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Lazare, l'ami de Jésus et le premier Christophilien

Rien n'est plus parlant ou signifiant pour les élus, que la résurrection de Lazare. Quoique nous avons déjà mentionné ce sujet dans plusieurs autres de nos documents, il importe de l'élaborer davantage, vu son importance cruciale qu'il détient pour les élus véritables. Dans Jean 11:3, il est dit que Jésus aimait Lazare. Le terme Grec utilisé pour «aimer», est «philio», et désigne «avoir de l'amitié», «un ami intime». Jésus utilise le même terme dans le verset 11, tandis que dans le verset 5, il utilise celui de «agapao», pour indiquer qu'il était résigné ou dévoué à Lazare et ses sœurs. Il importe aussi de remarquer que Lazare n'était pas un apôtre, mais un simple disciple qui était l'ami intime du Seigneur Jésus. En d'autres mots, Lazare était le premier Christophilien, terme qui signifie «ami de Christ». Ses sœurs Marthe et surtout Marie nommée aussi Marie de Magdeleine ou Madeleine, étaient très connus de Jésus et ses apôtres. Ils étaient en fait comme une deuxième famille du Seigneur, et Jésus allait souvent les visiter, car il avait beaucoup d'affection pour eux. Sa mère, Marie, entretenait aussi des rapports chaleureux et bienveillants avec eux, et ils se fréquentaient souvent, partageant leurs joies et leurs peines, et s'entraidant dans les difficultés de la vie de tous les jours.

La nouvelle de la mort de Lazare n'a pas surpris Jésus, car il savait que cela était pour se produire, puisqu'il avait déterminé toute choses d'avance, depuis avant la fondation du monde, pour la gloire de son Nom. En lisant attentivement cette histoire, sous la direction de la Sainte Présence de Christ qui nous habite, nous sommes donnés de réaliser qu'il y a un double aspect à ce récit: littéral ou physique, figuratif ou spirituel. Ces deux se rapportent au ministère terrestre et au ministère céleste du Seigneur Jésus. Mais premièrement, plaçons-nous dans le contexte en regardant les passages de Jean 11:20-27, puis ceux de Jean 11:39-40:

20
Quand donc Marthe eut appris que Jésus venait, elle alla au-devant de lui; mais Marie demeurait assise à la maison.

21
Et Marthe dit à Jésus: ADMIRABLE, si tu aurais été ici, mon frère ne serait pas mort;

22
Mais je sais que, maintenant même, tout ce que tu demanderas à L'ESPRIT DES VIVANTS, L'ESPRIT DES VIVANTS te l'accordera.

23
Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera.

24
Marthe lui répondit: Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. Da. 12. 2; Lu. 14. 14; Jn. 5. 29;

25
Jésus lui dit: JE SUIS la résurrection et la vie; celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Jn. 1. 4; Jn. 3. 16; Jn. 3. 36; Jn. 5. 24; Jn. 6. 47; Jn. 14. 6; 1 Jn. 5. 10;

26
Et celui qui vit et croit en moi, ne mourra jamais. Crois-tu cela? Jn. 6. 51;

27
Elle lui dit: Oui, ADMIRABLE, je crois que tu es le Messie, le Fils, L'ESPRIT DES VIVANTS Lui-même, qui devait venir dans cette disposition de la loi. Mt. 16. 16; Mc. 8. 29; Lu. 9. 20; Jn. 6. 69;



39
Jésus dit: Ôtez la pierre. Marthe, sœur du mort, lui dit: ADMIRABLE, il sent déjà mauvais, car il est là décomposé depuis quatre jours.

40
Jésus lui répondit: Ne t'ai-je pas dit, que si tu crois, tu verras la gloire de L'ESPRIT DES VIVANTS?

Les paroles du Seigneur Jésus, dans les verset 25 et verset 26, sont marquantes, saisissantes, inoubliables, éclatantes, et pleines de vie et de la lumière éblouissante de l'Esprit des vivants. Nous y sommes attirés irrésistiblement, car elles sont le respire de notre existence en tant qu'élus véritables. De mêmes que les paroles dans le verset 40, qui transcendent leur contexte immédiat, pour s'élever au-dessus de la connaissance ou de la pensée normative, après l'avoir traversée et pénétrée d'une lumière sublime qui nous émerveille.

Il nous importe donc de passer à l'analyse ces dernières paroles: «si tu crois, tu verras la gloire de L'ESPRIT DES VIVANTS». Le premier mot «si», est un terme qui implique une condition, ce qui parfois est problématique dans la pensée moderne du chrétien authentique, puisque nous savons que la grâce de la foi est inconditionnelle. Mais il faut se gardez de négliger les contextes historique, culturel, et cultuel de l'époque, dans laquelle ces paroles sont prononcées. À ce moment de l'histoire, on se retrouve sous l'autorité de la loi; et Christ n'avait pas encore été crucifié, ressuscité, et exalté comme Sainte Présence. En d'autres mots, l'Alliance de la Grâce n'avait pas encore été établie, et les disciples n'avaient pas encore reçue le Saint-Esprit, ou Sainte Présence de Christ pour habiter en eux. Sous la loi, tout était conditionnel à l'obéissance, et le Seigneur Jésus s'exprima dans ce contexte, durant tout le temps de son ministère terrestre. Il est donc normal que le terme «si», soit utilisé pour exprimer une condition. Ce n'est toutefois pas le cas sous l'Alliance de la Grâce. Considérons aussi que, dans certains contextes qui expriment une affirmation, que le mot «si», peut être changé par «puisque», ce qui change radicalement la compréhension d'un texte. Le transfert d'une condition à une affirmation, est grandement utile dans certains cas, dans lesquels il faut utiliser du discernement.

