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Les sept sections de l'Apocalypse
Section 5 (chapitres 15 et 16) de l'Apocalypse selon la Bible de Machaira
Les sept sections de l’Apocalypse juxtaposées
La colère
Introduction et cadre herméneutique
La colère divine et le déversement des sept coupes
Le texte s'inscrit dans le cadre de la Bible de Machaira 2020, qui adopte une approche théologique spécifique pour décoder le livre de l'Apocalypse: le «Parallélisme Progressif Historique» ou (pneumillénarisme). Selon cette grille de lecture, l'Apocalypse n'est pas une chronologie linéaire de la fin des temps, mais une succession de sept sections parallèles décrivant la même période de l'histoire sous des angles différents.
Cette période, le «Millénium», est interprétée non pas comme un règne terrestre futur, mais comme l'ère actuelle de la proclamation de l'Évangile, débutée le jour de la Pentecôte. Le texte se focalise ici sur la «Section 5: La colère», qui dépeint le paroxysme du jugement divin à travers la vision des chapitres 15 et 16.
Le prélude céleste
La justice et la gloire (Apocalypse 15)
Avant que le jugement ne s'abatte sur la Terre, la vision s'ouvre dans le ciel sur une scène d'une grandeur solennelle, établissant la légitimité absolue de la colère de «l'ESPRIT DES VIVANTS».
Les sept anges et les sept plaies
Jean aperçoit un prodige céleste: sept anges porteurs des sept dernières plaies, marquant l'accomplissement final du jugement divin.
Le triomphe des vainqueurs
Sur une mer de verre mêlée de feu se tiennent ceux qui ont triomphé de la «malignité», de sa «représentation» et de son «trait distinctif». Munis de harpes, ils ne s'attribuent pas la victoire, mais chantent le cantique de Moïse et de l'Agneau. Ce chant célèbre la justice, la vérité et la toute-puissance du Roi des saints, prophétisant que toutes les nations viendront se prosterner devant lui.
L'ouverture du temple et la fureur divine
Le temple du tabernacle du témoignage s'ouvre dans le ciel. Les sept anges en sortent, vêtus d'un lin pur et ceints d'or. L'un des quatre êtres vivants leur remet sept coupes d'or remplies de la colère divine. Immédiatement, le temple se remplit d'une fumée sacrée, manifestant la gloire et la puissance de l'ESPRIT DES VIVANTS, rendant le lieu inaccessible jusqu'à l'accomplissement total des plaies.
L'exécution du jugement
Le déversement des sept coupes (Apocalypse 16)
Une voix puissante ordonne aux anges de verser les coupes sur la terre. Les fléaux s'enchaînent alors, touchant successivement la création corrompue et les partisans de la malignité.
Les quatre premières coupes: Le fléau de la nature et des hommes
Première coupe (La Terre)
Elle frappe d'un ulcère malfaisant et douloureux les hommes qui portent le trait distinctif de la malignité et adorent sa représentation.
Deuxième coupe (La mer)
La mer se change en un sang semblable à celui d'un mort, anéantissant toute vie marine.
Troisième coupe (Les eaux douces)
Les fleuves et les sources deviennent du sang. L'ange des eaux proclame alors la parfaite justice de Dieu: ceux qui ont versé le sang des saints et des prophètes sont condamnés à boire du sang.
Quatrième coupe (Le soleil)
Le soleil acquiert le pouvoir de brûler les hommes par le feu. Malgré la fureur de cette chaleur, les hommes refusent de se repentir et blasphèment le nom divin.
Les cinquième et sixième coupes: L'assaut contre le trône du mal
Cinquième coupe (Le trône de la malignité)
Le royaume des ténèbres est frappé, plongeant ses sujets dans une agonie telle qu'ils se mordent la langue de douleur. Pourtant, leur cœur reste endurci et le blasphème persiste.
Sixième coupe (L'Euphrate et Armageddon)
Le grand fleuve Euphrate s'assèche, ouvrant la voie aux rois de l'Orient. C'est alors que surgissent trois esprits pervers (semblables à des grenouilles), issus de l'insolence de la suprématie, de la malignité et du faux prophète. Ces esprits représentent des «dispositions de consciences déréglées» capables d'opérer des prodiges pour séduire les rois de la terre et les rassembler pour l'ultime combat spirituel au lieu-dit «Armageddon».
Note d'avertissement insérée dans le récit (verset 16:15): Au milieu de cette tension, le Christ avertit qu'il vient «comme un voleur», appelant les croyants à la vigilance et à garder leurs vêtements spirituels pour ne pas marcher nus.
La septième coupe: La consommation et le cataclysme final
Septième coupe (L'air)
Versée dans l'air, elle déclenche une voix venant du trône céleste proclamant: «C'en est fait».
Ce dénouement s'accompagne d'un bouleversement céleste sans précédent: éclairs, tonnerres et un séisme d'une magnitude jamais vue dans l'histoire humaine. La grande cité est morcelée, les villes des nations s'effondrent, et la «grande Babylone» reçoit la coupe de la fureur de Dieu. Les îles et les montagnes disparaissent, tandis qu'une grêle phénoménale s'abat sur l'humanité, qui se mure définitivement dans le blasphème.
En conclusion
Le texte de l'Apocalypse présenté à travers la Bible de Machaira 2020 offre une vision théocentrique et souveraine du dénouement de l'histoire. Loin d'être un simple déchaînement de violence gratuite, la «Colère» de la Section 5 apparaît comme la réponse légitime, sainte et mesurée de l'ESPRIT DES VIVANTS face à la persécution de ses élus et à l'insolence des puissances de la malignité.
L'analyse de ces chapitres met en lumière un paradoxe central de la rébellion humaine: face aux jugements successifs, l'humanité impénitente ne cherche pas la rédemption, mais s'enfonce dans le blasphème et le durcissement du cœur. En refermant cette section sur le verdict «C'en est fait», le texte réaffirme la victoire finale et absolue de la justice divine, tout en laissant résonner un appel pressant à la vigilance spirituelle pour le croyant vivant au cœur de ce Millénium (l'âge de l'Église).
Prendre note
La Sainte Bible de Machaira est une version très particulière et fortement commentée (ou interpolée) des chapitres 12, 13 et 14 du livre de l'Apocalypse.
On y remarque une théologie spécifique qui remplace les termes traditionnels (comme «Dieu» par «l'ESPRIT DES VIVANTS», ou «Satan/le Dragon» par «la suprématie de la loi» ou «la contrariété charnelle»). De plus, les commentaires intégrés directement dans le texte (entre parenthèses ou avec des astérisques) appliquent une grille de lecture historique, anti-catholique et anti-arminienne.
Les particularités théologiques de cette version
Si vous étudiez ce texte, il est important de noter qu'il s'écarte des traductions bibliques standards (Louis Segond, Darby, Semeur) sur plusieurs points clés:
Une orientation strictement Hyper-Calviniste: Le texte est modifié pour attaquer l'arminianisme (la doctrine qui théologise le libre arbitre de l'homme dans le salut). Selon cette version, l'idée que l'homme puisse «choisir» de croire est considérée comme la marque de la bête.
Une redéfinition des termes
Le remplacement systématique des mots «Dieu», «Satan» ou «Diable» par des concepts plus abstraits ou philosophiques («réflexion de domination», «contrariété charnelle») cherche à donner une lecture purement spirituelle et psychologique de la nature du péché, tout en gardant une application historique très rigide (Nicée, l'Église Catholique).
La gloire soit à Christ uniquement aux siècles des siècles. Amen.






