🕊 Antidote contre l'Arminianisme
∞ Christophe Ness (1838) (8)

Le traité choc pour redécouvrir la libre grâce.

Les cinq points de l'Arminianisme passés au crible de la théologie réformée.

Pourquoi l'Arminianisme menace la foi?

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Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838)
Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838)

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Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838) (8)

Chapitre II (Suite)

Réponse aux objections contre la rédemption particulière


1re objection

Ce que chacun est obligé de croire, doit être vraie; et c'est le devoir de tous les hommes de croire; donc Christ doit être mort pour tous les hommes.

Réponse

  1. Supposez que nous accordions cette proposition, la doctrine d'un amour de distinction ne serait-elle pas détruite par cela même? Ne serait-ce pas une pauvre consolation pour une âme en détresse de croire que Christ n'est pas plus mort pour elle que pour Judas et pour tous les damnés de l'enfer?

  2. Ceux à qui l'Évangile n'est jamais parvenu, ceux qui jamais n'entendirent parler de Christ, ne sont pas obligés de croire que Christ est mort pour eux. Ce que Dieu révèle est vrai, mais Dieu ne révèle nulle part, que c'est son intention que Judas croit, ou que tous croient. (Jean 12:39-40; 2 Thessaloniciens 2:9-12)

  3. Tous n'entendent pas prêcher l'Évangile; et beaucoup de ceux à qui il est prêché, en entendent le son seulement de l'oreille extérieure. Ils vont et viennent pour entendre cette Parole, comme une porte sur ses gonds, et d'une manière de simple formalité. Ils ne sont point impressionnés par la vue et le sentiment de leur état en tant que pécheurs. Ils ne sont point travaillés et chargés à cause du péché. La proclamation par la trompette de l'Évangile, de la rédemption des péchés par le sang de Christ, n'est point un son joyeux pour eux; ils n'en connaissent point la nécessité. La repentance évangélique est le don de la libre grâce; la foi est le don de Dieu. Ce qui est de Dieu, comme un don qu'il accorde, ne peut être un devoir de l'homme pour l'accomplir comme une condition du salut. Ceux qui sont invités pour regarder à Christ, pour aller à lui, afin d'être sauvés sont décrits d'une manière toute particulière. Ils sont les travaillés et chargés à cause de leurs péchés, les repentants, les âmes affamées et altérées etc., etc. Ce sont les personnes d'un tel caractère qui sont invitées à venir et à croire en Christ, et non tous les hommes (Matthieu 11:28; Ésaïe 55:1; Marc 2:17).

2e objection

Les mots TOUS et CHACUN employés souvent dans l'Écriture, doivent être pris dans un sens universel.

Réponse

  1. Les mots TOUS et CHACUN ne doivent pas être entendus d'une affirmation universelle, ni collectivement, ni pour tout homme individuellement, dans les citations ordinaires de l'Écriture; mais distributivement comme Matthieu 9:35. Où il nous est dit que Jésus allait guérissant chaque maladie et chaque infirmité parmi le peuple; ce qui veut dire quelques-unes et de toute espèce, car Christ ne guérit pas chaque malade individuellement. De même, Colossiens 1:28chacun est pris distributivement pendant trois fois dans ce qui précède et doit être restreint à ceux à qui saint Paul prêchait.

    Tous, dans 1 Timothée 2:4 ne peut être pris pour chaque homme individuellement; puisque ce n'est pas la volonté de Dieu que tout homme dans ce sens général soit sauvé: car c'est sa volonté, que quelques hommes soient damnés (Proverbes 16:4), et cela très-justement, à cause de leurs péchés et de leurs transgressions. Il sera dit à quelques hommes; retirez-vous de moi, maudits, et allez au feu éternel. Si Dieu avait voulu que tous les hommes fussent sauvés, tous les hommes auraient été sauvés. Car Dieu agit conformément à sa volonté dans l'armée des Cieux et parmi les habitants de la terre (Daniel 4:35). Dieu ne faillit point, il ne peut être trompé dans sa propre volonté; car il opère toutes choses selon le conseil de sa volonté [12] ⇳.

