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Les implications de l'exaltation pour les élus

Comme nous l'avons déjà mentionné dans d'autres documents, aucun sujet n'est plus méconnu que l'exaltation de Christ. Nous en avons donné quelques explications que nous mentionnerons de nouveau ici. Nous n'avons toutefois pas touché au parallèle qu'il détient entre les deux ministères de Christ, et c'est ce que nous entreprendrons dans ce chapitre, par la grâce de l'Esprit des vivants et sous la direction de la Sainte Présence de Christ en nous.

Commençons avec la chambre-haute, où les premiers disciples se réunirent le jour de la Pentecôte, le cinquantième jour après le Sabbat annuel. Ce jour spécial dans le calendrier des Juifs ou plus précisément des Judéens, était la fête des tentes ou fête des tabernacles, qu'on pourrait nommer aussi, en demeurant fidèle aux contextes historique, cultuel, et biblique, la fêtes des temples. En fait, les mots «tente, tabernacle, et temple», signifient une seule et même chose. Cette dernière désignation établie un rapport étroit entre les parallèles des deux ministères du Seigneur Jésus-Christ, comme nous voyons avec ces paroles de l'apôtre Paul: «Ne savez-vous pas que votre corps est le temple de la Sainte Présence, qui est en vous, et qui vous a été donné de L'ESPRIT DES VIVANTS, et que vous n'êtes point à vous-mêmes?» (1 Corinthiens 6:19).

Mais retournons, pour le moment, à la chambre-haute. Par «chambre haute», ou «huperoon», dans le Grec, il est généralement admis qu'il s'agit d'une pièce de la partie supérieure d'une maison, quelquefois construite sur le toit plat, où les Orientaux avaient coutume de se retirer pour se reposer, méditer, ou prier. Mais le mot «chambre», porte aussi le sens «d'assemblée, d'association, de conseil, de consulter, et d'enseigner», tous en relation avec la grâce de «l'aspiration», et de «l'anticipation». Par analogie, la chambre-haute signifie «les aspirations les plus élevées et les plus sublimes», et indique les anticipations de la gloire à venir, dans la communion ou partage des élus. En d'autres mots, la communion des élus est arrosée par l'huile de la grâce, c'est-à-dire, qu'elle est une grande bénédiction, pleine de merveilles et de révélations formidables. La communion est l'aspiration des élus, décrite comme «L'attraction ou élans que subissent les forces vitales». C'est-à-dire, selon les parallèles des deux ministères, que nous sommes attirés irrésistiblement, par la puissance de la Sainte Présence de Christ en chacun de nous, pour communier ensemble car nous avons tous un même Esprit. Le but est l'apprentissage ou échanges de données vitales, dans notre formation qui anticipe notre union dans la gloire à venir.

On peut ainsi appeler la chambre-haute, lieu ou condition d'être de la rencontre de nos aspirations, «la chambre des merveilles de la révélation divine». C'est exactement ce qui se produisit avec les apôtres le jour de la Pentecôte.

C'est dans une telle condition et un tel endroit que se rendirent les apôtres avec les femmes, ainsi qu'avec Marie, mère de Jésus et les frères de Jésus (Actes 1:13). Ils revenaient de la montagne des oliviers, où ils venaient d'assister à un évènement prodigieux, et ils en étaient tous grandement émerveillés, voir même stupéfaits. Ils en furent tous profondément marqués, et se questionnèrent, cherchant à en comprendre toutes les implications, car ils n'avaient pas encore reçu la Réflexion de la Sainte Présence de Christ en eux. Mais cela ne tarda pas à venir.

Ils avaient été témoins de l'exaltation de Christ, nommée aussi l'ascension. Contrairement à la notion populaire, l'exaltation est en réalité essentielle à la grâce du salut. Le mot «exaltation», détient, entre plusieurs synonymes, ceux «d'animation, divinisation, glorification, sublimation». Ce dernier est particulièrement intéressant, par rapport à l'exaltation de Christ, en ce qu'il signifie:

«Première préparation nécessaire consistant à purifier la matière par le moyen de la dissolution et de la réduction en ses principes, afin de permettre, quand elle est libérée de ses liens. Opération consistant à faire passer un corps directement de l'état solide à l'état gazeux, sans passer par l'état liquide.»

