièrement intéressant:

«Il dit à la femme: J’augmenterai grandement l’indisposition de ta grossesse; «dans le sang», tu enfanteras des enfants avec douleur, et tu voudras exercer le contrôle sur ton mari, mais il dominera sur toi.»

Ce passage est une mine d’informations sur notre sujet.

Premièrement, que la femme, quel que soit la signification qu’on donne au terme, comme celle de «conscience de l’existence», est condamnée à enfanter avec douleurs, indique clairement que ce n’était pas le cas avant la chute dans le péché, et que l’enfantement ou reproduction se faisait au niveau spirituel et non charnel. On pourrait dire aussi, que la conscience de l’existence charnelle dans la race humaine, rejeta en bloc la loi d’interdiction dans sa rébellion, pour déclarer son indépendance d’avec Dieu pour s’attribuer la divinité. En d’autres mots, l’éveil de la conscience à son état de créature, qui nécessitait sa soumission à l’Esprit des vivants pour son existence, est ce qui occasionna la division dans la race, et la perte de la reproduction spirituelle.

Deuxièmement, la chute marque le début du cycle des menstruations de la femme, ce qui la rend fertile pour enfanter dans la pollution du sang contaminé par le péché, dont la conséquence est la défaillance dans la corruption, qui se propage comme un virus de générations en générations. Il s’agit d’un virus mortel incurable, qui vient de Dieu pour manifester sa justice sur les réprouvés; et seuls les élus peuvent en échapper les conséquences, par le pur sang de Christ versé sur la croix en leur faveur. En d’autres mots, il fallait aux élus une transfusion de sang spirituelle.

Troisièmement, que la femme est condamnée à être dominée par l’homme pour sa rébellion, indique que la soumission du principe «femelle», à celui de «mâle», n’était pas nécessaire avant la chute, car les deux étaient sur un pied d’égalité d’une perfection sublime, ce qui leur permettait une reproduction à l’infinie. Mais la femelle comme principe de réception et d’assimilation c’est-à-dire le corps ou ensemble des élus d’entre les hommes, sombra dans la rébellion avec tous les réprouvés, et n’était pas satisfaite, comme concept femelle ils en voulait plus, sa soif surpassait le but et la limite de son état de créature, elle voulait s’attribuer la divinité suprême, puisqu’elle était considérée dans sa faculté de réception et de reproduction à l’infinie, comme étant la mère ou source de la vie, lorsque la source unique et réelle était l’Esprit des vivants, et non le vase de terre qu’il avait créé. La femme, littéralement et figurativement, fut ainsi condamnée à se soumettre à l’autorité de sa puissance, qui lui donne la vie et la capacité de se reproduire, non plus dans l’esprit mais selon la chair, afin qu’elle apprenne à s’abaisser dans l’humilité qui est la base du renoncement, afin d’enfanter de nouveau par le Messie promis, qui naîtra dans la chair et le sang dans le sein d’une vierge soumise à l’Esprit des vivants, c’est-à-dire, d’une nouvelle naissance prodigieuse, sans relation sexuelle avec un homme, car le principe mâle de se donner ou de s’offrir appartient à Dieu seul, qui donne la vie et qui se donne Lui-même pour donner la vie à ses élus, en renonçant à la sienne en leur faveur, pour ensuite la reprendre et la glorifiée par sa résurrection, et l’exaltée comme Sainte Présence pour venir habiter le cœur de ses élus, pour leur donner la vie éternelle. Ainsi, la femme rebelle, comme ensemble des élus d’entre les hommes, devient par l’Alliance de la grâce, son Épouse, et la reproduction à l’infinie de son image est restaurée dans une nouvelle création humaine et divine dans l’éternité ultérieure, qui est la pleine réalisation du but suprême de l’éternité antérieure.

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