🕊 La T.U.L.I.P.E. du Divin Jardinier (10)
Une défense biblique de la souveraineté absolue de Dieu
L'assurance du salut face à l'illusion du libre choix
Les véritables doctrines de la grâce dévoilées
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La T.U.L.I.P.E. du Divin Jardinier (9)
Les doctrines de la grâce
Il nous faut l'Évangile seul
Soyons absolument certains que nous proclamons l'Évangile de la Bible qui est l'Évangile de la Souveraineté de Dieu, et non pas l'Évangile des Baptistes, des Pentecôtistes, de l'Armée du Salut, des Catholiques, ou tout autre évangile dénaturé. Tant que nous mettons l'accent sur les éléments fondamentaux de la grâce, le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu est absolument le même dans tous les pays du monde, quel que soit le pays dans lequel nous vivons. Nous avons tous exactement le même besoin spirituel du même antidote spirituel. Nous avons tous besoin d'être affranchis du péché par le sang de Christ. Une fois libérés du péché, sachant que Christ a souffert l'enfer éternel pour nous, alors, même si nous devons mener le reste de notre vie dans un camp de concentration, sous la torture, ou dans la famine, nous avons toujours tout. Il faut entendre par «enfer» le lac de feu où les réprouvés seront tourmentés éternellement (Apocalypse 20:10; Hébreux 12:29) et non point la fausse doctrine de la non-existence des Témoins de Jéhovah et des Adventistes du Septième Jour. Que nous soyons obligés d'exister purement et simplement comme Lazare en tant que mendiant, n'ayant que les chiens pour lécher nos ulcères, ou bien que nous habitions un palais jouissant de toutes les bénédictions de ce monde, cela ne diffère en aucun point. Si nous sommes sauvés, nous pouvons savoir que nous avons le plus grand bien que nous ne puissions jamais posséder.
La Bible dit aussi que nous devons aimer notre prochain comme nous-même (Luc 10:27). Mais que signifie aimer notre prochain comme nous-même? Jésus a déclaré dans l'Évangile selon Jean 13:34: «Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres». Cela établit la nature de l'amour sacrificiel que nous devons éprouver pour les autres. Nous devons aimer nos prochains comme Christ nous a aimés, particulièrement nos frères dans la foi.
Quelle était la nature de l'amour de Christ pour vous et pour moi? Est-Il venu pour nous apporter la sécurité économique ou la liberté politique ou une bonne santé? Christ n'a-t-Il garanti aucune de ces bénédictions à Lazare lire: (Luc chapitre 16)? La réponse est non. Absolument pas. Dans Son amour pour nous, Il a donné Sa vie. Il a souffert la colère de Dieu, l'équivalent d'un séjour en enfer pour toute l'éternité, afin que nous puissions avoir la vie éternelle, nous évitant d'aller en enfer nous-mêmes.
Jésus nous a commandés «... Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés...» (Jean 13:34). Si Christ a voulu que je possède la vie éternelle à tel point qu'Il est allé au Calvaire et a souffert la colère de Dieu afin que je puisse être sauvé, si ce désir était le point de mire de Son amour, alors ce désir doit aussi être le point de mire de mon amour envers les autres. L'amour de Christ est un amour sacrificiel dont le nom grec est «Agape». Nous comprenons ainsi mieux les paroles de Jésus qui dit à ses disciples lorsqu'ils célébrèrent la Pâque ensemble: «Faites ceci en mémoire de moi» (Luc 22:19). Par ces paroles il n'établissait pas un nouveau rituel comme plusieurs le pensent, mais il indiquait à ses disciples une pratique de l'amour sacrificiel qui devait être la caractéristique prédominant dans la communion fraternelle, à savoir le partage. Cette caractéristique de renoncement à soi-même est le message central du Seigneur Jésus. C'est dans ce renoncement à soi-même pour les frères que se trouve le vrai Repas du Seigneur et la Pâque spirituelle de tous les chrétiens, et c'est dans ce renoncement que nous annonçons l'Évangile.
Remarquez que Jésus a dit: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» Mais comment dois-je m'aimer? Quel est le plus grand bien que je puisse désirer pour moi-même? Puis-je jouir d'une prospérité plus abondante? Est-ce là le plus grand bien pour moi? Pas du tout. En effet, il se peut que cela me tente de ne pas servir le Seigneur comme je devrais le faire. Mais alors, est-ce qu'il s'agit d'être renommé? S'agit-il de se faire un grand nom? Est-ce qu'il s'agit d'avoir toutes les choses auxquelles aspirent les gens du monde? La réponse en est non. Le plus grand bien n'est aucune de ces choses. Le plus grand bien pour moi, c'est ce que je dois renoncer à moi-même et placer ma confiance en Christ. Nous devons aussi désirer cela pour les autres. De quoi s'agit-il? La seule chose dont il faut que je sois absolument certain, c'est que je suis sauvé. C'est-à-dire, je dois être certain que mes péchés ont été expiés, de sorte qu'il ne soit plus possible que j'aille en enfer après ma mort. Je dois donc m'abaisser aux pieds de la croix pour être relevé dans la vie éternelle.