Le prochain mot que nous rencontrons dans le verset 40, est le verbe «croire». Mais ce mot n'appartient pas dans les Saintes-Écritures, car sa source est purement religieuse et ecclésiastique pour exprimer un système de pensées théoriques et philosophiques, de croyances ou opinions charnelles et mondaines; terme auquel on a donné subtilement, par duplicité papiste, le sens de confiance, mais signifiant une confiance dans les autorités d'une fausse église. Malheureusement, dû à l'influence du catholicisme à travers l'histoire, le mot «croire», fini par trouver place dans toutes les versions de la Bible, ainsi que dans tous les Dictionnaires, et a grandement influencé le raisonnement des hommes pour devenir commun dans leur vocabulaire.

Or, dans le Grec du Nouveau Testament, le mot est «pisteuo», terme qui vient de «pistis», et qui signifie «recevoir la conviction de la vérité», c'est-à-dire, avoir reçu la foi réelle de Christ Lui-même, la confiance divine et spirituelle de sa Sainte Présence en nous, la certitude inébranlable de son autorité suprême, l'assurance glorieuse dans l'accomplissement de ses promesses. La foi réelle est purement spirituelle et céleste dans tous ses aspects merveilleux de la grâce souveraine. Elle est la certitude inébranlable de posséder l'assurance de Christ dans l'accomplissement de son ministère sur la croix, en faveur de ses élus seuls. Elle nous est donnée gratuitement et sans aucune condition, dans les mérites du sacrifice de la croix, qui nous sont attribués comme s'ils étaient les nôtres en propre.

Mais la croyance est un système de pensées purement charnel et mondain. Il signifie, en général, avoir des opinions, soit aux niveau religieux, politique, scientifique, ou social, sur des sujets variés. Il implique avoir une adhésion, un assentiment, une coutume, une idée, une persuasion, un savoir ou connaissance, un sentiment, une supposition, une théorie, une tradition.

Il est clair que les paroles de Marthe au verset 24«Je sais qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour» ― proviennent d'une connaissance ou tradition parmi les Juifs ou Judéens, à propos de la résurrection des morts. Cette notion se trouvait surtout parmi les Saducéens de l'époque. Marthe n'avait donc qu'un assentiment envers les paroles de Jésus qu'elle reconnaissait comme vraies, mais sans fondement réel. Mais Jésus corrigea ce moyen de reconnaissance, en utilisant le mot «pistis», qui signifie «avoir une confiance certaine, une certitude absolue», c'est-à-dire, la foi ou assurance en ses paroles. Quoique l'Esprit de vérité n'avait pas encore été donné, la présence de Jésus Lui-même, qui est la vérité, dégageait la certitude et produisit en ceux seuls qu'il avait choisi, d'avoir confiance en Lui de par l'autorité suprême qu'il détenait.

Nous arrivons ainsi au mot clé du verset 40, à savoir, le verbe «voir», dans les paroles «tu verras», ou «optanomai», dans le Grec. Ce terme signifie: regarder, se laisser voir, se manifester, mettre en évidence, apparaître; et il porte aussi le sens de réaliser, d'accomplir, de comprendre, de concevoir, de combler, de convertir, de créer, d'opérer, de pénétrer, de remplir, et de saisir. Au niveau de la révélation écrite, ce terme porte ainsi deux aspects: littéral et spirituel.

Au niveau littéral ou naturel, «voir», signifie «percevoir par le sens de la vue», c'est-à-dire, par les yeux du corps. Or, c'est exactement cela que Jésus dit à Marthe par ses paroles: «Tu verras la gloire de Dieu», et nous savons qu'il signifiait par cela la résurrection de Lazare, dont le corps était déjà en décomposition. En d'autres mots, il l'a créé de nouveau en mentionnant seulement son nom, et en lui commandant de venir à Lui. Sauf pour sa propre résurrection, ce fut le plus grand miracle qu'il accomplit dans son ministère terrestre, et cela détient de nombreuses implications au niveau spirituel pour les élus véritables. Pour nous, il implique la révélation d'une réalisation prodigieuse en notre conscience, de la Toute-puissance de la Sainte Présence de Christ en nous, l'anticipation de la gloire. Nous sommes donnés de réaliser l'importance de la substitution dans notre identification à Christ, dans tous les aspects de son ministère spirituel, dans lequel a été transféré tous les éléments de son ministère terrestre.

Le dernier mot que nous regardons dans le verset 40, est celui de «gloire», du Grec «doxa», qui signifie: splendeur, magnificence, éclat, honneur, majesté, glorification, divinisation, consécration, immortalité, autorité, visage ou présence, caractère ou attitude, triomphe ou victoire; tous des termes qui se rapportent à la Toute-puissance de Dieu, note Admirable Souverain Suprême et Esprit des vivants, le Seigneur JÉSUS. Clairement, «voir la gloire de Dieu», est d'être donné la grâce de voir ou de réaliser, la manifestation de sa Toute-puissance et de son autorité suprême sur toutes choses. Telle fut la résurrection corporelle de Lazare, aux yeux de nombreux témoins qui furent frappés de stupéfaction, ébranlés violemment dans le plus profond de leurs êtres, et agités comme des vagues furieuses qui s'abattent sur les récifs de leur conscience enténébrée. N'oublions pas que cet évènement prodigieux se déroula lorsque la loi était encore en vigueur, au temps du ministère terrestre du Seigneur Jésus. Que pouvons-nous anticiper dans son ministère spirituel comme Sainte Présence? Sûrement pas moindre!

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