Ainsi, nous obtenons la description de l'exaltation de Christ, comme étant un état de transparence qui laisse passer la lumière éblouissante de la gloire de Dieu, à travers un corps physique qui devient graduellement invisible à l'œil nu. Jésus devint ainsi graduellement transparent devant ses disciples qui virent sa gloire, jusqu'à ce qu'il devienne complètement invisible. Il avait traversé le voile de sa chair (Hébreux 10:20), pour pénétrer intérieurement dans le Sanctuaire Céleste de sa nature divine, dévoilant à ses disciples le trône de sa Majesté Suprême, et la grande multitude d'êtres vivants qui s'y trouve, de son nom l'Esprit des vivants. En d'autres mots, les disciples furent donnés un bref aperçu de l'éternité, et de la gloire qui leurs est réservée.

Ce qui signifie que Jésus a donc été exalté et glorifié, avec son corps de chair ressuscité, dans la divinité, devant ses disciples qui en furent complètement émerveillés et frappés de stupéfaction. Qui d'entre nous ne le serait pas, à voir de nos propres yeux, le Seigneur Jésus dans toute sa gloire, s'asseoir sur le trône de la Majesté Suprême. Notre joie serait tellement grande, que nous ne pourrions plus supporter la vie en ce monde de ténèbres.

Les apôtres, qui étaient présents lors de l'ascension ou exaltation du Seigneur Jésus, furent privilégiés de recevoir une grâce vraiment spéciale, qui ne fut jamais accordée à aucun homme auparavant. Le Seigneur Jésus était retourné à sa gloire première comme la Source ou Père éternel, pour débuter son ministère spirituel d'exaltation, c'est-à-dire, comme «Paraclet», ou «Consolateur», celui qui apporte du secours, qui apporte la délivrance ou le salut, et qui fortifie par sa Sainte Présence. Les mots «Consolateur», et «Sauveur», sont ainsi deux aspects d'une même réalité, d'un même ministère dans la grâce du salut. En d'autres mots, Jésus est notre Souverain Sacrificateur, et aussi notre Consolateur, par sa Sainte Présence qui nous habite.

Le mot «ciel», qui suit immédiatement le mot «élevé», dans l'ascension du Seigneur Jésus, confirme davantage toutes ces choses, car dans le Grec, le mot «ciel», ou «ouranos», signifie «ce qui est très-haut», et rien n'est plus haut que la divinité Suprême.

Ce fut la dernière fois qu'ils virent Jésus dans son corps de chair. Dorénavant, ils ne le verraient plus selon la chair, mais selon la Réflexion de sa Sainte Présence, qui vint habiter en chacun d'eux, quelque temps après, le jour de la Pentecôte, et depuis, jusqu'à la fin des temps dans tous les élus véritables. Nous entrons ainsi dans un fait déjà accompli en notre faveur, par le principe du renoncement et de la substitution.

Maintenant, qu'en est-il de la nuée et des deux hommes vêtus en blanc? Ces deux s'expliquent dans un même souffle. Premièrement, le mot «nuée», ne signifie pas les «nuages dans le ciel», que nous voyons à tous les jours, mais la nuée du «Shekinah», ou «Sainte Présence», qui apparut dans le temple de Salomon lors de sa dédicace (2 Chronique 5:12-14). Remarquez qu'ils étaient cent vingt sacrificateurs, et qu'il y avait aussi cent vingt disciples dans la chambre-haute lors de la Pentecôte (Actes 1:15). L'Esprit des vivants est souvent illustré dans la Bible comme étant entouré d'une nuée. Dans le Grec le mot est «nephele», et signifie «une multitude», et représente une armée de témoins. En d'autres mots, il indique la multitude des élus dans le Sanctuaire Céleste, qui entourent la Sainte Présence de l'Esprit des vivants, dans le royaume de sa gloire. Les deux hommes vêtus en blanc, qui apparurent aux disciples au moment de l'ascension de Christ, étaient donc des élus vêtus de la justice éclatante de Dieu, pour leur donner le message que Jésus était pour «revenir de nouveau», dans la même gloire qu'il les avait quittés, ce qui se produisit le jour de la Pentecôte. Ainsi, le parallèle est établi aussi avec l'apparition finale de Christ en ce monde, lors de son surgissement du cœur de ses élus, dans une lumière glorieuse qui les transformera tous en son image, dans la splendeur de sa Majesté.

Cette phase finale de notre délivrance, se nomme «l'Émergence de Christ». Un évènement similaire à l'ascension, s'était produit lors de la transfiguration de Jésus, quand Moïse et Élie apparurent à ses côtés, et c'est probablement les deux mêmes hommes qui apparurent aux disciples au moment de l'exaltation, qui nous ouvrit la porte à l'éternité, pour que nous puissions y entrer.