Y a-t-il un vivant sur la terre osant penser qu'il ou elle puisse échapper à la mort? Le monde existe déjà pour environ sept mille ans, et à seulement deux exceptions de près (Hénoch et Élie), tout être humain qui n'ait jamais marché sur la terre est mort ― tous! Il n'y a pas un seul qui y a échappé, sauf Christ. Et cela s'accorde avec le principe biblique qu'il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement (Hébreux 9:27). Alors cela veut dire que c'est ce qui va m'arriver aussi ― à moins, bien entendu, que le Seigneur ne revienne ou plutôt n'apparaisse auparavant. Ainsi, si je m'aime vraiment, je ne vais pas aspirer à posséder davantage de choses de ce monde. Je ne vais pas aspirer à jouir d'une meilleure position dans ce monde, car dans la mesure où je désirerais avoir ces choses, je m'écarterais du chemin qui est le meilleur pour moi. Ma préoccupation la plus importante doit être que je sois absolument certain que je suis enfant de Dieu, que je suis sauvé, et que ma communion est avec Christ dans une confiance absolue en sa Souveraineté et en sa Présence en moi. C'est seulement alors que je me rendrai compte que toutes ces autres choses n'ont aucune importance. Rien n'est plus important que la présence de Christ en nous.
Pouvons-nous maintenant commencer à voir la vérité plus clairement? Le fil d'or qui se retrouve à travers toute la Bible est le message du salut. Chaque fois que nous perdons ce fil, ou ce point de mire, nous pouvons être sûrs que nous n'avons plus l'Évangile de la Bible. Nous aurons un évangile qui a été conçu dans l'esprit de l'homme, et nous nous attirerons des problèmes dans nos tentatives pour le proclamer à d'autres gens.
Mais, évidemment, le vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu aussi rencontrera une ferme résistance, surtout de la part de ceux qui se disent chrétiens au sein des mouvements évangéliques. Il est odieux aux yeux de l'homme et de ceux qui valorisent la dignité humaine avec un faux évangile du libre-choix. L'homme n'aime pas que l'on lui dise que Dieu est Souverain et qu'il est en route pour l'enfer. Personne ne veut l'entendre. L'esprit de l'homme naturel (ou inconverti) trouve qu'il est odieux d'entendre qu'il ne puisse rien faire pour se sauver lui-même, surtout qu'il n'a pas la capacité de choisir de croire. Une telle résistance peut être changée seulement dans le cœur de ceux qui réalisent qu'ils ne sont pas maître de leur vie, et qui deviennent sauvés en s'écriant à Dieu: «O Dieu, aie pitié de moi, un pécheur.» Être sauvé signifie que tout notre égoïsme doit être brisé en éclats, il ne doit en rester rien. Être sauvé signifie faire crouler notre respect de soi, abattre notre dignité. Être sauvé doit mettre en pièces tout ce que je suis personnellement, toutes mes facultés et toutes mes aspirations. Bref, le salut implique la souffrance à deux niveaux: la souffrance du brisement et la souffrance de marcher dans la foi.
Si nous sommes devenus enfants de Dieu, nous aurions reconnu que le plus grand bien dans notre vie est que nous soyons sauvés de la colère de Dieu; l'enfer ne peut plus jeter le grappin sur nous. Nous n'allons plus jamais avoir à nous tenir devant le Trône de Jugement de Dieu pour rendre compte de nos péchés. Christ a tout payé pour nous. Nous sommes couverts par Son sang. Nous lisons dans Jean 5:24, que ceux qui croient à Lui ne viennent point en jugement, mais sont passés de la mort à la vie. Le passage de Romains 8:1 nous dit la même chose. Voilà le message que Dieu nous appelle à proclamer fidèlement à ceux envers qui il nous dirige. Maintenant, tout ce qui nous importe c'est d'être tout entier à Son service. Nous brûlons du désir que les autres puissent entendre l'Évangile de la Royauté de Christ qui règne présentement en notre cœur, de sorte qu'ils puissent, eux aussi, connaître ce merveilleux salut que Dieu a si abondamment offert.
N'avons-nous pas un merveilleux Sauveur et Seigneur? N'avons-nous pas un merveilleux Évangile, si toutefois nous comprenons l'Évangile comme il le faut? Nous restons stupéfaits face à la gloire de Dieu alors qu'Il Se glorifie à travers ce genre d'Évangile. Alors, soyons certains que nous gardons toujours ce message en tête ainsi que dans notre cœur. Si nous constatons, à n'importe quel moment, que l'évangile que nous proclamons commence à s'écarter du vrai Évangile de la Souveraineté de Dieu en la Royauté de Christ, que nous nous écriions à Dieu en disant: «O Dieu, pardonne-moi pour avoir eu quelque chose d'autre en tête quand j'essayais de partager avec les autres le vrai Évangile façonné à mes propres désirs charnels.» Le vrai Évangile est ceci: Christ est le Dieu Souverain et Tout-Puissant, mort pour mes péchés et ressuscité pour ma justification, je désire par sa grâce qu'il m'accorde dans sa prédestination, que ce merveilleux salut appartienne à tous ceux auquel il m'amène à le présenter, et en raison du fait que seulement les élus sont sauvés, je participerai avec eux à la gloire éternelle. Il n'y rien d'autre au monde dont j'ai besoin le plus que de demeurer dans une communion constante avec mon Sauveur et Seigneur, et de partager avec mes frères et mes sœurs dans la foi cette grande bénédiction avec ceux qui nous entourent dans la vie de tous les jours. Que sa lumière qui reluit dans nos cœurs manifeste la connaissance de la gloire de Dieu en Jésus-Christ, notre Souverain à qui appartient tous honneurs, toutes louanges, toutes confiances et toutes puissances, maintenant et éternellement.
La gloire soit à Christ uniquement aux siècles des siècles. Amen.
Source: Le Vigilant






