🕊 Antidote contre l'Arminianisme
∞ Christophe Ness (1838) (10)

Le traité choc pour redécouvrir la libre grâce.

Les cinq points de l'Arminianisme passés au crible de la théologie réformée.

Pourquoi l'Arminianisme menace la foi?

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Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838)
Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838)

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Antidote contre l'Arminianisme ∞ Christophe Ness (1838) (10)

Chapitre III (Suite)

Réponse aux objections en faveur de la libre volonté

1er objection

Il y a une loi écrite dans le cœur de l'homme tombé (Romains 2:15).

Réponse

  1. Ceci est la conscience, rendant témoignage de ce qui est juste ou injuste (voyez: Romains 2:15). L'impuissance est dans la volonté.

  2. Adam engendra un fils à son image (Genèse 5:3). Non-seulement en tant qu'homme, mais en tant que pécheur. «Ce qui est né de la chair est chair» (Jean 3:6). Qui peut tirer le pur de l'impur? personne (Job 14:4). Tout le temps que nous sommes sans Christ, nous sommes sans force (Romains 5:6).

  3. Les démons ont plus de lumières que les hommes, cependant, ils sont entièrement morts dans le péché, quoiqu'ils croient et tremblent (Jacques 2:19), et quoiqu'ils confessent Christ (Luc 4:34; Marc 1:24). Ils pèchent librement, néanmoins ils ne peuvent l'éviter mais ils doivent pécher.

2e objection

S'il n'y a point de libre volonté, pourquoi l'homme est-il blâmé de ce qu'il résiste à l'Esprit? (Actes 7:51; Matthieu 23:37).

Réponse

  1. Ils résistaient à ta prédication de l'Évangile (qui est le moyen de grâce extérieur), en persécutant ses ministres. Le mot (résister) dans ce passage signifie, s'élever contre, et tomber sur quelque chose, d'une manière rude et hostile; et il exprime convenablement leur mauvais traitement à l'égard de Christ et de ses ministres, lorsqu'ils leur tombèrent dessus et qu'ils les mirent à mort. C'est cette résistance, qui est ici particulièrement désignée; (voyez: Actes 7:52). La Parole intérieure de l'Esprit est irrésistible; de même que la créature ne peut ni empêcher, ni avancer sa propre création, ni les morts leur propre résurrection, ainsi l'homme tombé ne peut ni avancer, ni retarder sa propre conversion.

  2. Matthieu 22:37. Ce passage si commun dans la bouche et qu'on trouve si fréquemment dans les écrits des Arminiens; si volontiers produit par eux dans presque toutes les occasions, contre la doctrine de la grâce; ce passage pris dans son contexte, ne leur servira de rien. «Combien de fois n'ai-je pas voulu rassembler tes enfants», etc. «Mais vous ne l'avez pas voulu». Cette action de rassembler, ne désigne pas une action de rassembler les Juifs à Christ, quant à l'intérieur, par l'Esprit de la grâce de Dieu; mais l'action de les rassembler extérieurement, pour qu'ils entendissent sa prédication, de manière qu'ils pussent être conduits à le reconnaître, comme le Messie.

    Cette réception de Christ n'aurait pas été la foi qui sauve, mais elle les aurait préservés de cette RUINE TEMPORELLE qui leur est dénoncée dans le verset suivant. Ce passage donc (comme celui de Actes 7:51) regarde seulement la résistance au ministère extérieur de Christ. Jérusalem, c'est-à-dire ses gouverneurs ne le reçurent point (Jean 7:48). Et ainsi leur maison sera désolée (Matthieu 23:38); la cité est une chose, et ses enfants une autre. Il y a ici la menace d'une destruction temporelle, pour avoir négligé une visitation temporelle (Luc 19:44). Considérée nationalement, Jérusalem aurait été conservée en paix, si le peuple, d'après la rationnelle opportunité qui lui était offerte, de recevoir le Messie, eût accepté Christ sous ce caractère.

3e objection

Pourquoi Dieu dit-il; «qu'ai-je de plus à faire à ma vigne?» (Ésaïe 5:4).

Réponse

  1. Ceci n'est pas dit de la grâce que Dieu donne particulièrement à des hommes particuliers; mais des grandes choses faites pour Israël comme nation (Psaumes 147:20). Dieu n'agit pas ainsi avec les autres nations.

    «Ces paroles font partie d'une parabole représentant l'état et la condition du peuple Juif; et dont le but est de montrer l'ingratitude des Juifs au milieu de tant de faveurs qui leur étaient accordées, et la patience et le long support de Dieu envers eux, et de justifier sa justice dans leur destruction comme nation.» (Gill).

  2. Dieu fit assez en faisant l'homme droit; et si l'homme a perdu sa justice, il doit s'en prendre à lui-même et non blâmer Dieu qui n'est point obligé de la lui rendre. La grâce est la propriété de Dieu, il la donne à qui il veut.

4e objection

L'homme est une créature raisonnable; sa volonté ne peut être déterminée par quelque chose d'extérieur, elle est un principe se déterminant par soi-même.

Réponse

  1. La grâce irrésistible n'ôte pas cette liberté naturelle que la volonté a eue dès sa création, mais seulement sa dépravation; brisant ses fers, mais ne détruisant point sa nature. Nous ne jouissons jamais mieux de notre volonté que lorsque la volonté de Dieu gouverne la nôtre.

    Si l'homme peut déterminer sa propre volonté, sans détruire sa liberté, beaucoup plutôt Dieu, qui en est le Créateur, pourra-t-il le faire.

  2. La volonté vient de la nature, la bonne volonté vient de la grâce: un fruit spirituel doit provenir d'une racine spirituelle.

 


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