🕊 Les sept sections de l'Apocalypse
Section 3 (chapitres 8 à 11) de l'Apocalypse
Le jugement des persécuteurs
🌎 GoDieu.com 🕓 Temps de lecture estimé :
Les sept sections de l'Apocalypse
Section 3 (chapitres 8 à 11) de l'Apocalypse selon la Bible de Machaira
Les sept sections de l’Apocalypse juxtaposées
Le jugement des persécuteurs
Introduction et cadre herméneutique
Le texte s'ouvre sur une mise en contexte théologique essentielle. Le Livre de l'Apocalypse y est présenté à travers le prisme du «Parallélisme Progressif Historique», une approche adoptée par le pneumillénarisme. Selon cette interprétation, l'Apocalypse est structurée en sept sections parallèles qui décrivent l'histoire de l'Église sous différents angles.
Le point central de cette vision est la redéfinition du «Millénium»: il ne s'agit pas d'un règne terrestre futur, mais de l'époque actuelle — initiée le jour de la Pentecôte — durant laquelle l'Évangile est activement proclamé dans le monde. Le texte se concentre ici spécifiquement sur la Section 3: «Le jugement des persécuteurs» (chapitres 8 à 11), symbolisée par l'ouverture du septième sceau et le retentissement des sept trompettes.
Le déclenchement du jugement
L'ouverture du septième sceau (Apocalypse 8)
Le grand drame cosmique commence par un contraste saisissant. L'ouverture du septième sceau par l'Agneau provoque d'abord un «silence solennel d'environ une demi-heure» dans le ciel. Ce calme précède la tempête du jugement. Sept anges se tenant devant «l'ESPRIT DES VIVANTS» reçoivent alors sept trompettes.
Avant qu'ils n'en sonnent, un rituel sacerdotal a lieu: un ange offre une grande quantité de parfums mêlés aux «prières des saints» sur l'autel d'or. La fumée monte vers la divinité, puis l'ange remplit son encensoir du feu de l'autel et le projette sur la terre, déclenchant des tonnerres, des éclairs et un séisme. Les prières des persécutés deviennent ainsi le déclencheur direct du jugement divin.
Le fléau des quatre premières trompettes
Les quatre premiers sons de trompette frappent successivement les éléments de la création, touchant à chaque fois un tiers de la cible:
1ère trompette
Une grêle de feu et de sang brûle le tiers de la terre, des arbres et toute l'herbe verte.
2ème trompette
Une montagne ardente est jetée dans la mer, transformant le tiers des eaux en sang, détruisant un tiers des créatures marines et un tiers des navires.
3ème trompette
Une étoile nommée Absinthe tombe sur le tiers des fleuves et des sources, rendant les eaux mortellement amères.
4ème trompette
Le tiers du soleil, de la lune et des étoiles est obscurci, plongeant une partie du jour et de la nuit dans les ténèbres.
À la fin de ce cycle, un ange volant au milieu du ciel pousse un cri d'avertissement terrifiant: «Malheur, malheur, malheur», annonçant que les trois dernières trompettes seront bien plus terribles pour les habitants de la terre.
Les abîmes et les armées infernales (Apocalypse 9)
La cinquième trompette: Le premier malheur
Le cinquième ange sonne, et une étoile tombée du ciel reçoit la clef du puits de l'abîme. De la fumée qui s'en échappe surgit une armée de «sauterelles mystiques» dotées du pouvoir des scorpions. Leur mission est ciblée: elles ne doivent pas toucher à la nature, mais uniquement tourmenter, pendant cinq mois, les hommes qui ne portent pas le sceau de l'ESPRIT DES VIVANTS sur le front.
La torture est si intense que les hommes cherchent désespérément la mort, mais celle-ci les fuit. Le texte décrit ces créatures de manière anthropomorphe et guerrière: couronnes d'or, visages humains, cheveux de femmes, dents de lions et cuirasses de fer. Elles obéissent à un roi prophétique: «Abaddon» ou (Apollyon), le messager de la confusion et de l'extermination.
La sixième trompette: Le second malheur
Au son de la sixième trompette, une voix issue de l'autel d'or ordonne de libérer quatre anges liés sur le grand fleuve de l'Euphrate. Ils libèrent une cavalerie gigantesque de «deux cent millions de cavaliers».
Les montures crachent du feu, de la fumée et du soufre, et possèdent des queues semblables à des serpents venimeux. Cette plaie extermine le tiers de l'humanité. Pourtant, le texte souligne la tragique obstination des survivants: le reste des hommes refuse de se reconsidérer (se repentir) et continue d'adorer «les consciences déréglées», les idoles inertes, tout en persistant dans leurs meurtres, enchantements, perversions et extorsions.
Le petit livre et le mandat prophétique (Apocalypse 10)
Avant l'ultime trompette, une parenthèse s'ouvre. Un ange puissant, enveloppé d'une nuée et couronné d'un arc-en-ciel, descend du ciel et pose ses pieds sur la mer et la terre. Il tient un «petit livre ouvert». Lorsqu'il crie, sept tonnerres font entendre leurs voix, mais le prophète Jean reçoit l'ordre de sceller leurs paroles et de ne pas les écrire.
