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La comparaison avec la résurrection spirituelle

Il est évident que la résurrection de Lazare, détient des rapports étroits avec la résurrection spirituelle des élus véritables. Il ne peut en être autrement, puisque la Sainte Présence de Christ habite en chacun de nous, et détient la même puissance et la même autorité. Nous ne pouvons-nous attendre moins que lors de son ministère terrestre, mais davantage et encore plus.

Dans la vie de résurrection, que nous sommes données de vivre par la Sainte Présence de Christ qui nous habite, nous réalisons qu'elle est la manifestation de la gloire de Dieu en nous, dans un sens spirituel et céleste; c'est-à-dire, de par la puissance de son exaltation qui nous remplit de cette réalisation prodigieuse pleine de merveilles. Le but suprême est que nous réalisions pleinement l'aboutissement de sa splendeur, sa magnificence, son éclat, son honneur, sa majesté, sa glorification, sa divinisation, sa consécration, son immortalité, son autorité, son apparence ou image, son caractère, son triomphe ou victoire, comme étant les nôtres par le moyen de notre identification avec Lui, dans le principe de la substitution, qui nous communique ou transfert tous les aspects de sa gloire et de sa Toute-puissance, comme étant notre héritage. Nous sommes ainsi les récipients de sa nature divine, et de sa nature humaine glorifiée qui n'est plus restreinte par la matière et le temps.

Clairement, au niveau spirituel et céleste, pour les élus véritables, voir la gloire de Dieu est d'être donné la pleine réalisation de la gloire de Christ, de devenir entièrement conscient de la manifestation de sa Toute-puissance, et de son autorité suprême sur toutes choses, dont nous avons présentement un avant-goût par sa Sainte Présence qui nous habite.

Un point crucial que nous devons remarquer, est que Lazare était mort depuis quatre jours, et que son corps était déjà dans un état de décomposition, et dégageait la puanteur de la corruption du péché. Or, pourquoi Jésus a-t-il attendu jusqu'à la quatrième journée, avant de se rendre auprès de lui? Le fait est que Jésus savait que les Juifs ou Judéens avaient une tradition, selon laquelle «l'âme d'un défunt demeure auprès de son corps trois jours avant de quitter ce monde». En attendant le quatrième jour, les Juifs ou Judéens ne pouvaient pas dire, pour s'opposer au miracle du Seigneur, que l'âme était retournée dans son corps; ce qu'on appel de nos jours un coma, ou état de mort cérébrale ou mort clinique, dans laquelle un patient a souvent des visions de ce qu'il s'imagine être de l'au-delà, avant de revenir dans son corps ou réalité de la vie. Certains comparent cette expérience d'une semblance de mort, à un voyage astral. Néanmoins, sans élaborer sur cette fausse notion et ses implications occultes, Jésus avait déjoué la tradition des Juifs. Ils n'avaient plus aucun support pour essayer de le condamner, en prétendant qu'il faisait un faux miracle, comme ils l'auraient sûrement fait sans aucune hésitation.

Il est aussi dit que Jésus pleura, mais étant parfaitement Dieu, il était aussi parfaitement homme, et pouvait ressentir la douleur et la tristesse des sœurs de Lazare, qui étaient tous des élus véritables. Il ne pleura pas pour la mort de son ami, car il savait qu'il était pour le ressusciter. Son ministère terrestre était strictement envers ses élus d'entre le peuple d'Israël. Ce fut qu'à son ascension, c'est-à-dire, son exaltation comme Sainte Présence, que son ministère fut transféré au niveau spirituel, pour inclure tous les élus d'entre toutes les nations de la terre, pour former un nouveau peuple, une nouvelle race d'immortels céleste et éternelle, que nous pouvons nommer, les Élusiens redoutables et invincibles, c'est-à-dire, l'Israël spirituel de l'Esprit des vivants.

Un des éléments des plus importants de la mort de Lazare, est qu'il était un cadavre sans vie, et n'avait ainsi aucune faculté de raisonner ou choisir de croire, pour revenir à la vie. En ce sens, il est l'image parfaite de l'appel à renaître envers les élus seuls, nommé aussi l'appel irrésistible de la grâce. De même que Lazare, nous recevons la vie, mais au niveau spirituel par la Sainte Présence de Christ qui vient habiter en nous, et dans tous ses élus véritables depuis la Pentecôte, lorsqu'il revint parmi nous comme il l'avait promis. Nous vivons ainsi présentement, une vie de résurrection spirituelle, nommée aussi nouvelle naissance ou régénération d'en haut depuis l'origine. Or, comme la naissance naturelle demande un temps de gestation, nous ne naissons pas de nouveau en un seul instant en pleine maturité. Nous avons été conçus en Christ dans l'éternité, étant les émanations de son renoncement perpétuel, mais notre naissance spirituelle est graduelle, et demande aussi un processus de formation qu'on nomme une gestation spirituelle dans le sein de Christ. Elle correspond à une recréation selon le principe de la résurrection, dont l'achèvement est notre exaltation dans l'émergence de la gloire éternelle en l'Esprit des vivants. Tout comme Lazare, nous sortons de la tombe des ténèbres de l'ignorance, dans la lumière de la pleine réalisation de Christ en nous, et nous sommes déliés des bandelettes qui nous retenaient captifs à la corruption de ce monde dépravé et rebelle, qui se moque littéralement de Dieu.

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