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Les implications de l'incarnation pour les élus

Que notre Admirable Esprit des vivants et seul Sauveur, le Seigneur JÉSUS, s'est formé miraculeusement un corps de chair dans le sein d'une vierge, est la doctrine de base du christianisme historique et authentique. Elle est essentielle à la grâce du salut. Ses implications sont énormes et multiples, dont la première est le renoncement de l'Esprit des vivants en faveur de ses élus, tel que stipulée et déterminée dans le décret d'élection depuis avant la fondation du monde, et donc assurée de se réaliser dans le cours de l'histoire humaine. Aucun ne peut en changer la prémisse, elle est basée sur le roc de la Souveraineté absolue du Dieu Tout-puissant, qui est en parfait contrôle sur toute sa création.

Le Roi de l'univers, le Créateur de toutes choses, est venu parmi nous, non dans la noblesse d'un aristocrate ou dans la dignité d'un homme respectable plein d'honneurs; mais dans l'humilité d'un pauvre serviteur commun, rejeté par tous et considéré comme un marginal à qui on ne doit aucun respect. En apparence, il n'avait rien de spécial pour attirer le regard. Il était insignifiant aux yeux de son propre peuple, une personne dérisoire qui était le sujet de leurs moqueries et de leurs insultes.

Mais dans son ministère, il guérit des malades et des estropiés, rendit la vue aux aveugles, ressuscita des morts, marcha sur les eaux, commanda aux vagues et aux vents, nourrit des milliers de personnes avec cinq pains et deux poissons, redressa des consciences déréglées et affolées, et enseigna la vérité par des paraboles, puis reprit sévèrement les dirigeants de la loi qui s'érigeaient en maîtres sur le peuple, et cherchaient constamment sa mort, car ils ne pouvaient tolérer la lumière de la vérité.

La source de sa puissance était la divinité suprême, le Père éternel (car le mot père signifie «source et origine»), qui résidait en Lui comme nature divine, dont il était l'enveloppe charnelle, visible et corporelle. Il était parfaitement Dieu et parfaitement Homme, en un seul corps parfait et immortel, libre de la tache du péché, le premier-né d'une nouvelle race céleste et éternelle, dans une nouvelle existence humaine et divine qui ne sera plus restreinte par la matière.

Le parallèle de l'incarnation avec les élus, est notre nouvelle naissance miraculeuse, par la Sainte Présence de Christ qui vient habiter en nous, ses élus véritables. De Lui, nous recevons sa foi ou assurance de posséder la vie éternelle qui est notre héritage. De la même manière qu'il est né miraculeusement, en se formant corps de chair dans le sein d'une vierge, nous naissons spirituellement, dans le sein de sa Sainte Présence qui nous habite. Ce processus de régénération a débuté dans le décret d'élection, dans lequel nous avons été imprégné de l'Esprit de vérité, désigné pour se manifester par le ministère de Christ, en chacun de ses élus, comme notre Substitut et notre Médiateur. Par «Esprit de Vérité», nous signifions la Réflexion de la Sainte Présence de Christ, qui se manifeste dans nos raisonnements, nos pensées et nos paroles qui expriment la vérité, autant douce et merveilleuse qu'elle soit, autant radicale et brusque qu'elle soit.

La vérité est un principe absolu de la Souveraineté de Dieu, elle est l'Expression de l'essence de son existence éternelle. Elle n'est pas désignée pour plaire à l'homme, mais strictement à l'Esprit des vivant qui en donne la révélation à ses élus seuls, selon le bon plaisir de sa volonté et la gloire de son Nom. Elle n'est donc pas une faculté humaine de l'intellect pour appréhender les choses de ce monde temporel, ni un concept philosophique abstrait; car elle est «stable, immuable, et éternelle». Elle est l'essence même de notre appel à renaître en Christ par sa Sainte Présence qui nous habite. En d'autres mots, elle est la Parole de Dieu manifestée dans la chair de ses élus qui sont vivifiés par elle, c'est-à-dire, qu'elle est la lumière dans leur conscience qui les instruit et les dirige dans la vérité révélée.

Dans Jean 14:2-3, nous voyons que Jésus dit à ses disciples:

2
Il y a plusieurs assurances dans la résidence de mon Père; si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer un accommodement

3
Et quand je serai parti, et que je vous aurai préparé un accommodement, je reviendrai, et vous prendrai avec moi, afin qu'où je serai, vous y soyez aussi.

Or, l'accommodement que le Seigneur Jésus nous préparait, afin qu'il puisse habiter en nous et nous en Lui à son retour le jour de la Pentecôte, et depuis, jusqu'à la fin des temps, était son sacrifice d'expiation en notre faveur, pour nous racheter du péché et de la mort à cause des exigences de la loi. Étant libéré de la condamnation de la loi morale comme notre Substitut, il pouvait ainsi prendre place en nous pour faire sa résidence permanente, faisant de chacun de nous des temples de sa Sainte Présence.

Nous sommes donc les héritiers de tous les aspects de son ministère terrestre, et nous détenons, par sa Sainte Présence qui nous habite, toutes les puissances merveilleuses qu'il manifesta parmi le peuple. En d'autres mots, nous pouvons faire les mêmes miracles qu'il a fait, si sa Sainte Présence en juge qu'il en soit bon et utile pour la gloire de son Nom. Il est Celui qui nous dirigera infailliblement dans ce domaine, si la nécessité se présente, et nous ne pourrons pas résister à son appel et sa direction, sa volonté s'accomplira. Or, nous ne sommes pas comme les charismatiques et nous n'en faisons pas parade. Mais la puissance qui est en nous est réelle et efficace, si le Seigneur désire se servir de nous pour rencontrer des besoins qu'il a déterminé d'avance. Une fois le besoin rencontré, la puissance est retirée et devient latente en nous, jusqu'à il soit déterminé de l'utiliser de nouveau pour la gloire de l'Esprit des vivants. Notre Dieu est un Dieu de miracles, et nous sommes ses disciples. Il se sert de nous comme bon lui semble, selon le bon plaisir de sa volonté et la gloire de son Nom merveilleux. N'en soyez pas surpris, car nous pouvons vraiment guérir des malades et même ressusciter des morts, si la Sainte Présence de Christ qui nous habite, le juge nécessaire pour l'accomplissement de ses dessins, car c'est Lui qui agit en nous et à travers nous. On ne peut se servir de ces grâces comme bon nous semble. Si nous ne sommes pas appelés clairement et irrésistiblement pour agir, on ne bouge pas, on ne fait rien, car nous ne pouvons rien faire sans Lui. Le Seigneur prend soin des siens, comme le Bon Berger prend soin de ses brebis, et tout ce qu'il nous pousse à faire est toujours en faveur de son troupeau, et non celui d'un autre. Nous devons donc demeurer à l'intérieur de l'Enclos, et non s'aventurer à l'extérieur. Il ne faut jamais oublier que toutes les puissances merveilleuses de Christ, résident dans l'humilité de son renoncement en notre faveur, et dans lequel nous devons demeurer. Nous n'avons aucun droit de nous réclamer quoique ce soit, car à Lui seul appartient toutes les puissances, les honneurs, et la gloire, pour tous les temps et éternellement.

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