La Pentecôte marque le début officiel de la Nouvelle Alliance de la grâce, nommé aussi «le temps de l'Église», c'est-à-dire, de «l'Appel», ou «Convocation à renaître», ou encore «le Millénium Spirituel», et «le Royaume de Dieu». Il s'agit de la période du Règne de Christ, par sa Sainte Présence qui habite le cœur de ses élus véritables, pour les former dans le processus de la résurrection spirituelle.

Quelques jours après l'exaltation de Christ, ou de son ascension, les disciples étaient tous ensemble dans la chambre-haute, c'est-à-dire, dans la chambre ou communion des aspirations de l'anticipation de la révélation, lorsqu'il vint du ciel, c'est-à-dire, de la divinité, un bruit comme un vent impétueux. Or, selon le Grec original, il s'agit d'un «retentissement de la divinité comme un souffle puissant». Or, le mot «bruit», ou «retentissement», vient du Grec «echos», et désigne «l'ampleur, disposition de l'esprit», comme réflexion de la vie. C'est-à-dire, de réfléchir sur la grandeur et majesté de Christ, dans l'étendue de sa gloire et de sa puissance. En d'autres mots, les apôtres et les disciples, subirent une réaction à la révélation de la Sainte Présence de Christ, qui revint pour habiter en eux. Ils furent pris par surprise, et subirent un contrecoup ou un choc, une répercussion, comme l'éclat ou impact d'une puissance prodigieuse, qui transforma radicalement leurs attitudes ou caractères qui refluèrent au-dedans d'eux, et qui se répandit dans leur esprit ou réflexions. En d'autres mots, la transmission d'un effet miraculeux qui se produit dans une période, pendant laquelle, après un événement important, une personne est perturbée, et son comportement est altéré. Cette expérience spirituelle prodigieuse est notre intégration en la Sainte Présence de Christ, dans laquelle nous sommes identifiés avec Lui et attribués tous les mérites du sacrifice de la croix. Elle est donc essentielle à notre salut, et confirme notre élection. La révélation de la Pentecôte est ainsi Christ en nous, l'anticipation de la gloire.

Il nous est dit que des langues semblables à du feu se posèrent sur chacun d'eux. Nous savons tous que les passages sur ce sujet ont été grandement abusés par les sectes pentecôtistes et charismatiques, mais aussi complètement négligés par les sectes du christianisme contrefait traditionnel. Il importe donc de faire la lumière sur ce sujet énigmatique.

Le mot Grec pour langue est «glossa», et celui pour feu est «pur», relié à «pyr ou pir». Or, la signification primaire du mot «langue», est «expression», et secondaire «dialecte». Or, d'entre les nombreux synonymes pour «feu», ceux qui se rapportent à notre contexte sont: «conviction, enthousiasme, lumière», et ces trois nous portent au mystère de la révélation qui concerne la Sainte Présence de Christ qui nous habite. Ainsi, les «langues de feu», et le «parler en langue», se rapportent à la même chose, la révélation de Christ en nous qui manifeste sa présence dans des instructions propres à la situation, et réservées strictement pour cette époque, comme signes de l'accomplissement de ses promesses. Il se manifesta ainsi des «expressions éblouissantes», de révélations multiples, qui surgirent de chacun d'eux. Alors, ils furent tous remplis de la Sainte Présence, et commencèrent à annoncer des expressions «de choses inconnues», selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer «en ces merveilles».

Les expressions de la révélation de Christ en nous, furent aussi dans les différents dialectes hébraïques des Juifs d'autres nations, car la base du langage était similaire pour tous. Tous parlaient l'Hébreu, mais teinté d'expressions d'autres nations. Puisque l'Hébreu, était à cette période, un langage sans voyelles, tous purent comprendre ce que disaient les disciples sur les révélations de Dieu.

Ce n'est donc pas que les disciples parlaient les différents langages des peuples étrangers, mais les différents dialectes Hébreux, des Juifs qui venaient d'autres nations, pour assister à la Pâques.

L'exaltation de Christ marqua le début de l'Alliance de la Grâce, et le fusionnement des deux ministères en un seul.

 

À Christ seul soit la Gloire
Amen!

Rédigé par Jean leDuc sous la direction de Christ
pour la communauté mondiale des élus.

 

Source: LeVigilant.com — Jean leDuc

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