  2. Il est dit encore (Hébreux 2:9) que Jésus a goûté la mort pour tout homme; et cela est restreint dans le verset prochain, aux enfants amenés à la gloire «et dans le verset 11 (Hébreux 2:11) à ceux qui sont sanctifiés (1 Timothée 2:6) (qui s'est donné lui-même en rançon pour TOUS) est rendu dans le texte parallèle Tite 2:14 qui s'est donné lui-même pour nous.» Mais qui sont les personnes appelées nous dans le texte? N'est-ce pas ceux qui sont particularisés comme; rachetés de toute iniquité, purifiés et faits un peuple particulier? Christ s'est donné lui-même en rançon pour tous ceux qui sont ainsi décrits, et non pour un seul autre. (Il faut comprendre aussi que le mot «homme» ou «ANTHROPOS» est un terme sélectif qui porte la notion de «tous genres d'hommes» et n'implique aucunement tous les hommes du monde entier).

Le prophète David dit: Tous les hommes sont menteurs: Prenez le mot strictement et ce sera un menteur qui aura dit cela.

3e objection

Jean 3:16 et 1 Jean 2:2. Il est déclaré que Dieu a donné Christ pour le monde et pour les péchés de TOUT le monde; ce qui doit être pris littéralement.

Réponse

  1. Le mot monde a diverses significations. Il y eût un ordre que tout le monde fut enregistré (Luc 2:1). Ce qui signifie l'empire romain et toutes les contrées qui lui étaient assujetties. On parlait de la foi de l'église de Rome dans tout le monde (Romains 1:8). Ce qui signifie, par toutes les églises et parmi tous les saints dans le monde. Lorsque les Pharisiens disaient de Christ, «voici tout le monde va après lui» (Jean 12:19). En référence nous trouvons, que cela signifie une multitude du peuple qui sortit de Jérusalem, à la rencontre de Jésus criant hosanna! (Jean 12:12-13). Les Pharisiens, qui parlaient ainsi, n'allaient pas eux-mêmes après Christ; donc tout le monde n'y allait pas, puisque les Pharisiens n'y allaient pas. Ainsi Jean 3:16. «Dieu a tant aimé le monde», ne peut être entendu de tout ce qui est contenu dans le monde dans un sens strict, car alors les oiseaux, les bêtes, les poissons, et toutes les choses inanimées s'y trouveraient comprises, et ces choses ne peuvent avoir la vie éternelle. Ce ne peut être non plus tous les hommes du monde, si ce n'est en tant que Dieu est le conservateur des hommes et des bêtes (Psaumes 36:6). Il y a un amour de Dieu envers ses créatures, son amour envers les hommes, et son amour envers les gens de bien. L'amour de Dieu a été la cause qu'il a envoyé Christ; et le mot quiconque (dans ce verset) restreint cet amour de Dieu à quelques-uns, à l'exclusion des autres. Le troisième amour doit donc être proprement l'amour de Dieu envers les gens de bien, non ceux qu'il trouve gens de bien, mais ceux qu'il rend tels.

  2. C'est le monde des croyants (Apocalypse 5:9). Et comme la manne était pour Israël seulement, de même Christ, la vraie manne, le pain du ciel, donne la vie au monde des croyants seulement (Jean 6:33). Le monde des croyants seulement a cru en Christ (1 Timothée 3:16). Le monde réconcilié (2 Corinthiens 5:19) et tous les hommes n'ont pas la foi (2 Thessaloniciens 3:2). Il y a aussi le monde des incrédules. «Tout le monde était dans l'admiration après la bête, et adorait le Dragon» (Apocalypse 13:3-4). «Tout le monde est plongé dans la méchanceté» (1 Jean 5:19). Le monde croyant est un monde dans le monde (ils sont dans le monde, Jean 17:11) et ils sont pris et élus d'entre le monde. Ils sont dans le monde et ils séjournent parmi les habitants du monde, comme des étrangers et des voyageurs, ce monde n'étant point le lieu de leur repos, leur maison; et leurs désirs étant tournés vers une meilleure contrée (Hébreux 11:13-16). Qu'ils soient pris et choisis du monde, c'est ce qui est clair de Jean 15:19. «Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait; mais parce que vous n'êtes pas du monde mais que je vous ai élus d'entre le monde, le monde vous hait», ainsi que de Jean 17:6, 9, «J'ai manifesté ton nom aux hommes que tu m'as donnés du monde,» «je prie pour eux et je ne prie pas pour le monde».