L'ange jure par le Créateur éternel qu'il n'y aura plus de temps, et qu'au son de la septième trompette, le mystère de l'ESPRIT DES VIVANTS s'accomplira. Jean est ensuite invité à prendre le petit livre et à le «dévorer». L'expérience est douce comme du miel dans sa bouche, mais remplit ses entrailles d'amertume (faisant écho à la prophétie d'Ézéchiel). Ce geste symbolise l'assimilation de la parole divine, à la fois consolatrice et porteuse de jugements redoutables. Jean reçoit alors l'ordre de continuer à prophétiser sur les peuples, les nations et les rois.
Le témoignage, le martyre et la victoire finale (Apocalypse 11)
Les deux témoins et la grande cité
Jean reçoit un roseau pour mesurer le temple et l'autel, préservant les vrais adorateurs, tandis que le parvis extérieur est abandonné aux Gentils pour quarante-deux mois. C'est dans ce contexte que paraissent les «deux témoins» (comparés à deux oliviers et deux lampadaires). Revêtus de sacs, ils prophétisent pendant 1260 jours, armés d'un pouvoir destructeur (le feu sort de leur bouche) et de la capacité de retenir la pluie ou de changer l'eau en sang.
Cependant, lorsqu'ils achèvent leur témoignage, «la malignité qui surgit de la confusion» (identifiée dans le texte à Israël) leur fait la guerre, les vainc et les tue. Leurs cadavres restent exposés pendant trois jours et demi sur la place de la grande cité — appelée spirituellement Sodome et Égypte, là où le Souverain a été crucifié (Jérusalem). Les habitants de la terre se réjouissent et s'envoient des cadeaux, soulagés de la fin de leur tourment spirituel.
La résurrection et la septième trompette: Le dénouement
La joie des impies est de courte durée. Après trois jours et demi, l'Esprit de vie entre à nouveau dans les témoins qui se relèvent, frappant d'effroi les spectateurs. Une voix céleste les appelle («Montez ici»), et ils montent au ciel dans une nuée sous les yeux de leurs ennemis. Immédiatement, un grand tremblement de terre détruit le dixième de la ville et tue sept mille hommes, poussant les survivants terrifiés à donner gloire à la divinité.
Le second malheur étant passé, le septième ange sonne enfin sa trompette, marquant le point culminant du récit. Le ciel retentit de proclamations de victoire: les royaumes du monde sont désormais soumis au Souverain et à son Christ pour l'éternité. Les vingt-quatre Anciens se prosternent pour rendre grâces à «l'ADMIRABLE, l'ESPRIT DES VIVANTS» qui a déployé sa puissance et manifesté sa colère. C'est le temps du jugement dernier, de la récompense des saints et des prophètes, et de la destruction de ceux qui ruinent la terre. Le temple divin s'ouvre dans le ciel, révélant l'Arche de l'Alliance au milieu d'un cataclysme cosmique de voix, d'éclairs et de grêle.
En conclusion
En somme, ce texte de la Bible de Machaira 2020 offre une vision cyclique et hautement symbolique des jugements divins à travers l'histoire humaine. Loin d'être une simple chronologie linéaire de la fin du monde, la Section 3 utilise l'imagerie des sept trompettes pour illustrer le conflit permanent et s'intensifiant entre le royaume de l'Esprit et les forces terrestres ou spirituelles rebelles.
L'esprit du récit réside dans cette tension dramatique constante: les avertissements sévères (les trompettes) et les persécutions brutales contre l'Église (le meurtre des deux témoins) ne débouchent pas sur la défaite des croyants, mais fonctionnent comme le prélude nécessaire à la théophanie finale. La conclusion théologique de cette section est une note de triomphe absolu: malgré l'endurcissement des hommes et le déchaînement des puissances de l'abîme, la souveraineté de «l'ESPRIT DES VIVANTS» s'établit de manière définitive, transformant l'amertume du témoignage terrestre en la douceur de la victoire éternelle du Christ.
Prendre note
La Sainte Bible de Machaira est une version très particulière et fortement commentée (ou interpolée) des chapitres 12, 13 et 14 du livre de l'Apocalypse.
On y remarque une théologie spécifique qui remplace les termes traditionnels (comme «Dieu» par «l'ESPRIT DES VIVANTS», ou «Satan/le Dragon» par «la suprématie de la loi» ou «la contrariété charnelle»). De plus, les commentaires intégrés directement dans le texte (entre parenthèses ou avec des astérisques) appliquent une grille de lecture historique, anti-catholique et anti-arminienne.
Les particularités théologiques de cette version
Si vous étudiez ce texte, il est important de noter qu'il s'écarte des traductions bibliques standards (Louis Segond, Darby, Semeur) sur plusieurs points clés:
Une orientation strictement Hyper-Calviniste: Le texte est modifié pour attaquer l'arminianisme (la doctrine qui théologise le libre arbitre de l'homme dans le salut). Selon cette version, l'idée que l'homme puisse «choisir» de croire est considérée comme la marque de la bête.
Une redéfinition des termes
Le remplacement systématique des mots «Dieu», «Satan» ou «Diable» par des concepts plus abstraits ou philosophiques («réflexion de domination», «contrariété charnelle») cherche à donner une lecture purement spirituelle et psychologique de la nature du péché, tout en gardant une application historique très rigide (Nicée, l'Église Catholique).
La gloire soit à Christ uniquement aux siècles des siècles. Amen.






