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Dernière mise à jour le 1 mois par GoDieu.com

 

Un évènement mystérieux incompréhensible?

Un manque de transmission d’information, peut occasionner des problèmes qui demandent une rectification dans notre compréhension. Sur la route de notre pèlerinage, il se peut parfois que nous arrivions à un cul-de-sac. Mais généralement la situation n’est pas trop inquiétante, et demande qu’une simple correction dans la direction de notre GPS spirituel, ou «God Provide’s a direction», qui devient en français un DPS, ou «Dieu pourvoit un Sens de direction». Ceci est le cas avec un événement mystérieux qui semble incompréhensible, et qui se produisit lors de la mort et de la résurrection de Christ.

Nous touchons ici à cinq passages énigmatiques, qui ont échappés à la compréhension d’un très grand nombre, à savoir, Matthieu 27:51-55. Nous nous concentrerons seulement sur les deux premiers passages, car ceux-là suffiront pour répondre à toutes nos questions sur l’ensemble du contexte.

51
En même temps, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent.

52
Les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps de saints qui étaient morts, ressuscitèrent;

53
Et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte cité, et ils furent vus de plusieurs personnes.

Il est clair qu’il se produisit plusieurs événements surnaturels, lors de la mort de Christ sur la croix, ainsi qu’à sa résurrection. Mais ce qui est frappant et étonnant, est qu’il est dit que «des saints qui étaient morts, ressuscitèrent». Est-ce bien cela qui se produisit, ou est-ce-que les paroles du texte détiennent une autre signification dans le Grec du Nouveau Testament? Considérant que la résurrection d’un mort était une chose extrêmement rare, et surtout que cela est mentionné dans le contexte de la mort et de la résurrection de Christ, ce qui est le thème principal dans ces passages, et non les événements secondaires qui y sont reliés; nous indique que les paroles, que nous avons mentionné plus haut, portent un autre sens que celui qui lui est attribué normalement. La clé pour en comprendre la signification réelle est le tremblement de terre.

Maintenant passons à l’analyse ces deux premiers passages, qui nous donnerons la compréhension de tout le reste de cette histoire à semblance mystérieuse:

Premier passage:

51
En même temps, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent.

L’Esprit de vérité qui dirigea les prophètes et les apôtres dans la composition des Saintes-Écritures, mentionne spécifiquement que «des rochers se fendirent», n’est pas sans importance. Cela nous indique l’extrême violence de la puissance du tremblement de terre, qui déchira littéralement l’écorce terrestre. Fendre des rochers n’est pas une chose insignifiante, cela demande un tremblement terrible et affreux très puissant, dans lequel plusieurs périrent, et d’autres furent sauvés. Les maisons du peuple commun n’étaient pas construites pour résister à un tel choc, et un grand nombre dans la ville de Jérusalem et les environs, s’écroulèrent sur leurs habitants, et d’autres furent simplement avalées par la terre qui s’ouvrit et disparurent dans le gouffre. Il ne faut pas sous-estimer l’ampleur du désastre qui se produisit. Ce qui marqua la mémoire des gens, n’était pas la mort de Christ sur la croix, car la majorité la considérait insignifiante et comme un sujet de raillerie, mais le tremblement de terre dans lequel plusieurs moururent et d’autres survécurent. Trois jours et demi après, au moment de la résurrection de Christ, les survivants qui furent sauvés du tremblement de terre, revinrent dans la ville de Jérusalem, et furent vu à la grande joie de leurs proches et de leurs voisins. Mais quelques temps après, cette joie éphémère fut tournée en malédiction, en tristesse, et en de grandes lamentations.

Deuxième passage:

52
Les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps de saints qui étaient morts, ressuscitèrent;

― Le premier mot que nous regardons au verset 52, est «sépulcre», ou «mnemenion», dans le Grec. Dans son essence primaire, ce mot signifie «avoir en mémoire, se rappeler d’une chose, d’un événement ou d’une personne». Le désastre du tremblement de terre était la chose que les gens se rappelaient le plus, il avait marqué profondément leur conscience. Dans ce contexte, ce mot ne signifie aucunement un tombeau, un genre de mémorial ou monument érigé en mémoire d’un mort. La coutume du temps, pour le peuple commun, était d’envelopper leurs morts dans des bandelettes de linge avec des aromates, semblable à une momie égyptienne, et de les déposer dans la terre. Seulement les rois, les hauts dignitaires, et les riches, comme Joseph d’Arimathée, Nicodème, et la famille de Lazare, pouvaient se permettre un tombeau ou sépulcre littéral, creusé dans le roc. Et même là, il n’y avait aucune plaque ou inscription de mémorial, pour indiquer qui se trouvait dans le tombeau. L’endroit était seulement indiqué sur des documents du propriétaire. Certains de ces tombeaux furent découverts des centaines, et des milles années par après. Aussi, il importe de remarquer, que les personnes riches mentionnées étaient des disciples de Christ, ce qui nous indique que Jésus et ses apôtres ne vivaient pas seulement d’amour et d’eau douce, pour ainsi dire. Ils avaient souvent du support financier pour pourvoir à leurs besoins de tous les jours, et pour distribuer aux pauvres ou mendiants parmi le peuple, comme l’exigeait la loi de Moïse. C’est pour cela que Judah, le traître, prenait souvent de la bourse du Seigneur, dont il était administrateur, car il était un voleur et se permettait une vie au-dessus de la moyenne. Contrairement, Jésus et le reste de ses apôtres vivaient une vie d’humilité dans la suffisance du renoncement, ce qui était pour eux une grande joie. Ce qui était important pour eux était les richesses d’en haut, qu’ils recevaient du Seigneur Jésus.