  3. On accorde que Dieu prend soin de tous les hommes; nous nous confions (dit saint Paul) au Dieu vivant, qui est le sauveur, c'est-à-dire, le conservateur de tous les hommes, et spécialement des fidèles (1 Timothée 4:10). Le Seigneur est bon envers tous, et sa tendre miséricorde est sur tous ses ouvrages (Psaumes 145:9). Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons; et il envoie la pluie sur les justes et sur les injustes (Matthieu 5:45). Tout ceci n'implique pas une éternelle conservation; mais seulement une providence et une conservation temporelles, car sans cela, les gages du péché auraient été payés dès l'origine du péché, et le monde (par la confusion du péché) se serait écroulé sur Adam, si Christ n'en était devenu le glorieux garant.

    Tous ceux qui sont rachetés, sont rachetés par Christ; mais les élus seuls lui sont donnés, eux seuls ont un intérêt en lui, sont rachetés par lui, et ils seront glorifiés avec lui.

  4. Le mot Monde est quelquefois dans l'Écriture, mis pour les Gentils en opposition aux Juifs, et il en est ainsi (1 Jean 1:2). Jean écrivait aux Juifs, et était ministre de la circoncision (voyez: Galatiens 2:9), et il leur dit:

    Christ est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde; c'est-à-dire, non pour nous Juifs, seulement, mais pour les Gentils aussi.

    La nation juive se considérait elle-même, comme le peuple particulier de Dieu; et ils l'étaient en effet, car à eux appartenait l'adoption et la gloire, et les alliances, et le don de la loi et le service de Dieu, et les promesses. Et Christ était juif, desquels Christ est né selon la chair (Romains 9:4-5). Les Juifs avaient été enseignés, à s'approprier le Christ exclusivement, à l'entière exclusion des Gentils qui étaient appelés étrangers, incirconcis, communs, impurs, chiens, etc. Et c'était une chose illégale pour un Juif d'être dans la compagnie d'un Gentil; ou d'avoir quelqu'affaire avec lui (voyez: Matthieu 10:5; Marc 7:17; Actes 10:28; et 11:3). Le salut des Gentils est appelé dans divers endroits des Écritures, un mystère, un mystère caché; le mystère de Christ, qui dans les siècles passés n'avait pas été donné à connaître aux enfants des hommes, que les Gentils seraient cohéritiers (Éphésiens 3:4-6; Colossiens 1:27). Mais lorsque ce mystère fut révélé et pleinement donné à connaître, par la mission divine de saint Paul, que Christ envoya pour prêcher aux Gentils (Actes 26:17-18). Lorsque par la vision des bêtes impures, la même commission fut donnée à Pierre en conséquence (Actes 10:9, 15, 20). Alors les contentions de la circoncision cessèrent (Actes 11:2-3); ils reconnurent que le mur de séparation entre les Juifs et les Gentils, avait été renversé; et que les derniers qui auparavant, avaient été étrangers à la république d'Israël, et étrangers aux alliances de la promesse, étaient maintenant approchés par le sang de Christ: et ils glorifièrent Dieu, disant:

    Dieu a donc aussi accordé aux Gentils la repentance pour avoir la vie. Jésus-Christ est non-seulement la propitiation pour nos péchés (de «nous» Juifs), mais aussi pour les Gentils (Éphésiens 2:11-18).

  5. Ce qui précède est prouvé par Romains 11:21 où les deux mots Monde et Gentils sont tous deux employés pour signifier une seule et même chose. Si la chute des Juifs est la richesse du MONDE, et leur diminution la richesse des GENTILS; combien plus leur plénitude?

    «Ce fut une controverse agitée parmi les docteurs juifs, si, lorsque le Messie viendrait, les Gentils, le MONDE, auraient quelque bénéfice par lui; il y eut une immense majorité pour la négative de la question; quelques-uns seulement, tels que le vieillard Siméon et autres, reconnurent qu'il «devait être une lumière pour éclairer les GENTILS aussi bien que la gloire du peuple d'Israël. Tous les autres conclurent que les plus sévères jugements, et les plus effrayantes calamités devaient tomber sur les GENTILS; et que même ils devaient être jetés dans l'enfer à la place des Israélites.» (Dr Gill).

