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Les implications de la résurrection pour les élus

Après la mort de Christ sur la croix, vient sa résurrection d'entre les morts. Tout comme les ténèbres ne peuvent retenir la lumière, la mort ne peut retenir la vie, et Christ est la vie. Le Seigneur Jésus passa exactement trois jours et demi dans le domaine de la mort. Ce court temps correspond à une période d'inactivité d'un élu, avant qu'il reçoive l'appel efficace de la grâce pour renaître en Christ. Elle doit être comprise comme s'appliquant aux élus dans un sens figuratif et non littéral. Elle peut être d'une très longue durée, comme d'une courte saison. Elle implique de nombreux conflits aux niveaux de l'intellect et des émotions, et dans laquelle un élu se pose des questions sur le pourquoi de son existence. Il a en lui une curiosité qu'il ne peut comprendre, et passe sa vie à l'analyse dans les moindres détails, et cherche à faire mieux, mais il ne réussit jamais complètement, tout est toujours à recommencer, et il est misérable dans cette condition. Il cherche à saisir le bonheur, mais il s'envole constamment. Il a grandement besoin d'être libéré de sa condition de misère, pour atteindre son but d'une vie meilleure.

Cette petite anecdote n'est que pour illustrer notre sujet sur la notion d'émancipation, terme qui signifie: «L'action de se libérer ou de se dégager d'une dépendance morale, des préjugés de son époque.» Dans notre contexte, il s'agit d'être dégagé de la pression extrême du fardeau insupportable de la loi morale, qui accuse notre conscience devant Dieu pour nos transgressions de ses principes, et exige notre mort en retour pour la réparation des relations avec l'Esprit des vivants. Mais le prix est trop élevé pour l'homme, car la loi exige un sacrifice pur et sans taches, c'est-à-dire, sans péchés, et tous les hommes sont pécheurs sans exception, et ne peuvent donc se racheter eux-mêmes. Ainsi, Christ qui était sans péché, paya le prix à notre place, c'est-à-dire, comme notre Substitut. Il prit sur lui l'extrême pression du sacrifice de la croix, dans des douleurs atroces qui étaient réservées à chacun de nous. Lorsque nous réalisons qu'il fit cela pour toutes les transgressions de tous les élus, dont le nombre est incalculable, on ne fait que commencer à comprendre l'intensité inimaginable de la pression extrême que Christ a subie à notre place.

Or, la résurrection est le relâchement du fardeau de cette pression, dans la lumière glorieuse d'une transformation corporelle prodigieuse, qui surpasse notre compréhension. Néanmoins, la résurrection n'était qu'une phase de préparation pour une plus grande gloire à venir, celle de l'exaltation.

Dans le parallèle des deux ministères, la résurrection correspond à la gestation des élus. Comme Christ était dans la tombe préparant son corps pour l'émancipation ou libération totale du fardeau de la chair, nous sommes dans un stage de formation qui nous édifie dans une nouvelle vie, en attente de notre exaltation lors de notre transformation finale. Nous vivons présentement une vie de résurrection, mais nous vivrons aussi une vie dans la gloire éternelle.

Nous sommes maintenant dans un état d'apprentissage qui nous prépare pour une nouvelle existence sublime. La Sainte Présence de Christ qui nous habite, a pris en charge notre éducation, en préparation d'une nouvelle habitation majestueuse. Les leçons sont parfois pénibles, mais elles sont pour notre bien. Notre Maître nous assure qu'aucun de nous ne faillira son examen final, nous serons tous diplômés dans l'expertise de la divinité céleste et éternelle, et nous construirons un monde nouveau qui n'aura pas de fin.

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