🕊 Analyse du Parler en langues (13)

Le Parler en Langues: vérité biblique ou illusion spirituelle?

Les dons spirituels du pentecôtisme et du mouvement charismatique

Le Parler en langues à la lumière de la Bible et de l'histoire

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Analyse du Parler en langues (13)
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Analyse du Parler en langues (13)

Chapitre 11

Le pont aux six piliers

Le don des langues est comme l'Évangile; il ne suffit pas de dire n'importe quoi, puis de prétendre que c'est parole d'Évangile pour que ce soit vrai. L'Évangile, comme le parler en langues, est soumis à des règles strictes et des points concrets. Le Saint-Esprit donne un résumé aussi remarquable que précis du vrai Évangile, le seul qui sauve, en 1 Corinthiens 15:1-4:

«Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel (dans les termes) que je vous l'ai annoncé; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures.»

L'Évangile est le pont du salue enjambant le fleuve de la perdition. Il est construit sur un minimum de six piliers selon le plan du divin Architecte. Le vrai Évangile doit reposer sur:

  1. La mort de Christ comme substitut pour nos péchés (verset 3);

  2. La résurrection de Christ pour notre justification (verset 4);

  3. L'annonce de ces deux composantes-là (verset 1);

  4. La réception de la Bonne Nouvelle (verset 1);

  5. La persévérance dans la vie et la doctrine (verset 1 et 2);

  6. Le salut et l'assurance du salut (verset 2).

Seul ce pont à six arches donnera accès à cette assurance du salut. C'est pourquoi l'Esprit prend soin de préciser: «...si vous le retenez dans les termes où je vous l'ai annoncé, autrement vous auriez cru en vain.» Autrement dit, la rive du salut ne peut être atteinte que si les six éléments sont en place. Ne manquerait-il qu'un pilier que, même avec la foi (verset 2), tout espoir de salut serait vain. Contiendrait-il quelques bribes de vérité qu'il n'en serait pas moins un faux Évangile:

  • Si l'on croit que Christ est mort mais que l'on escamote sa résurrection, la foi devient vaine parce qu'il manque un pilier et que le pont n'est plus praticable.

  • Si l'on a ces deux points essentiels mais qu'ils ne sont pas prêchés (ou seulement à soi-même en privé, en vue d'une édification personnelle), personne ne peut être sauvé car Dieu dit en Romains 10:14: «...comment croiront-ils ce qu'ils n'ont pas entendu, et comment entendront-ils si personne ne leur prêche....»

  • Si ces trois conditions sont réunies, mais que ceux qui entendent l'offre du salut ne la reçoivent pas personnellement par la foi, ils ne peuvent devenir des enfants de Dieu (Jean 1:12). Un pilier manque et le pont est inutilisable.

  • Si ces quatre conditions s'y trouvent, mais que cet Évangile éternel ne s'inscrit pas en permanence dans la vie de tous les jours par la persévérance, la Bible dit que l'on croit en vain.

  • S'il n'est pas retenu selon l'énoncé biblique, et s'il dérive de ces termes-là, la plus grande foi du monde serait vaine et jamais la rive du salut ne serait atteinte. Un Évangile ayant les cinq sixièmes de son contenu ne serait pas plus valable que s'il n'en possédait que deux ou trois sixièmes. Il serait aussi inutile que le célèbre pont d'Avignon qui s'arrête au milieu du Rhône; il a eu sa pleine utilité autrefois, mais il ne sert plus à rien d'autre aujourd'hui qu'à être mis en chanson.

Il en va de même du don des langues. Il est comme un pont à six piliers qu'on pourrait appeler le grand pont de la Pentecôte, qui a permis aux Juifs et aux non-Juifs de se rencontrer par-dessus la rivière de séparation qui les a tenus à distance les uns des autres. Mais pour avoir l'authentique pont des langues, il faudra que les six piliers y soient, et pas un de moins. Chacun sait qu'un billet de banque qui serait vrai a un sixième près, ne serait jamais qu'un faux billet. Le vrai parler en langues, celui de la Bible, devait au moins contenir ces six points:

  1. Être une langue réelle et existante
    (1 Corinthiens 14:10; Actes 2:8).

  2. Ne s'adresse qu'à Dieu et jamais aux hommes
    (1 Corinthiens 14:2).

  3. Ne pas être un signe pour les croyants
    (1 Corinthiens 14:22).

  4. Faire signe à «ce peuple» juif incrédule quant à la vocation des païens
    (1 Corinthiens 14:21).

  5. Annoncer le feu d'un jugement à «ce peuple»
    (Ésaïe 28:11-13; 1 Corinthiens 14:21; Actes 2:3).

  6. Être concordant à son corollaire explicatif, l'interprétation.

Si aujourd'hui, on nous présentait un don des langues portant en lui la garantie biblique de ces six éléments, nous dirions aussi: «N'empêchez pas de parler en langues.» Mais au vingtième siècle[14], ce minimum de six conditions ne se trouveront jamais réunies dans aucun mouvement ou Église à la surface de la terre. Ce qu'on nous propose aujourd'hui n'a rien à voir, ni de près ni de loin avec le modèle scripturaire; ce n'en est que la grossière, la très grossière contrefaçon. Et chacun devrait savoir à quoi les contrefacteurs s'exposent. C'est la raison pour laquelle on ne verra jamais un faussaire se présenter à l'Hôtel des Monnaies pour y faire examiner ses fausses coupures. C'est pour la même raison que les parleurs en langues d'aujourd'hui ne décolèrent pas et anathématisent ceux qu'ils accusent de blasphémer contre le Saint-Esprit, simplement parce qu'ils leur fournissent les moyens bibliques et autres de soumettre leur «don» à la plus impartiale des vérifications.

Notes & Commentaires

14 Vingt et unième siècle, pourrai-t-on dire maintenant!

 


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