4e objection

Certainement Christ a autant d'efficace pour sauver, qu'Adam pour damner (voyez: Romains 5:18).

Réponse

  1. Il y a une différence entre une extension nécessaire, et une extension volontaire. Le péché d'Adam a été extensif nécessairement, mais le salut par Christ est de libre grâce, entièrement du bon plaisir de Dieu, et en conséquence il est appelé le libre don (Romains 5:15).

  2. Christ n'est nulle part comparé à Adam, dans l'étendue de son objet, mais seulement dans l'efficacité de son obéissance. Tous, et chacun, ne sont point en Christ radicalement, comme ils étaient en Adam; tous ne sont pas donnés à Christ; mais, tous ceux (dit Christ) que tu m'as donné. Comme toute la postérité d'Adam est tombée par sa chute, ainsi tous ceux qui sont de Christ sont sauvés par sa mort; comme tous meurent en Adam, ainsi tous ceux qui sont en Christ ont la vie par lui (1 Corinthiens 15:22).

  3. Afin que l'apôtre ne soit pas mal compris, et que le mot TOUS (Romains 5:18), ne soit pas pris universellement, le terme dont il faut avoir l'intelligence, est varié dans le verset suivant (Romains 5:19), et TOUS est rendu par PLUSIEURS. Par l'obéissance d'un seul, plusieurs seront rendus justes.

5e objection

Romains 14:15, il est dit:

ne détruits point celui pour qui Christ est mort,

et 2 Pierre 2:1, il est parlé de certaines personnes qui renoncent le Seigneur qui les a rachetées.

Réponse

  1. On ne peut entendre par le mot détruire la destruction éternelle, dans Romains 14:15, et le contexte le montre; car l'apôtre, dans tout le chapitre, exhorte les croyants de Rome, à ne pas se mépriser et condamner les uns les autres au sujet de choses indifférentes; et à ne pas détruire la paix de l'âme du croyant faible, en faisant quelque chose (qui quoique indifférente et non mauvaise en elle-même), pourrait cependant devenir une pierre d'achoppement pour lui. «Je suis persuadé (dit Paul) qu'il n'y a rien d'impur de soi-même; mais une chose est impure à Celui qui l'estime impure. Si ton frère est scandalisé par ta viande, tu ne te comportes pas charitablement. Ne détruis pas par ta conduite (en mangeant des viandes que ton frère ESTIME impures), la paix de l'âme d'un des faibles de ce troupeau pour qui Christ est mort. Ne mets pas une pierre de scandale, ou une occasion de chute et de péché dans la voie du frère faible.» (Romains 14:14-16).

    «Soit donc que vous mangiez ou que vous buviez, ou que vous fassiez quelqu'autre chose, faites tout la gloire de Dieu, ne donnez point de scandale» (1 Corinthiens 10:31-32). Tout le chapitre 1 Corinthiens 8, est sur le même propos.

  2. Les personnes dont il est parlé (2 Pierre 2:1), comme renonçant le Seigneur qui les a rachetées, sont ainsi décrites par l'apôtre «FAUX DOCTEURS» faisant une profession hypocrite, ivraie parmi le blé (Matthieu 13:25, 38), dans lesquels il n'y eut jamais de vraie racine; non rachetés par Christ de la mort éternelle, mais qui seulement avaient échappé aux excès, ou s'étaient abstenus de la corruption du monde par la connaissance théorique du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ (Matthieu 13:20). Dans quelque but qu'ils avaient, ils faisaient une profession extérieure de l'Évangile, qui les obligeait pour quelque temps à une moralité extérieure; s'étant associés au peuple de Dieu, insinués dans son Église [13] ⇳, ils y introduisirent sourdement des hérésies damnables; beaucoup suivirent leurs voies pernicieuses, à raison de quoi, la voie de la vérité fut blâmée, et ils faisaient marchandise des vrais croyants; c'est ainsi qu'ils firent pendant quelque temps, et enfin soit que leurs habits de brebis (Matthieu 7:15), leur fussent ôtés, ou qu'ils les dépouillassent eux-mêmes, ils retournèrent au monde. Pendant tout ce temps, ils furent des boucs et non des brebis, des loups ravissants, et non de doux agneaux; et Pierre termine le chapitre les concernant en disant:

    Il leur est arrivé conformément à ce proverbe véritable. Le Chien est retourné à ce qu'il avait vomi; et la truie qui avait été lavée, est retournée se vautrer dans le bourbier (2 Pierre 2:1-3; et 17-22).