― Le deuxième mot que nous regardons au verset 52, est, «s’ouvrirent», ou «anoigo», en Grec, terme qui signifie «se faire voir, réaliser, devenir conscient d’un événement ou d’une personne, se mettre en mémoire ou se souvenir». C’est-à-dire, que ceux qui s’inquiétaient et pensaient que leurs proches étaient morts dans le tremblement de terre, furent grandement surpris de les revoir vivants, tellement le désastre était grand, et que les survivants de la grande multitude qui étaient présent à la crucifixion de Christ en dehors de la ville, étaient très peu. Même que les troupes de soldats romains, qui s’y trouvaient pour contrôler la grande multitude, «furent saisis d’une grande frayeur», verset 54, par le tremblement de terre. La même chose se produisit au matin de la résurrection de Christ, lorsque les gardes du tombeau s’enfuirent, à la vue de deux anges qui roulèrent la pierre énorme qui en bloquait l’entrée.

― Le troisième mot que nous regardons dans le verset 52 est celui de «corps», ou «soma», dans le Grec, terme qui signifie littéralement, dans ce contexte, «des êtres humains, une société ou une famille». Ce qui est vraiment intéressant, est que ce terme provient du mot «sozo», qui signifie «être sauvé ou gardé sain et sauf, être délivré du danger ou de la destruction». Il est clair dans ce contexte, que ce terme se rapporte aux survivants du tremblement de terre, de parmi la grande multitude qui était sortis de la ville, et dont la majorité avait crié à Pilate: «crucifie-le, nous n’avons d’autre roi que César. Que son sang retombe sur nous et nos enfants». Et c’est exactement ce qui se produisit par le tremblement de terre. Ils récoltèrent ce qu’ils semèrent, et ce ne fut que le commencement des douleurs pour ce peuple rebelle. Très peu survécurent au désastre, et un autre encore plus grand et plus terrible venait, et ne tarda point à se manifester 40 années après. La ville et le temple, ainsi que le peuple furent entièrement détruit par les armées romaines. Les soldats romains en crucifièrent tellement qu’ils manquèrent de bois, et les crucifièrent directement sur les murs de la ville, avant d’y mettre le feu et de la raser jusqu’au sol. La prophétie de Daniel 9:27 fut accomplie à la lettre, incluant les événements horribles mentionnés dans le chapitre 28 de Deutéronome.

― Le quatrième mot que nous regardons dans le verset 52 est celui de «saints», du Grec «hagios», terme qui vient de «hagos», et qui signifie littéralement «une chose terrible, être terrifié au-dessus de toutes choses, être complètement effrayé». Dans ce contexte, il se rapporte à la colère de Dieu qui se manifesta prodigieusement par un puissant et stupéfiant tremblement de terre, qui en tua des milles. En d’autres mots, il ne s’agit aucunement des saints élus de l’Ancienne Alliance, mais de la vengeance de Dieu contre ceux qui se moquaient de son sacrifice sur la croix pour racheter ses élus véritables, dans des douleurs atroces inimaginables. Sauf les disciples qui étaient présent, la grande majorité périrent. Mais Jésus n’avait-il pas dit dans Luc 23:34«Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font»? Or, ces paroles ont été utilisés depuis de nombreuses générations pour donner une fausse impression de miséricorde, en jouant sur les émotions des gens. Mais aussi pour justifier de nombreuses aberrations abominables. Dans ce contexte de la crucifixion du Seigneur Jésus, le verbe «pardonner», est «aphiemi», dans le Grec, et signifie, avec la préposition «apo», d’où il provient: «faire cesser l’oppression, éloigner de l’endroit ou chasser les moqueurs, de les séparer et de les mettre à part pour la destruction». En aucune façon que le mot «aphiemi», détient-il le sens «d’acquitter, d’absoudre, d’excuser, de gracier, ou de pardonner». Il porte plutôt un sens de condamnation, et de rétribution pour une faute commise. En d’autres mots, la manifestation surnaturelle du tremblement de terre, au moment précis de la mort de Christ sur la croix.

― Le cinquième mot que nous regardons dans le verset 52, est «ressuscitèrent», ou «egeiro», dans le Grec, et signifie «se réveiller dans le sens de rassembler ses facultés, de revenir consciencieux, de se présenter publiquement, d’élever et construire de nouveau». Ce terme est différent de «egersis», utilisé pour décrire la résurrection de Christ d’entre les morts verset 53. Or, celui de «egeiro», se rapporte aux survivants du tremblement de terre, qui se réveillèrent du choc traumatique qu’ils avaient subis, et qui se levèrent pour entrer dans la ville verset 53, se présentant publiquement avec l’intention de construire de nouveau, en relevant les ruines de leurs demeures. En d’autres mots, il n’y a aucune résurrection des morts ici; sauf celle de Christ qui ressuscita d’entre le grand nombre de ceux qui étaient morts dans le tremblement de terre, en manifestant sa gloire et sa victoire.

 

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