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L'application pratique du message

Cette petite histoire que nous venons de voir, est celle de tous les élus véritables. Nous marchons tous, au début de notre appel à renaître, sur une terre aride et sauvage, épuisés par les circonstances de la vie, et les nombreux ennemis qui s'en prennent à la foi ou assurance de Christ, que nous avons reçu dans les mérites du sacrifice de la croix. Nos convictions sont fermes et nous pouvons résister aux attaques des réprouvés et des imposteurs, mais nous avons encore beaucoup à apprendre. Il nous faut traverser la rivière des attractions naturelles de la chair, afin de pouvoir manger les fruits d'une communion spirituelle édifiante et merveilleuse. Nous obtenons cette puissance par la réalisation de la Sainte Présence de Christ qui habite en nous, en chacun de ses élus véritables. En d'autres mots, nous sommes tous des messagers de la Sainte Présence, et nous partageons cette grâce sublime avec d'autres élus, comme l'Esprit nous dirige. Il n'y a rien, absolument rien de plus important, que d'être donné la glorieuse révélation que la Sainte Présence de Christ vient habiter en chacun de nous, et nous donne tous les aspects de sa grâce merveilleuse. Ce trésor précieux inestimable est l'héritage des saints et l'assurance de posséder la vie éternelle dans le moment même. Nous sommes les porteurs de ce message précieux, que nous partageons avec les frères de notre petite communauté, et nous sommes donnés de réaliser que le nombre ne fait pas la force.

Contrairement aux réprouvés imposteurs, nous ne sommes pas des annonciateurs d'une bonne nouvelle. Nous sommes des messagers du Roi des rois, et nous portons son message véritable de sa grâce dans le sacrifice de Christ sur la croix, et sa résurrection d'entre les morts, message qui est vivifié, activé ou animé en chacun de nous, par la puissance de son exaltation comme Sainte Présence. Nous n'annonçons pas ce message, nous le vivons et le partageons entre-nous, car il est sélectif et exclusif, il se rapporte aux élus seuls. En d'autres mots, il n'est pas pour le monde des réprouvés qui, tous sans exception, sont condamnés à la séquestration éternelle dans des souffrances sans fin. Mais le message que nous portons et vivons, est l'appel à renaître en une nouvelle vie par la Sainte Présence de Christ, qui vient habiter strictement en ses élus véritables, par la pression extrême de son renoncement dans l'émancipation de sa gloire. C'est la raison pour laquelle, l'appel de la grâce est efficace et irrésistible envers les élus, et qu'il y a beaucoup d'appelés mais très peu d'élus. Les réprouvés ont été prédestinés, dans le décret de réprobation, pour résister à l'appel efficace de la grâce. Pour eux, c'est le contraire, il devient l'appel efficace et irrésistible à la disgrâce qui assure leur perdition éternelle. En d'autres mots, ils rejettent la grâce et la déforme pour la soumettre à leurs caprices d'un libre-choix illusoire, qui valide les efforts de la dignité humaine, par une volonté qui est esclave de la chair et du péché, et sous la condamnation éternelle de Dieu. Ainsi, comme nous voyons, l'efficacité de l'appel est double comme une Épée à deux tranchants, il est efficace pour la grâce du salut, et efficace pour la disgrâce de la perdition. Le premier se rapporte aux élus, le deuxième aux exclus.

Devons-nous donc avoir de la pitié ou compassion pour les réprouvés, et être attristés pour leur sort? Le piège est subtil, car celui qui agirait ainsi se ferait ennemi de Dieu, car il l'accuserait d'être injuste, et il subirait ainsi le même sort que le réprouvé, démontrant qu'il n'est vraiment pas un élu, mais un imposteur. Ce sujet est sensible et demande un peu plus d'explication. Cette notion radicale que nous présentons peut sembler cruelle, mais en réalité elle ne l'est pas. Dieu serait-il un tyran injuste et cruel, pour avoir condamné le monde entier à l'enfer? Évidemment que non, donc avoir de la compassion et de la tristesse pour un réprouvé, est de s'opposer au jugement que Dieu a déclaré pour le monde entier. N'est-il pas écrit, noir sur blanc, dans la Parole de Dieu, que «celui qui se fait ami du monde se fait ennemi de Dieu» (Jacques 4:4)!

Cela ne signifie aucunement, de ne pas venir à l'aide d'une personne réprouvée qui est dans la misère ou en danger. Aucun besoin d'être chrétien pour cela, nous réagissons tous normalement dans de telles situations, notre nature humaine, autant dépravée qu'elle soit, nous pousse à agir automatiquement pour que nous puissions répondre aux besoins. Cela est normal pour tous, chrétien et non-chrétien. On ne peut considérer cela comme de la compassion, mais comme une faculté instinctive de survie qui nous pousse par nature à agir de la même façon envers un autre. Mais un élu véritable est donné de reconnaître la main de Dieu en toutes choses, car il sait que l'Esprit des vivants est en parfait contrôle. C'est pour cela qu'avoir de la compassion et de la tristesse pour un réprouvé, que Dieu a condamné, est un péché grave contre la souveraineté de Dieu, et une attitude de rébellion contre Lui; c'est de l'accuser d'injustice et de cruauté, et de rejeter sa grâce, ce qu'aucun élu véritable ne fera jamais. On ne peut justifier en aucune façon un tel blasphème, en disant que nous sommes encore dans la chair et que nous avons encore des faiblesses. Cela serait de nous remettre sous la condamnation de la chair et du péché, et serait un affront direct au sacrifice de la croix.

Nous agissons tous parfois comme de vrais idiots, mais il n'existe aucune excuse valide pour se faire ennemi de Christ, sauf l'attente d'un châtiment terrible. Aucun élu véritable ne se trouvera dans une telle situation déplorable. Nous n'avons aucun choix que d'avoir, en ce monde, de la tolérance envers les réprouvés, mais cela est la limite de nos implications. Il ne faut pas tomber dans le piège des réprouvés et imposteurs, qui disent dans la folie de leurs délires: «Dieu aime le pécheur, mais n'aime pas son péché». Mais on ne peut dissocier le pécheur du péché, car autrement cela donnerait la fausse impression que le péché existe à part de l'homme rebelle, dont le cœur est tortueux par-dessus toutes choses et désespérément malin (Jérémie 17:9); en plus, la Bible dit clairement que Dieu hait le pécheur (Psaumes 5:3-6). En dissociant le péché du pécheur, les réprouvés imposteurs donnent l'illusion d'un libre-choix dans lequel le pécheur peut cesser de pécher par lui-même, si seulement il le désir, par une décision de sa volonté libre, d'accepter Jésus comme son Sauveur personnel. Cette notion, comme nous le savons tous, est une pure hérésie et un blasphème hautain contre la Souveraineté de Dieu et contre le sacrifice de la croix. Et ils appellent cette abomination infernale, la Bonne Nouvelle.

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