  3. L'apôtre (dans 2 Pierre 2:1) ne parait pas parler dans cet endroit du rachat par le sang du Rédempteur. Le nom ou titre; Seigneur (Grand Despote) n'est nulle part ailleurs appliqué à Jésus-Christ dans le nouveau Testament, mais il est appliqué au Père. Luc 2:29; Actes 4:24; 2 Timothée 2:22; et spécialement dans Jude 1:4, où le seul Seigneur Dieu est distingué de notre Seigneur Jésus-Christ. Et lors même qu'il pourrait être prouvé qu'il s'applique à Christ dans le texte ci-dessus, ce texte pourra être expliqué d'après le principe que ce n'est pas une chose peu commune dans les écrits inspirés, de parler des choses, non comme elles sont en effet, mais selon que les personnes font profession de les montrer. Ainsi par exemple, Matthieu 13:12, «à quiconque a, il lui sera donné et il aura plus abondamment; mais à quiconque n'a rien, il lui sera ôté même ce qu'il a.» Ce qui signifie:

    Celui qui paraît avoir, comme cela est expliqué (Luc 8:18). Ainsi les apostats sont appelés «deux fois morts

    Ce qui semblerait impliquer qu'ils ont été spirituellement vivants, quoique en fait ce n'ait jamais été le cas, mais seulement ce qu'ils avaient paru être.

  4. Ainsi, lors même que nous accorderions les prémisses, il s'ensuivrait seulement, que tels qui pensent être des rachetés ou que d'autres regardent comme tels, peuvent blasphémer et périr. Ceci ne fait donc pas que tout le MONDE soit racheté: ceci ne peut en aucune manière établir la doctrine de la RÉDEMPTION UNIVERSELLE.

 


Références

12

«Je pense plutôt que PAR TOUS LES HOMMES (1 Timothée 2:4), il faut entendre les Gentils qui sont quelquefois appelés, LE MONDE, TOUT LE MONDE, ET TOUTE CRÉATURE (Romains 11:12, 15; Jean 11:2; Marc 16:15) qui est, je crois, le sens dans lequel il est pris le verset (Marc 16:1) où l'apôtre exhorte que des supplications et des prières et des intercessions, et des louanges, soient faites pour tous les hommes pour les Rois et pour toutes les autorités; ce qui était contraire à la notion qui avait prévalu parmi les juifs (qui était en grand nombre dans les églises primitives), qu'on ne devait pas prier pour les PAÏENS et pour les magistrats païens. L'apôtre fortifie, cette exhortation, en montrant les avantages qui en reviendraient aux chrétiens eux-mêmes:

Afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.

Car en outre, dit-il, cela est agréable à Dieu votre sauveur, qui veut que tous hommes (soit GENTILS soit JUIFS) soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité et qui en conséquence a envoyé ses ministres prêcher l'Évangile parmi eux. Car il est le Dieu des Juifs et des Gentils, qui par son Évangile, s'est formé un peuple d'entre CES DERNIERS, à cause de son nom et pour sa gloire. En voyant donc qu'il est fait allusion à quelques-unes des notions des JUIFS dans le contexte et que le tout est adapté à l'état des Gentils, il y a bonne raison de conclure que ce sont eux qui sont désignés ici, et par ce moyen une autre principe des JUIFS est réfuté, savoir: que les GENTILS ne devaient retirer aucun bénéfice du Messie, lorsqu'il viendrait; et c'est la vraie raison de la plupart, si non de toutes ces expressions universelles, se rapportant à la mort de Christ, que nous rencontrons dans l'écriture!»

Docteur Gill. Sur 1 Timothée 2:4 dans son ouvrage: La cause de Dieu et de la vérité. «Ouvrage important, justement intitulé, et qui est certainement un souffle de destruction contre la racine de l'ARMINIANISME.»

13

«Il y en a beaucoup dans l'Église qui cependant ne sont pas de l'Église, et qui par conséquent seront jetés dehors à la fin: mais l'entière et parfaite séparation de ces gens-là est différée jusqu'au dernier jour.» (Bèze).

 


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